mar
29
jun
2010
Jean-Marie Gilliot : Hélène Ormières, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?
Hélène Ormières : Professeur de SVT depuis 1970, je me suis dès le début intéressée aux technologies pour l’éducation en particulier aux images et au multimédia. J’ai été amenée ainsi à répondre en 1987 à une proposition du ministère de l’époque qui cherchait des enseignants pour suivre des dossiers sur les nouvelles technologies dans l’enseignement.
J’ai intégré une équipe d’enseignants de toutes les disciplines du second degré (chargés de mission disciplinaires) qui veillent, suivent, sélectionnent et font connaître, en lien étroit avec les corps d’inspection, les logiciels, matériels et usages susceptibles de moderniser et faciliter les apprentissages, en s’appuyant sur des réseaux d’enseignants sur le terrain.
Aujourd’hui , la structure du ministère de l’éducation nationale à laquelle j’appartiens est la Sous direction des TICE ( SDTICE).
Jean-Marie Gilliot : Pouvez-vous présenter votre projet ?
Hélène Ormières : L’objectif est de développer les usages du numérique au sein des établissements scolaires.
Jean-Marie Gilliot : Comment fonctionne t’il, qui y participe ?
Hélène Ormières : Pour cela , nous animons des réseaux de correspondants académiques disciplinaires, désignés par le recteur et l’inspection pédagogique régionale, et représentant des groupes de travail académiques dont les travaux sont consacré à la réflexion sur les usages des TICE en classe et à la production d’exemples de pratiques en lien avec les programmes d’enseignement.
Jean-Marie Gilliot : Comment s’est-il développé ?
Hélène Ormières : Nous organisons des réunions annuelles d’échanges d’expériences, et nous diffusons les exemples de bonnes pratiques de plusieurs façons :
Nous nous appuyons sur des listes de discussions ou des forums( voir en particulier notre « Forum SVT »), nous veillons aux besoins en ressources pédagogiques éditoriales, pour susciter des productions adaptées. Nous pilotons la réalisation de banques de pratiques ( EDU’bases ) ou de données mutualisées : nos lithothèques, la librairie de molécules, la banque de photos, Edusismo ...
Nous participons aussi à l’appel à production pour pairform@nce et sollicitons des évaluateurs pour les parcours de formation.
Nous sommes presque tous également enseignants dans un établissement scolaire. Ce qui a le mérite de nous donner la possibilité d’évaluer nous même l’impact des technologies numériques sur le terrain.
Jean-Marie Gilliot : Quelles sont les difficultés rencontrées ?
Hélène Ormières : La diversité des contextes académiques est à la fois une difficulté et une richesse à partir du moment où on dispose de structures de mutualisation.
Le manque de disponibilité des interlocuteurs académique qui sont très sollicités pour leurs compétences multiples.
L’adaptation nécessaire à toutes les nouvelles modalités d’enseignement, ENT, nouveaux programmes, et nouvelles formes d’évaluation.
Jean-Marie Gilliot : Et quelles sont vos envies de faire pour aller plus loin ?
Hélène Ormières : Pouvoir profiter des nouveaux outils de travail collaboratif, et trouver un mode de travail permettant la complémentarité des réseaux institutionnels et des réseaux associatifs.
Hélène Ormières participera à la session « En Formation, il est possible d’entreprendre et d’innover ensemble » du Forum des Usages Coopératifs, et sera à la table des intervenants pour la matinée de vendredi sur la place du collaboratif dans la formation des enseignants.