jeu

01

jui

2010

Suivez en live le Carrefour des Possibles

Suivez en direct, ce soir, à partir de 18h, la diffusion du 6ème Carrefour des Possibles. Pour suivre l'émission, cliquez sur ce lien .

En savoir plus sur le Carrefour des Possibles.

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mar

29

jun

2010

Interview de Hélène Ormières, SDTICE

En formation, il est possible d’entreprendre et d’innover ensemble

 

Jean-Marie Gilliot : Hélène Ormières, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

 

Hélène Ormières : Professeur de SVT depuis 1970, je me suis dès le début intéressée aux technologies pour l’éducation en particulier aux images et au multimédia. J’ai été amenée ainsi à répondre en 1987 à une proposition du ministère de l’époque qui cherchait des enseignants pour suivre des dossiers sur les nouvelles technologies dans l’enseignement.

 

J’ai intégré une équipe d’enseignants de toutes les disciplines du second degré (chargés de mission disciplinaires) qui veillent, suivent, sélectionnent et font connaître, en lien étroit avec les corps d’inspection, les logiciels, matériels et usages susceptibles de moderniser et faciliter les apprentissages, en s’appuyant sur des réseaux d’enseignants sur le terrain.

 

Aujourd’hui , la structure du ministère de l’éducation nationale à laquelle j’appartiens est la Sous direction des TICE ( SDTICE).

Jean-Marie Gilliot : Pouvez-vous présenter votre projet ?


Hélène Ormières : L’objectif est de développer les usages du numérique au sein des établissements scolaires.

 

Jean-Marie Gilliot : Comment fonctionne t’il, qui y participe ?


Hélène Ormières : Pour cela , nous animons des réseaux de correspondants académiques disciplinaires, désignés par le recteur et l’inspection pédagogique régionale, et représentant des groupes de travail académiques dont les travaux sont consacré à la réflexion sur les usages des TICE en classe et à la production d’exemples de pratiques en lien avec les programmes d’enseignement.

 

Jean-Marie Gilliot : Comment s’est-il développé ?

 

Hélène Ormières : Nous organisons des réunions annuelles d’échanges d’expériences, et nous diffusons les exemples de bonnes pratiques de plusieurs façons :

  • Nous sommes responsables d’un chapitre disciplinaire sur EDUCNET , où nous rendons compte de ces réunions et mettons à disposition de tous les travaux des académies.
  • Nous réalisons une lettre d’information envoyée à tous les enseignants sur leur messagerie professionnelle ( TIC’Edu )

Nous nous appuyons sur des listes de discussions ou des forums( voir en particulier notre « Forum SVT »), nous veillons aux besoins en ressources pédagogiques éditoriales, pour susciter des productions adaptées. Nous pilotons la réalisation de banques de pratiques ( EDU’bases ) ou de données mutualisées : nos lithothèques, la librairie de molécules, la banque de photos, Edusismo ...

Nous participons aussi à l’appel à production pour pairform@nce et sollicitons des évaluateurs pour les parcours de formation.

Nous sommes presque tous également enseignants dans un établissement scolaire. Ce qui a le mérite de nous donner la possibilité d’évaluer nous même l’impact des technologies numériques sur le terrain.

 

Jean-Marie Gilliot : Quelles sont les difficultés rencontrées ?

 

Hélène Ormières : La diversité des contextes académiques est à la fois une difficulté et une richesse à partir du moment où on dispose de structures de mutualisation.

Le manque de disponibilité des interlocuteurs académique qui sont très sollicités pour leurs compétences multiples.

L’adaptation nécessaire à toutes les nouvelles modalités d’enseignement, ENT, nouveaux programmes, et nouvelles formes d’évaluation.

 

Jean-Marie Gilliot : Et quelles sont vos envies de faire pour aller plus loin ?

 

Hélène Ormières : Pouvoir profiter des nouveaux outils de travail collaboratif, et trouver un mode de travail permettant la complémentarité des réseaux institutionnels et des réseaux associatifs.

Hélène Ormières participera à la session « En Formation, il est possible d’entreprendre et d’innover ensemble » du Forum des Usages Coopératifs, et sera à la table des intervenants pour la matinée de vendredi sur la place du collaboratif dans la formation des enseignants.

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mar

29

jun

2010

Interview de Sylvain Blond, porteur du projet Canopedia

Un inventaire collaboratif des pratiques écologiques et citoyennes

Sylvain Blond est membre de l’association WaToDO, association qui a pour but de développer des outils qui facilitent les démarches allant dans le sens de l’éco-citoyenneté. Le grand projet de l’association actuellement est le site Canopédia.org .

Service Internet et Expression Multimédia : En quoi consiste Canopédia.org ?

 

Sylvain Blond : Canopédia.org , est un inventaire collaboratif des pratiques écologiques et citoyennes. L’objectif est de répertorier les meilleures solutions, conseils de bonnes pratiques et adresses permettant d’avoir un impact le plus positif possible sur l’homme et l’environnement au quotidien, afin qu’en en clin d’œil on puisse découvrir les possibilités qui s’offre à nous, et choisir celles qui nous correspondent le mieux.

Il s’agit donc d’un outil pratique pour la recherche et la diffusion de solutions, à la fois index, portail et annuaire de l’éco-citoyenneté en réponse à tous les besoins de la vie courante classés par thèmes et par impact.

Ces informations sont uniquement présentées sous forme de listings synthétiques coordonnés de manière arborescente.

 

Service Internet et Expression Multimédia : Comment vous est venue cette idée ?

 

Sylvain Blond : Consommer moins et mieux est l’un des grands enjeux de notre société actuelle. Mais comment y parvenir ?

 

De nombreuses sources d’information existent déjà pour nous aider à faire le point sur notre façon de vivre ou sur nos consommations. Mais malgré cela, trouver une réponse à un besoin précis est une chose qui n’est pas forcément aisée. L’information reste très éparpillé, et sans une recherche approfondie, et dans une démarche d’achat et de réponse aux besoins qui bien souvent est précipitée, beaucoup passent à côté de solutions bien plus respectueuses de l’homme et de son environnement.

 

Face à cette prolifération de l’information sur le sujet, il est donc devenu nécessaire de répertorier les possibles, et de fédérer cette information sur une seule et même plate-forme, afin d’en faciliter la recherche et la lecture. C’est de cette nécessité qu’est née le projet Canopédia.org .

 

Service Internet et Expression Multimédia : A qui est destiné le site ?

 

Sylvain Blond : Le site est à la fois dédié aux particuliers qui cherchent des solutions pratiques ou qui souhaitent faire partager le fruit de leur recherche, les associations qui peuvent s’approprier l’outil afin de diffuser des conseils en rapport avec la thématique sur laquelle ils travaillent et enfin les entreprises de l’économie sociale et solidaire qui peuvent répertorier leurs activités afin de les mettre en avant.

 

Service Internet et Expression Multimédia : Quelles sont vos attentes pour ce forum ?

 

Sylvain Blond : Cette année est historique pour nous car nous lançons officiellement le site lors du forum. Nous espérons que de nombreuses personnes viendront découvrir le projet et boire un verre avec nous pour fêter l’évènement. Tout le monde est cordialement invité.

 

Le projet en est donc à ses débuts et nous espérons rapidement former une communauté d’utilisateurs, et ils nous restent encore de nombreuses améliorations a apporter. Si des personnes ont envie de contribuer au projet qu’elles n’hésitent donc pas à venir nous rencontrer sur le stand que nous tiendrons pendant les 3 jours.

 

Le forum a toujours été l’occasion de chouettes rencontres et échanges. Nous sommes persuadés qu’il en sera de même cette année.

 

Venez découvrir Canopédia au Forum des usages coopératifs et participer au lancement officiel le mercredi 30 juin (17h00).

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mer

23

jun

2010

Plénière : Territoires en transition

A l'heure des crises écologique, économique et sociale, quel apport des outils numériques pour mobiliser les intelligences, passer de l'action individuelle à l'échelle collective, favoriser les solidarités dans les nécessaires transitions de nos territoires ?

 

Résumé

  • Pour faire face au défi de l'urgence planétaire, de nouvelles solutions s'imposent de toute évidence : malgré les constats maintes fois répétés, les choses ont si peu changé en 30 ans ! Elles empirent même. Alors que la crise économique, écologique et sociale continue de frapper, le capitalisme a déjà muté pour tenter de s'approprier nos biens communs les plus précieux. Propriété intellectuelle, guerre de l'accès à Internet, data-mining, crowdsourcing et services présentés comme "gratuits" sur Internet sont les nouveaux terrains de bataille entre titans d'un capitalisme devenu cognitif.
  • Comment sortir de là ? Pas de durable à grande échelle sans intelligence, individuelle et collective. Il nous faut passer de l'action locale à l'intelligence collective globale, les relier étroitement. Objet-art de l'intelligence collective, le territoire en est un vecteur clé : lieu de rencontre entre acteurs, dans le monde physique aussi bien que virtuel, représentation partagée par le plus grand nombre – et aussi lieu de matérialisation des pouvoirs. Territoires intelligents et communautés apprenantes, cellules souches du changement, pollinisation des idées : autant de solutions émergentes qui s'incarnent dans le territoire.
  • Comme nous le verrons, libre et durable entretiennent une relation intime, bien qu'invisible. Une écologie, tant des idées que de la matière, est nécessaire pour répondre au problème de l'entropie sur une planète limitée. Nous verrons les solutions émergentes en la matière, et le rôle des territoires dans cette nécessaire transition.
  • Voici les points clés qui seront exposés lors de la session : intelligence collective, contagion des idées et cellules souches du changement, passeurs, territoires intelligents et communautés apprenantes, pollinisation des idées, "des abeilles et des hommes, passerelles vers un monde libre et durable".

 

Questions abordées


Territoires en transition... mais de quel territoire parlons-nous ?


Au-delà de son caractère politique et administratif (pays, régions, communes), le territoire est une représentation culturelle, sociale, ethnique. Il incarne une identité de groupe – élément essentiel qui nous donne des racines. Cependant, avec la mobilité, le nomadisme urbain, nous sommes de moins en moins dépendant de notre territoire. Avec le télétravail et Internet, nous avons accès au monde entier depuis notre bureau. D'où un découplage entre notre existence sociale et nos racines physiques. Notre "maison" est-elle pour autant le monde, le "village planétaire " est-il un mythe ? Peut-on vivre durablement "hors sol" ?

 

Rappel des enjeux


  • Le durable, au final, ce n'est rien d'autre que vivre-mieux ensemble sur une seule planète. C'est donc une question d'intelligence individuelle, et collective. Écologie territoriale, boucles circulaires, fonctionnement écosystémique. La connaissance, la collaboration, le don permettent de lutter contre l'entropie car ce sont des biens qui augmentent quand ils circulent (biens non exclusifs et non rivaux).
  • Le durable réside dans la résilience et la capacité de groupes humains à s'adapter aux défis changeants de leur environnement. Très médiatisée, la théorie de "l'effondrement des civilisations" (Jared Diamond) est pourtant un mythe, un schéma réducteur. Ce qui s'effondre, c'est le pouvoir, la pyramide ou la cathédrale... pas le bazar ! Car la culture se transmet, les hommes se réorganisent en collectifs apprenants. Darwin l'a dit, la collaboration est la clé de la survie, bien avant la compétition.

 

Les nouveaux territoires d'Internet, enjeux de la société de la connaissance


Aujourd'hui, Internet crée de nouveaux territoires d'innovation, virtuels et physiques. Les enjeux sont gigantesques. Le capitalisme a déjà muté pour tenter de s'approprier ce nouvel eldorado.

  • Google et le cloud computing (data mining, crowd sourcing, ou pourquoi Google vaut 160 milliards). De l'oracle à l'Android, demain Google "maître du monde" et l'homme augmenté ?
  • Facebook = 2° pays du monde. Second life, territoires virtuels. Pose des problèmes de durabilité (consommation d'énergie, cycle de vie des produits), et risque de dénaturer l'homme
  • Une anthropologie du Net, à travers l'étude appliquée des communautés YouTube. "The machine is us", repenser nos modes de vie, nous-mêmes (Michael Wesch)
  • Société de la connaissance, capitalisme cognitif, le choc des titans (Google et Android contre Apple), enjeu de la propriété et de la liberté d'accès à Internet

 

Intelligence collective, innovation ascendante et Web collaboratif


Qu'est-ce que l'intelligence ? Les intelligences sont multiples et ne se limitent pas au vulgaire QI : sociale, émotionnelle, spatiale, animale, artificielle... Au final, il s'agit de se relier au monde environnant (inter-legere), synapses et connexions.

  • L'intelligence collective, mythe ou réalité ? Principes
  • Wikipedia, exemple à grande échelle d'intelligence collective
  • Les principes du libre : une écologie des idées
  • La machine, c'est nous. Théorie des "petits mondes", réseaux sociaux. Demain le Web 3.0 ?
  • Exemples : géomatique libre, créations collectives, territoires narratifs, rites invoquant la mémoire et nous inscrivant dans une trajectoire, renverser la tragédie des biens communs (cf Prix Nobell d'économie 2009 Elinor Ostrom). Plate-forme outils libre SKELAX, Open Street Map

 

Au-delà des territoires, territoires intelligents et communautés apprenantes


Tiers espaces, cellules souches du changement, ruches, passeurs et pollinisation des idées. Le territoire, objet-art de l'intelligence collective, convergence des représentations, carrefour de croisement physique et virtuel.

  • Le territoire, juxtaposition de calques, rhizome, trajectoires dans l'espace-temps. Exemple des aborigènes d'Australie, "les tribus cybernétiques" et les territoires du rêve (Barbara Glowzcewski)
  • Exemples concrets de passeurs, cellules souches (Loos-en-Gohelle, ville d'interprétation, Bedzed, vivre avec une seule planète). Modèles de "ruche" et pollinisation des idées
  • Ecologie du don, exemples, enjeux, comment ça marche

 

Conclusion


  • Solution face au défi planétaire : libre et durable, territoires intelligents et communautés apprenantes
  • Intelligence = inter-legere. Multiplier les croisements, changer de perspective. Histoires d'optique...
  • Territoires d'innovation puisant leur source dans une culture commune, anthropologie du Net, territoires de soin, espaces de rêve

 Liens utiles

Cette plénière se tiendra le mercredi 30 juin de 9h à 10h.

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mer

23

jun

2010

Interview de Marie Catherine Mouchot, adjointe au maire de Plouarzel

Plouarzel, une commune qui utilise Openstreetmap

 

La commune de Plouarzel , (3150 habitants) est l’une des premières communes en France à avoir fait le choix d’utiliser une cartographie basée sur " Openstreetmap ". Marie Catherine Mouchot, adjointe au Maire en charge de l’urbanisme explique cette démarche et les usages permis par les cartes ouvertes.

 

Service Internet et expression multimédia : La commune de Plouarzel utilise aujourd’hui "Open street map" pour ses cartes d’où est venu ce choix de cartes ouvertes ?


Marie-Catherine Mouchot : Le besoin est venu d’une part, de la nécessité de refaire, à moindre coût, une carte devenue obsolète mais aussi d’avoir un outil informatique cartographique libre. L’absence de services techniques spécialisés dans la commune rend particulièrement intéressant les outils collaboratifs car ils permettent de profiter des compétences et de la disponibilité de toutes les personnes intéressées. De plus, la carte libre peut être largement utilisée pour différents supports de communication, tant pour la commune que pour les professionnels ou les particuliers.

IEM : Comment avez-vous fait pour établir ces cartes ?


Marie-Catherine Mouchot : Pour le réseau routier et les bâtiments, nous avons utilisé la base cartographique du cadastre que nous avons corrigée ou complétée lorsque cela était nécessaire.

 

Pour les autres éléments, tels que le petit patrimoine historique et culturel, nous avons utilisé des relevés par GPS sur le terrain. Ces relevés ont été faits par des volontaires de la communes lors de 2 "carto-parties". Les GPS ont été prêtés par le Pays de Brest et ont permis de relever, en peu de temps, de très nombreux points singuliers : croix, menhir, fours à goëmon, arrêts de bus, ralentisseurs, blockhaus...

 

Le centre multimédia de Plouarzel a ensuite servi de quartier général pour la saisie des points relevés sur le terrain et leur intégration dans la carte au travers d’un logiciel spécifique (Josm).

La mise à jour des cartes sur le site internet se fait ensuite automatiquement sur la base mondiale dans un délai de quelques minutes à quelques heures.

 

IEM : Comment les utilisez-vous aujourd’hui ?


Marie-Catherine Mouchot : Tout d’abord, la carte n’est jamais finie ! Même si en l’état actuel, nous la considérons assez complète pour envisager de l’utiliser pour nos supports imprimés (cartes, affichage), nous continuons à y intégrer de nouveaux éléments.

 

En ce qui concerne les description des éléments de la carte, nous avons commencé à saisir des informations en breton et nous souhaitons également y faire figurer des données en anglais pour les touristes.

La carte est naturellement intégrée à notre site internet pour localiser la commune et elle est devenue l’outil de référence de l’Office municipal de Tourisme.

 

IEM : Est ce qu’il y a des projets qui découlent de cet esprit de cartes ouvertes ?


Marie-Catherine Mouchot : La carte est le support de la réalité de notre environnement. À ce titre, elle est naturellement un maillon de très nombreux projets.

Nous développons actuellement, en collaboration avec les élèves-ingénieurs de Télécom Bretagne, des modules permettant de réaliser une carte imprimable de bonne qualité et de produire des cartes thématiques.

 

Ces cartes thématiques permettront de visualiser des événements éphémères (comme des circuits sportifs) et de mettre en valeur des éléments très spécifiques du territoires qui ne peuvent apparaître sur une carte de portée mondiale (comme les fours à goëmons).

Ces programmes viendront compléter la liste des nombreux outils libres déjà associés à OSM.

 

IEM : Est ce que d’autres communes sont intéressées et quel conseil donneriez-vous à une commune ?


Marie-Catherine Mouchot : Chaque fois que le projet est présenté, il suscite de l’intérêt. Que ce soit à Paris, dans le cadre des Villes internet, ou lors de réunions au sein de notre communauté de communes, nous rencontrons des personnes intéressées. Il s’agit d’ailleurs autant de simple citoyens que d’élus.

Nous espérons, qu’avant la fin de l’année, l’ensemble de notre communauté de communes sera cartographiée.

 

Je ne sais pas si je suis bien placée pour donner des conseils mais je crois que le plus simple est de prendre contact avec nous (ou avec d’autre cartographes dans d’autres communes) pour que nous puissions vous montrer le fonctionnement et les possibilités d’OSM.

L’aide de la communauté est particulièrement appréciable dans ce type de projet : elle permet de progresser rapidement en d’évitant les erreurs et les pertes de temps inutiles.

 

Les pionniers, comme Steven Le Roux qui nous a assistés lors de nos premiers pas de "cartographes libres", fournissent une aide particulièrement appréciable sur le forum français d’OSM. La mise en commun, au niveau du Pays de Brest, de ressources (comme les GPS) ou de fonctionnalités ( comme l’intégration automatique des bâtiments issus du cadastre) nous permet d’aller plus vite et de progresser ensemble de façon cohérente .

 

Liens :

  • La liste du groupe de travail "cartes ouvertes au pays de Brest" : cartes-ouvertes-pays-brest@listes.infini.fr

 

Cette intervenante sera présente sur la session Partager et Diffuser le mercredi matin de 10h30 à 12h30.

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mer

23

jun

2010

Interview de Florence Meichel, fondatrice du réseau Apprendre2.0

Apprendre2.0 : un espace d’échanges pour Apprendre à Apprendre

 

Jjean-Marie Gilliot : Florence, tu es consultante-formatrice, mais surtout connue comme fondatrice du réseau Apprendre2.0. Peux-tu nous dire quelques mots sur ce réseau ?


Florence Meichel : Apprendre 2.0 est né le 1er août 2007... À l’origine, sa création répondait à la convergence de trois faisceaux :

  • Un besoin en formation continue au sein de la communauté éducative francophone, orientée vers l’Apprendre a Apprendre et l’intégration des TIC
  • Le développement de la plate-forme NING qui offrait la possibilité de créer des espaces d’apprenance pertinents
  • Ma propre recherche/action sur les organisations et réseaux apprenants http://reseaux-apprenants.blogspot.com/

4 ans plus tard, Apprendre 2.0 est devenu un espace d’échanges de savoirs et de pratiques online, tourné vers l’Apprendre à Apprendre...tourné aussi vers le développement de l’esprit critique et les processus d’émancipation/individuation..Il accueille un peu moins de 1700 personnes réparties globalement dans le monde de la francophonie et présentant des profils très variés (professeurs, enseignants, éducateurs, formateurs, apprenants, parents, chercheurs en sciences de l’éducation, psychologues, sociologues, consultants. informaticien...etc...)

 

Pour en comprendre les tenants et les aboutissants, le mieux est de prendre connaissance de ces présentations synthétiques qui font le tour des points clefs :

 

Jean-Marie Gilliot : Le changement de politique commerciale de Ning a fait trembler les fondations même du réseau Apprendre2.0. Cela a suscité toute une discussion autour des outils et des hébergements. Qu’en retiens tu ?


Florence Meichel : Je ne sais pas si l’on peut dire que le changement de politique commerciale a fait trembler les fondations d’Apprendre2.0...L’idée d’Apprendre à Apprendre semble toujours aussi pertinente à développer pour chacun...Et c’est ce qui me parait fondamental...La plateforme de travail n’est qu’un outil, pas un fondement !

 

Cela étant dit, il est clair que la décision de NING nous amène a reconfigurer le système dans lequel nous avons évolué jusqu’à présent et nous invite aussi a nuancer l’idée de services dits "gratuits" http://www.framablog.org/index.php/... ... Derrière cette gratuite apparente. il y a des gens qui travaillent énormément pour fournir un service de qualité...Cela a un coût qu’il faut bien compenser d’une manière ou d’une autre (en espérant que l’idée d’économie de la contribution http://www.arsindustrialis.org/pour... et celle du revenu de vie http://appelpourlerevenudevie.org/ finissent enfin par déboucher sur du concret). NING a sans doute surestimé l’efficacité de son business modèle base sur la publicité et les offres premiums, mais il n’est pas le seul dans ce cas...C’est une difficulté récurrente a laquelle sont confrontes aujourd’hui bon nombre de services issus de la mouvance dite web 2.0 et elle impacte directement leur pérennité dans le temps.

Les discussions que nous avons pu avoir au sein de Apprendre 2.0 nous ont permis d’identifier collectivement différentes pistes d’action possible pour accompagner ce changement :

  1. Migrer vers une autre plate-forme gratuite et hébergée type GROU-PS ou autre ;
  2. Rester sur NING et payer le service correspondant ;
  3. Migrer vers une solution libre type ELGG ou BUDDYPRESS en payant l’hébergement (Olivier Carbone se proposant comme mécène dans un premier temps).

Il faut bien admettre cependant que les modifications et précisions apportées par NING ces derniers jours sur l’évolution de leurs services ont considérablement changé le contexte de la discussion à laquelle nous faisons référence ici ! http://apprendre2point0.ning.com/fo...

 

Jean-Marie Gilliot :  Du coup,comment va évoluer le réseau Apprendre2.0 ?


Florence Meichel : Si on résume en fonction de la nouvelle situation :

Les nouvelles fonctionnalités de NING http://about.ning.com/revenue/?xg_s... offrent non seulement la possibilité de sauvegarder et de récupérer a tout moment l’intégralité des contenus dont nous restons propriétaires. Ils facilitent aussi le co-financement interne (200 dollars par an pour l’hébergement NING http://about.ning.com/announcement/... )...En restant sur NING, nous ne sommes pas obligés de migrer les données (avec tous les problèmes de compatibilité et de perte de référencement que cela peut entraîner)...et cela laisse le temps, l’apaisement et l’énergie nécessaire pour de futurs projets à visée émancipatrice...

 

Grou-ps est en cours de test... Ils ont prévenu que l’intégration des data via NING pouvait prendre plusieurs semaines...le résultat reste incertain et en l’état actuel la plate-forme est en anglais...il existe un outil pour adapter l’environnement linguistique mais pour avoir regardé ça de près et commencé quelques traductions, la tâche reste lourde...A noter que GROU-PS, comme NING, donne aussi la possibilité de récupérer les données et les fonctionnalités de deux plate-formes restent assez proches.

 

Pour ce qui est de la migration vers une solution libre : le réalisme reste de rigueur : cette solution est certes élégante et pertinente, mais elle reste complexe à mettre en œuvre et va donc prendre pas mal de temps pour sa mise en route et sa maintenance...et c’est sans doute la le problème majeur...Comme l’a souligné Olivier Carbone dans une de nos discussions, chacun de nous est bénévole sur Apprendre 2.0...le temps et l’énergie que nous pouvons lui consacrer est relativement limité...

 

Donc au final et dans ce nouveau contexte, je me dis que la solution que propose NING est peut être celle qui répond le mieux à nos contraintes actuelles, tout en nous donnant en plus la possibilité de repartir les coûts (bon début pour une réflexion plus approfondie vers des outils/réseau en P2P)...

 

Jean-Marie Gilliot : Quels projets pour la suite ?


Florence Meichel : Les projets sont de plusieurs ordres !

Par ordre d’échéance, je dirais que le premier vise la mise en place du co-financement de la plateforme...ca devrait se mettre en place assez rapidement !

 

Le deuxième axe serait d’ordre organisationnel : le développement et l’élargissement du système de co-animation collective pourrait nous permettre de mieux repartir les tâches, créer de nouvelles dynamiques, donner la place à de nouvelles idées, nous laisser du temps pour travailler, entre autres, sur des processus émancipateurs associés a des outils p2p et trouver les partenaires nécessaires !

 

Pour des raisons d’organisation, je ne vois pas l’intérêt de faire évoluer Apprendre 2.0 vers une structure associative...Cela représenterait beaucoup de contraintes supplémentaires pour pas grand chose de plus...Par contre il nous faudra sûrement réaffirmer avec force un certain nombre de valeurs culturelles comme celle du don et contre-don et celle des interactions sur le mode gagnant/gagnant, sans lesquelles ce collectif est voué a disparaître ! Et ce n’est pas le statut associatif qui créera cette force vive mais plutôt une conscience collective de nos liens et de ce qu’ils impliquent les uns envers les autres et au long cours !

 

  

Florence Meichel participera à la session « En Formation, il est possible d’entreprendre et d’innover ensemble » du Forum des Usages Coopératifs, et sera à la table des intervenants pour la matinée de mercredi sur coproduction de contenus et le travail en réseaux.

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mer

23

jun

2010

Interview de Geneviève Lameul, CREAD Rennes et du réseau Pairform@nce

Jean-Marie Gilliot : Geneviève Lameul, je vous laisse vous présenter.


Geneviève Lameul : Je suis enseignante chercheuse en sciences de l’éducation à l’université Rennes 2 et membre du Centre de Recherche Education Apprentissage Didactique (CREAD). Mes interventions en enseignement et en recherche se situent à la croisée de plusieurs thématiques : formation des adultes, ingénierie de formation, didactique professionnelle, apprenant à tous les âges de la vie, usages pédagogique et social des TICE, analyse des forums de discussion en ligne.

L’usage des technologies d’information et de communication m’intéresse essentiellement, en tant qu’analyseur des phénomènes pédagogiques au sein des « nouveaux » environnements de formation. Mes activités d’enseignement en sciences de l’éducation se répartissent sur tous les niveaux, de la licence générale et professionnelle aux masters, tant dans les filières professionnelles : Stratégies et Ingénierie de Formation pour Adultes (SIFA), Technologies pour l’Éducation et la Formation (TEF ), Métiers de l’enseignement et de la formation (MEF) que dans la filière de recherche : Enseignement, Apprentissage Didactique (EAD). Elles sont autant d’occasion de faire des productions scientifiques du laboratoire, des ressources pédagogiques pour la construction de savoir des étudiants. Ce sera illustré au forum des usages, par les témoignages de trois étudiants de master 2 TEF (Assaba Bruce, Sylvie Gastineau, Caroline Thouvenot) par rapport à une activité que j’ai réalisée avec eux sur et par le travail collaboratif. Notre contribution collective s’efforcera de traiter, du point de vue des étudiants et du point de vue de l’enseignant les questions suivantes : ce que j’avais comme projet d’enseignant en proposant cette activité, ce que les étudiants ont fait et appris dans cette activité collaborative, comment cette expérience d’apprentissage est reconnue dans un parcours universitaire, etc.

 

Ma contribution à ce forum des usages sera également empreinte de l’une de mes autres activités. Dans le cadre de ma mission d’expertise au ministère de l’éducation nationale et de la recherche, (sous-direction des technologies de l’information et de la communication, bureau C3 Formation). j’ai en responsabilité la formation des formateurs (2008-10) dans le dispositif national Pairform@nce . L’expérience (que je partage avec Annie Journu et Brigitte Narvor) de conceptrice du parcours et animatrice de l’action de formation prenant appui sur ce parcours, me permettra à l’occasion de questionner le développement des compétences des enseignants en lien avec les besoins exprimés par les étudiants.

 

Pour faire le lien avec la thématique du lendemain centrée plus spécifiquement sur la collaboration dans la formation des enseignants, je me propose de faire part de quelques uns des apprentissages que nous avons réalisés en animant la formation des formateurs. Je pourrai également faire partager mes questionnements quant à l’intérêt et la difficulté de faire vivre une démarche collaborative dans un dispositif institutionnel de formation.

 

Jean-Marie Gilliot : Pouvez-vous nous présenter le projet Pairform@nce ?


Geneviève Lameul : L’ampleur prévisible des besoins de formation professionnelle continue des enseignants dans les années à venir impose de repenser l’approche et les modalités de formation en utilisant les potentialités des technologies de l’information et de la communication (TIC). C’est le sens de l’impulsion donnée par la sous direction des technologies de l’information et de la communication pour l’éducation (SDTICE). Après une phase de construction et d’expérimentation dans plusieurs académies (février 2006 – juin 2008), le projet Pairform@nce est actuellement dans sa phase de déploiement.

 

Pairform@nce est un dispositif national intégré, flexible et fédérateur, reposant sur un environnement national de formation ouvert et à distance et s’articulant aux contextes locaux des académies qui conservent leurs prérogatives ainsi que leur cadre administratif et organisationnel. Considérant que la conception et la mise en œuvre de tels dispositifs sont complexes, il vise à mettre en synergie des projets académiques ayant des problématiques similaires et à constituer un réseau d’échanges de contenus et de pratiques . Le projet conjugue une dimension nationale (démarche pédagogique ; mise à disposition d’une plateforme de travail, de services associés, de ressources et de contenus de formation partagés ; dispositif de formation et d’animation des formateurs-tuteurs ; soutien aux concepteurs) avec les dimensions académiques répondant aux besoins contextuels de la formation continue des enseignants.

 

Si les formations visent d’abord le développement de l’usage des TICE en classe avec les élèves, ce dispositif tend à s’élargir pour répondre à des besoins de formation dans tout autre domaine disciplinaire, et par rapport à des thématiques correspondant aux priorités politiques nationales en matière d’éducation dans le premier et le second degré.

Un dispositif de formation continue Pairform@nce est hybride, c’est à dire qu’il articule les lieux et les temps de formation en présence et à distance, synchrones et asynchrones. Il vise principalement deux objectifs :

  • aider les enseignants à construire des compétences leur permettant d’intégrer les TICE dans leur pratique professionnelle pour adapter leur pédagogie à la diversité des publics scolaires et à leur environnement ;
  • développer des attitudes de travail en équipe et en réseau .

Ces objectifs s’inscrivent dans la perspective des Brevets informatique et Internet (B2i®) pour les élèves, et des Certificats informatique et internet (C2i®) pour les enseignants. Ils visent à favoriser le développement des usages des TICE à l’Ecole et plus largement, à favoriser l’évolution de la professionnalité enseignante en s’appuyant sur son expérience personnelle et celle de ses pairs .

 

Le dispositif propose une offre de « parcours de formation » (plus d’une centaine de parcours disponible sur la plateforme nationale à ce jour). Un parcours de formation est lié à un thème, disciplinaire ou transversal. Il correspond à un scénario proposant des activités aux apprenants — individuelles ou collectives, en présence ou à distance — et des ressources génériques ou spécifiques à la thématique du parcours. Ces activités et ces ressources peuvent être complétées, voire adaptées, par le(s) formateur(s) lors de la mise en œuvre du parcours en fonction du contexte de formation lorsque le parcours pris sur la plateforme nationale fait l’objet d’une déclinaison locale. La stratégie de formation visée par les parcours est de faire construire et de mettre en œuvre par les enseignants une séquence ou une activité pédagogique s’appuyant sur les TICE, et de réfléchir à partir de cette mise en situation réelle. Elle repose sur une approche collaborative qui permet aux enseignants de s’associer à des collègues pour travailler avec eux.

 

Jean-Marie Gilliot : Et les principes fondateurs de Pairform@nce ?


Geneviève Lameul : Pairform@nce est un dispositif innovant qui se distingue d’autres formations à distance par le fait qu’il cherche à combiner l’ensemble des principes suivants :

 

1- La démarche de formation fait de l’enseignant l’acteur central de sa formation : il s’agit de former des compétences et non simplement d’acquérir des savoirs déclaratifs que l’on pourrait « appliquer » en situation. Elle se concrétise sous la forme de formation – action : la pratique fait partie de la formation tout comme la formation est intégrée à la pratique. Les questions ou les problèmes professionnels autour desquels se construit la formation, sont par exemple, les programmes à enseigner qui font référence aux TICE (dans les disciplines, dans de nouveaux dispositifs), le B2i dans le socle commun, un environnement de travail qui change, des problèmes particuliers qui n’ont pas de solutions immédiates (motivation des élèves, gestion de l’hétérogénéité). A partir de ces questions, il s’agit de concevoir, d’expérimenter et d’analyser des situations pour sa classe et plus largement son contexte de travail, selon des modalités et une temporalité flexibles.

 

2- La démarche de formation privilégie le travail en équipe avec des collègues confrontés aux mêmes questions professionnelles : en échangeant, mutualisant, partageant des ressources et confrontant des idées, se construit une réponse collective à des questions professionnelles individuelles. Concrètement, il s’agit de produire ensemble, en collaborant avec des pairs , une activité pédagogique qui sera mise en œuvre dans son contexte de travail (classe, établissement). Cette collaboration, aidée par un formateur, se poursuit dans la réflexion commune à mener sur cette production et sa mise en œuvre pour analyser les difficultés et améliorer les situations traitées. Cette démarche se traduit par un travail en réseau (distance, absence de hiérarchie, communauté d’apprentissage) pour une plus grande flexibilité et efficacité. Elle concourt au développement de nouvelles postures professionnelles.

 

3- Plusieurs raisons conduisent à faire de la phase réflexive d’ analyse des expériences de chacun , une étape incontournable de la formation Pairform@nce :

  • au niveau individuel, en permettant de faire le point sur les compétences professionnelles à développer, elle situe dans un processus de professionnalisation et donne ainsi quelques clés pour que chaque enseignant prenne en main son propre développement professionnel de manière personnalisée,
  • au niveau collectif, en incitant à partager les vécus d’expérience avec d’autres enseignants, elle oblige à les formaliser, elle encourage les échanges collaboratifs entre pairs et le travail en réseau qui enrichit des expériences des autres : de plus, des difficultés rencontrées et partagées peuvent alors émerger des pistes d’amélioration.

Déclinée sur la base de ces principes, l’ensemble de la démarche Pairform@nce vise à favoriser l’ émergence de communautés d’apprentissage et concourt au développement de nouvelles postures professionnelles . Si la combinaison de ces principes participe à faire la grande richesse du dispositif, il s’accompagne d’une certaine complexité en terme d’ingénierie de formation. La mise en oeuvre des actions de formation gagne donc à être accompagnée par une formation spécifique des formateurs. Ce sont sur ces dispositifs dont j’ai l ’expérience que je vais m’appuyer pour questionner les conditions d’un développement des compétences adéquat chez les enseignants pour introduire l’usage des technologies dans leurs pratiques et faire évoluer leurs postures professionnelles. Bibliographie et webographie

  

Geneviève Lameul participera jeuid 1er de 10h30 à 12h30 sur la session « En Formation, il est possible d’entreprendre et d’innover ensemble » du Forum des Usages Coopératifs. De par ses expériences, elle nous permettra de faire le lien entre le thème de cette matinée : "Réseaux sociaux, blogs, espaces collaboratifs : la co-production avec les étudiants" et de la suivante sur "la place du collaboratif dans la formation des enseignants" .

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mer

23

jun

2010

Interview de Pascale Delille, Univ. Blaise Pascal

Philippe Cazeneuve : Peux tu te présenter et présenter la (ou les) structure(s) ou projets de l’ESS à laquelle (auxquelles) tu participes ?

 

Pascale Delille : Je participe à un projet de recherche (PICRI) financé par la Région Ile de France sur les problèmes de communication de l’économie sociale et solidaire en Ile de France ou comment favoriser l’interactivité et le dialogue multi partenarial entre les différentes parties prenantes des acteurs économiques, concernées par la création d’un marché socio- éco- responsable ? Mon groupe de recherche, Communication et solidarité, dépend de l’université Blaise PASCAL (Clermont-Ferrand). Il s’agit d’un projet de recherche participative, en partenariat avec une association francilienne : FIDAREC, facilitateur pour un marché durable , Paris 75013 ( www.fidarec.org ), qui mettra en pratique ou diffusera les résultats de la recherche. Mon laboratoire est membre du MES (Mouvement pour une économie solidaire).

Philippe Cazeneuve : Tu interviens dans la rencontre « Collaborer : Economie sociale et solidaire et TIC », peux-tu nous donner un avant-goût des idées que tu souhaites développer dans ta présentation ?

 

Pascale Delille : Nous avons terminé une série d’entretiens qui a déjà permis d’élaborer des préconisations, directement exprimées par les acteurs ou travaillées grâce à la transcription des entretiens. Le sujet de cet atelier est extrait d’une de ces préconisations.

  • Quels sont les outils de coopération économique qui préviennent l’isolement et la mise en concurrence du secteur, qui va être exacerbé par les nouvelles législations, en particulier la circulaire du Premier Ministre N°0016 du 18 janvier 2010 relative aux relations entre les pouvoirs publics et les associations (JO du 20 janvier) ?
  • Quelle co-construction est possible entre acteurs de l’ESS et leurs parties prenantes, pour un marché solidaire et socio-responsable ?

Au préalable, il sera peut-être bon de se donner toute liberté d’imaginer des solutions de coopération, sans penser d’emblée TIC, tant il est vrai que de nos jours, les développeurs peuvent presque tout décliner en langage informatique.

Une rapide information sera éventuellement faite dans la conclusion, pour présenter quelques outils du code des marchés publics, qui peuvent appuyer la volonté des pouvoirs publics d’inciter aux réponses groupées (soumission coopérative) aux appels d’offres et quelques exemples de plates-formes collaboratives d’ESS à l’étranger, seront exposées.

 

Philippe Cazeneuve : C’est la 1ère fois que tu participes au Forum, quelles sont tes attentes pour ces rencontres ?

 

Pascale Delille : Mes attentes pour cet atelier : j’espère que des acteurs viendront nous exposer des pratiques de réponses groupées/communes à des appels d’offres qui ont été retenues et que des élus/acheteurs publics viennent nous faire part de leur volonté de favoriser des filières solidaires et socio-responsables : comment s’y prennent-ils, pour encourager leur émergence et soutenir leur visibilité, et pour créer des partenariats avec eux. J’espère aussi que nous parlerons de la future (et déjà actuelle) législation, issue de la transposition de la directive Service, qui accentue la désolidarisation et la mise en concurrence des acteurs, pour lui opposer des réponses coopératives plausibles.

 

Cette intervenante sera présente sur la session Collaborer du jeudi 1er juillet de 10h30 à12h30.

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mer

23

jun

2010

Session Développer : Les TIC, une nouvelle frontière pour l’entreprise

Quand les mails et les sites internet sont apparus à la fin des années 90, les initiés misaient sur de simples interfaces facilitant les échanges. Mais la deuxième révolution internet, celle du 2.0, a apporté plus que cela. C’est la préfiguration d’un véritable changement des limites sociales et organisationnelles touchant les individus et les organisations… big-bang dans les entreprises.

Le réseau social se substitue au mail et les communautés se recomposent, les liens détruits par la distance et le manque de communication se redessinent. L’internet a commencé à briser la frustration d’une société de plus en plus désocialisée. Loin d’éloigner les hommes, crainte originelle face au web, les technologies sont devenues un nouveau liant qui fait du monde un village et qui donne aux citoyens une nouvelle capacité d’accès à la connaissance. Cet accès à la connaissance, reconnu par certain comme la deuxième révolution Gutenberg, est porteur d’une nouvelle chance sociale et le gage d’une véritable démocratisation de la réussite.

 

La nouvelle société qui se dessine offre un nouvel accès au savoir et déstructure le vieux modèle pyramidal qui voulait que les sachant, souvent héritiers de privilèges sociaux, imposent aux non-sachant sans que finalement une vraie légitimité de compétence soit la règle. Ces nouveaux chemins du savoir font bousculer les organisations et pourraient faire naître une véritable élite démocratique qui ne devra sa réussite qu’à sa capacité à vouloir et à savoir. Ainsi les organisations (entreprises, institutions,…) vont devoir rapidement s’adapter sous peine de perdre leur cohérence interne, de se diluer dans la non-action et ainsi de disparaître.

 

Dans cette nouvelle société, les entreprises/organisations agiles vont saisir l’intérêt de porter leur développement sur la compétence et la confiance au-delà des frontières politiques, sociales et économiques. Elles vont surfer sur la vague de la réussite en acceptant de combiner le confort des salariés, l’ouverture d’esprit, la culture des compétences.

Le confort car il est aujourd’hui possible d’octroyer toutes les souplesses dans le mode de travail avec les NTIC : travail à domicile, rencontre en visioconférence, travail décorrélé des sacro-saints 9h-12h/14h-18h en semaine,….

 

L’ouverture d’esprit puisque les réseaux sociaux offrent des opportunités énormes mais difficilement rationalisables. Ces opportunités ne peuvent donc être saisies qu’au moyen d’un volontarisme et d’un laissez-faire acquis par les managers.

 

La culture des compétences puisque qu’avec le web chacun peut aller au bout de sa connaissance et subjuguer les modèles établis.

Nous allons donc vers un nouveau spectre organisationnel des entreprises dans lequel les valeurs de compétence, d’agilité et d’énergie prennent le pas sur l’organisation matricielle en vigueur jusqu’alors. Ne pas saisir l’opportunité pour subjuguer les risques de cette nouvelle vague c’est s’exposer à des difficultés humaines et donc économiques.

Si la mort des civilisations est associée à leur incapacité à s’adapter (Cf Ibn_Khaldoun - http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibn_Kh... ), qu’en sera-t-il des entreprises prises dans l’élan des nouvelles technologies ?

 

 

Cédric Williamson http://twitter.com/cewilliamson

 

La session se tiendra le jeudi 1er juillet de 10h30 à 12h30.

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mer

23

jun

2010

Session Eduquer : Place du collaboratif dans la formation des enseignants

Au cœur du Forum des Usages Coopératifs, une session thématique permettra d’approfondir les échanges autour des transitions dans l’éducation sur 3 matinées. « Entreprendre ensemble » sera abordé sous l’angle des communautés qui prennent de l’ampleur autour de l’éducation et de la formation. Communautés d’enseignants qui structurent les échanges et la co-production de contenus, de manuels, de pratique dans les différentes disciplines, mais également les communautés informelles autour des réseaux sociaux ou de twitter qui permettent d’échanger autour des pratiques. « Innover ensemble » sera décliné autour des pratiques innovantes, comme l’apparition de communautés de pratiques d’étudiants, l’écriture collaborative de manuels ou le développement de formations collaboratives destinés aux enseignants.

À la lumière des deux premières matinées, nous aborderons vendredi comment ces nouvelles pratiques revisitent le métier des enseignants, nous nous pencherons sur l’impact sur la formation et l’information des futurs acteurs de ce changement. En effet, intégrer les pratiques collaboratives dans son métier d’enseignant en modifie tous les aspects : dans la recherche d’information, dans le partage avec les collègues, dans la construction de cours ou de séquences pédagogique, mais aussi pendant les cours,en intégrant ces démarches de construction avec les élèves. Comment permettre aux enseignants de se joindre à ces communautés de pratique ? Quel bagage donner aux futurs enseignants ? Ces questions nous amèneront bien entendu à rediscuter de la nature du métier d’enseignant, et du lien entre apprendre et enseigner.

Pour nous aider à y voir plus clair, des acteurs de la formation collaborative viendront échanger avec l’ensemble des participants. Il s’agit de :

  • Mathilde Guiné de l’association Outils& réseaux ;
  • Sébastien Hache de Sésamath ;
  • Caroline Jouneau-Sion, Clionautes et professeure associée à l’INRP au sein de l’équipe EducTice ;
  • Hélène Ormières de la SDTICE.

En attendant les questions de la salle, nous avons préparé 3 axes de discussion :

  • Se former ou se co-former en réseaux : quels dispositifs pour quels objectifs ? En formation initiale et tout au long de la vie.
  • Quelles évolutions liées au collaboratif dans le métier de l’enseignant ? dans ses relations avec ses collègues, au niveau de la préparation, face aux élèves. Identité numérique et professionnelle.
  • Quelles complémentarités entre l’institution et les réseaux ? Est-ce que l’institution peut faciliter la logique de réseaux ?

Rendez-vous donc le vendredi 2 juillet 10h30 pour discuter des innovations liées au collaboratif impactent sur le métier de l’enseignant, et comment ensemble nous pourrons nous les approprier.

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mer

23

jun

2010

Interview Bettina Collins, coordinatrice pédagogique

Focus projet TIC à l'Association des Cités du Secours Populaire

 

Un projet présenté lors du Forum des Usages 2010 lors de l’Atelier "Internet, Multimédia et Insertion sociale" du Mercredi 30 juin - 14 H.

 

  

Service Internet et expression multimédia : Pourriez-vous décrire votre projet en quelques mots ?

 

Bettina Collins : L’Association des Cités du Secours Catholique (centres d’hébergement) développe un Parcours Emploi Coopératif Intercités (PECI), destiné aux personnes accueillies dans les centres d’hébergement, souhaitant se remobiliser vers l’emploi et définir un projet professionnel. Le dispositif, financé par le Fonds Social Européen (FSE), est complémentaire au droit commun. Nous souhaitions intégrer l’informatique comme un outil d’apprentissage au service du parcours et de l’emploi.

SIEM : Qu’est-ce que l’informatique vient apporter au PECI ?

 

Bettina Collins : Le 7ème PECI a démarré le 12 avril. C’est la première session où l’informatique a été intégrée de façon formelle dans le programme. L’informatique a permis de cadrer et de rendre pragmatique et concret la définition du projet professionnel et la recherche d’emploi : l’utilisation de la clé USB rend, par exemple, la personne autonome et mobile dans son parcours. Pour d’autres, l‘informatique a été la porte d’entrée pour se mobiliser dans le Parcours. La mise à disposition d’ordinateurs portables durant les sessions renforce l’identité du groupe par des systèmes d’entraide qui se mettent en place. Un point de vigilance : l’outil informatique risque de devenir l’intérêt exclusif pour les personnes au détriment des objectifs « Emploi » (techniques recherche emploi, gestion du stress, etc.).

 

SIEM : Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ?

 

Bettina Collins : La 1ère difficulté tient au choix du formateur qui doit maîtriser une double compétence : pédagogie de groupe et apprentissage technique. La 2ème difficulté est d’intégrer l’informatique dans un parcours emploi de 7 semaines : nous avons sous-estimé la complexité de l’apprentissage de l’outil pour des débutants. Nous avons ainsi revu les objectifs pour passer de trois (enquêtes métiers, rédaction du CV, PIM) à un : passage du PIM, que les dix participants ont d’ailleurs tous réussi.

 

SIEM : La mise en œuvre du projet a-t-elle entraîné de bonnes surprises ?

 

Bettina Collins : L’accompagnement par un organisme extérieur, l’agence nouvelle des solidarités actives dans le cadre de ce projet, apporte un soutien à la mise en œuvre et une proposition de travail différente de celle que nous pratiquons dans nos centres. L’expertise développée par l’Ansa sur d’autres territoires, notamment auprès de collectivités territoriales, enrichit la conduite du projet : utiliser l’informatique pour favoriser l’accès aux droits et les démarches administratives.

 

SIEM : Quels sont les moments clés/échéances de votre projet ?

 

Bettina Collins : Le PECI 8 aura lieu à la rentrée de septembre : ce sera l’occasion de mettre en œuvre les ajustements identifiés lors du précédent PECI (36h00 regroupés sur 2 semaines, contenu des modules plus adaptés aux besoins). Nous travaillons à la création d’ateliers informatiques sur « Accès aux droits & citoyenneté » dans deux Cités pilotes du Secours Catholique. Une formation sera proposée aux travailleurs sociaux missionnés pour animer ces ateliers.

 

Voir aussi l’article sur l’initiative

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mar

22

jun

2010

Atelier : Réemploi d’ordinateurs

Pour contextualiser le débat, l’Atelier « Réemploi d’ordinateurs » débutera par une série de constats : une fabrication massive d’ordinateurs neufs, des pratiques peu respectueuses de l’environnement, une fracture numérique persistante, un renouvellement de plus en plus rapide et un gaspillage généralisé des parcs informatiques (de nombreuses structures optent pour la destruction de leur parc informatique lorsqu’elles décident de le renouveler, alors qu’un nombre considérable de ces machines encore modernes pourrait voir leur durée de vie prolongée au bénéfice des plus démunis…).

En partant de ces constats, l’Atelier permettra d’expliciter en quoi le réemploi de matériel informatique apparaît comme une solution avantageuse.

 

En nous appuyant sur un Schéma de cycle de vie d’un ordinateur (cycle durable et souhaitable, en opposition au cycle traditionnel), nous décrirons les différentes étapes du réemploi : achat, usage 1, collecte, reconditionnement, redistribution ciblée, usage 2, collecte, recyclage (phase terminale du cycle de vie, en respectant la législation des DEEE, revalorisation / destruction).

Nous nous attarderons notamment sur l’étape de reconditionnement et ses composantes (destruction des données, remise en état du matériel, reconfiguration du matériel).

 

Nous présenterons les différentes typologies d’acteurs concernés par la filière du réemploi :

  • Les donateurs (les entreprises, collectivités, particuliers)
  • Les reconditionneurs (les professionnels chargés de donner une deuxième vie aux ordinateurs, majoritairement des structures de l’Economie Sociale et Solidaire employant des personnes en réinsertion, des personnes handicapées)
  • Les bénéficiaires (particuliers défavorisés, associations, EPN, écoles, étudiants, etc)
  • Les facilitateurs, les structures d’accompagnement et de formation.

En nous appuyant sur les témoignages des acteurs en présence (retours d’expériences, bonnes pratiques), nous illustrerons en quoi le reconditionnement représente un triple avantage :

 

Une pratique solidaire (volet social)


Un ordinateur reconditionné peut être donné au bénéficiaire ou revendu à moindres coûts (le prix de vente moyen est de 100 €). Le reconditionnement permet l’accès à des personnes défavorisées à l’informatique et contribue ainsi à la lutte contre la fracture numérique.

 

Une pratique créatrice d’emplois peu qualifiés (volet économique)

 

Opter pour la solution du réemploi, c’est favoriser la création d’emplois solidaires pour des personnes peu qualifiées ou en réinsertion sociale. Ce secteur est en plein essor, il s’agit d’un marché d’avenir.

 

Une pratique respectueuse de l’environnement (volet environnemental)

 

La production d’un ordinateur reconditionné coûte infiniment moins cher en énergie que celle d’un ordinateur neuf. Elle ne nécessite aucun recours à des matières premières ou de matériaux dangereux et polluants. Elle prolonge le cycle de vie de la machine et réduit la production de déchets..

L’Atelier « Réemploi d’ordinateurs » sera également l’occasion d’échanger sur les difficultés rencontrées à l’heure actuelle par les différents acteurs en présence, de s’attarder sur les freins au développement et à la structuration de la filière (freins culturels, image négative du matériel de seconde main, déséquilibre entre l’offre et la demande, interrogations face à la législation, manque de visibilité des acteurs de reconditionnement, manque de maillage sur les territoires, etc). L’Atelier sera ensuite l’occasion d’envisager ensemble des pistes d’actions et de solutions.

 

L’Atelier « Réemploi d’ordinateurs » permettra en outre de présenter le dispositif Ordi 2.0 ( www.ordi2-0.fr ), une filière nationale de collecte, rénovation et redistribution d’ordinateurs de seconde main animée par la Délégation aux Usages de l’Internet (DUI), créée dans une démarche d’économie solidaire et de qualité environnementale.

 

En 2010, la DUI a confié l’animation du dispositif Ordi 2.0 à 9 Pôles Interrégionaux (logique de régionalisation de la filière). Précisons que les Responsables de ces 9 Pôles Interrégionaux seront présents au Forum des Usages Coopératifs de Brest, et participeront à l’Atelier « Réemploi d’ordinateurs ». Une occasion intéressante d’échanger avec ces professionnels et correspondants locaux sur les enjeux et les perspectives de développement de la filière du réemploi.

 

Cet Atelier d’échanges se déroulera mercredi 30 juin après-midi (de 14h à 16h30) à Brest (Forum des Usages Coopératifs).

Il sera animé par Pierre PEREZ (Responsable du programme Ordi 2.0 – DUI) et Julie BAILLEUL (Coordinatrice Réseau et Projets d’ANIS - www.nord-internet-solidaire.org ).


Voir aussi le retour en image de ANIS à la rencontre des Reconditionneurs des Régions NPDC et Picardie

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mar

22

jun

2010

Session Dévélopper : Entreprises en transition

Pourquoi mettre en place en PME/PMI unedémarche collaborative d'organisation et de management des connaissances ?

 

Un article proposé par Christian Caoudal - dirigeant ooPartners solutions . Il interviendra le vendredi matin dans le cadre de la session "Entreprises en transition : l’entreprise étendue".


La récente crise a permis de mettre en avant des manques importants en terme d’efficacité et d’organisation dans les entreprises de type PME/PMI. Celles ci sont confrontées à des difficultés croissantes d’organisation qui handicapent leur efficacité interne et leur fait perdre des points cruciaux de compétitivité. La mise en place d’une démarche d’organisation et de capitalisation des connaissances a ainsi pour objectif de répondre à ces nécessités.

Quelle est la problématique ?

 

Il existe un nombre croissant d’informations qui circulent entre les collaborateurs :

  • de part le contexte concurrentiel mouvant et changeant
  • de part les outils mis en oeuvre (mail, veille, réseaux, intranet...)
  • de part la culture et les habitudes de fonctionnement

Celles ci sont souvent utiles à l’individu sur le moment (environ 1/3), utiles pour le futur (1/3) mais aussi utiles pour des collaborateurs (1/3). Les mécanismes et systèmes mis en place dans les entreprises permettent rarement de s’y retrouver avec efficacité :

  • informations démultipliées
  • informations diffuses
  • informations non partagée
  • informations partagées mais pas organisées

 

Il en résulte une perte énorme d’efficacité : suivant les typologies d’organisations, entre 5% (contexte industriel) et 20 % contexte ingénierie ou innovation.

 

A titre d’exemple, pour une PME de 10 personnes des ingénieurs et techniciens, cela représente un coût annuel en perte d’efficacité compris entre 40.000 et 80.000 euros. La mise en place d’une méthodologie efficace peut ainsi s’avérer stratégique.

 

Les axes de mise en œuvre

 

La gestion et la capitalisation des connaissances (knowledge management), est un mode de gestion systématique des savoirs, des savoir-faire, et de toute information de valeur circulant dans une entreprise. Son but est de :

  • structurer les connaissances
  • les conserver, les diffuser et les transmettre
  • mais aussi les développer
  • tout en harmonisant les pratiques internes

 

Le Knowledge Management est ainsi un véritable processus de valorisation du savoir impliquant certaines catégories clé de l’organisation. Ce processus se décompose en différentes étapes de création, d’enrichissement, de validation, de capitalisation et de diffusion de la connaissance. Suivant le contexte et la culture de l’organisation, les axes de mise en oeuvre seront les suivants :

  • la gestion de la veille
  • la gestion des projets
  • la gestion des expertises et des savoir-faire
  • la gestion de la relation client et fournisseurs
  • les expertises métier
  • le pilotage des processus ...

Il est rare que tous les axes soient traités de concert. Nous traitons en moyenne au moins 3 axes.

 

La méthode de mise en oeuvre devra intégrer 4 points clé :

  • une plateforme collaborative de gestion des connaissances
  • des interfaces ergonomiques et évolutives
  • une méthodologie identifiée et facile à s’approprier
  • un management d’équipe-projet très rapproché

L’objectif de mise en oeuvre sera d’obtenir des premiers résultats en moins de 3 mois !

  • Et pour finir : des bénéfices indéniables

Grâce à une meilleure organisation au quotidien du travail collaboratif, une capitalisation et une mobilisation systématique des expériences passées, un partage et une valorisation des meilleures pratiques, le knowledge management représente un véritable soutient pour les entreprises qui se sont lancées dans une politique de management par projets. Au final, le knowledge management permet d’augmenter le taux de succès, tout en maintenant une réactivité et une efficacité élevée dans le cadre de la gestion de projet. « Mettre en place le knowledge management, ce n’est pas obligatoire, c’est juste indispensable. »

 

Pour visualiser des témoignages clients tous domaines : www.intraknow.com

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mar

22

jun

2010

Interview de Caroline Jouneau-Sion, Clionautes et professeure associée à l’INRP au sein de l’équipe EducTice

Jean-Marie Gilliot : Caroline, tu es enseignante en Histoire-Géographie et éducation civique, mais on te connait surtout par ton activité au sein des Clionautes. Peux tu nous en dire quelques mots ?


Caroline Jouneau-Sion : L’association Les Clionautes est née officiellement en 1998, mais l’essentiel existait déjà autour d’une liste de discussion sur l’enseignement de l’Histoire-Géographie en France, H-Français. L’un des fondateurs, François Jarraud, aujourd’hui rédacteur en chef du café pédagogique, en a été le président pendant 6 ans. J’ai moi-même repris la présidence en 2006, et c’est désormais Emmanuel Maugard qui assure ces fonctions. Mon rôle dans l’association a été essentiellement de nous faire connaître et reconnaître par les différents partenaires de l’éducation, comme un élément important de la réflexion autour des technologies en histoire et en géographie.

Jean-Marie Gilliot : Votre association est suffisamment mûre pour avoir connu des changements de président(e). Comment s’est passé le changement pour l’association ? Et pour toi ?


Caroline Jouneau-Sion : Cela s’est un peu passé dans la douleur. J’ai démissionné, découragée par l’agressivité d’une partie des adhérents. Je pense que c’est lié à la crispation autour des réformes de l’éducation et au media "courrier électronique", bien piètre outil de débat. Mais de cette mauvaise période sont sorties des choses très positives : un nouveau président pour les Clionautes, Emmanuel Maugard, qui reprend le flambeau de belle manière, des projets tout à fait passionnants pour cette association, comme la participation à la création d’un manuel électronique. De mon côté, j’ai appris beaucoup sur la manière de travailler en équipe à distance, tant sur les outils et les étapes que sur les attitudes nécessaires pour faire avancer un travail collectif dans la joie et la bonne humeur !

 

Jean-Marie Gilliot : Peux-tu nous décrire tes autres activités et tes projets actuels ?


Caroline Jouneau-Sion : Je fais partie du conseil d’administration du CRAP Cahiers Pédagogiques, une association à la fois ancienne et à la pointe de la réflexion pédagogique. Ils éditent une revue de grande qualité, les Cahiers Pédagogique, organisent les Rencontres d’été qui sont un moment de formation extrêmement important et précieux, alors que la formation initiale et continue des enseignants se réduit comme peau de chagrin. Le CRAP - Cahiers Pédagogique c’est aussi des des conférences et une participation active au débat public sur l’éducation. Je suis également professeure associée à l’INRP (Institut National de la Recherche Pédagogique) au sein de l’équipe EducTice, dans un groupe qui travaille sur les rapports entre le jeu et les apprentissages. J’aime beaucoup cet institut de recherche qu’est l’INRP : les chercheurs et les enseignants de notre équipe oeuvrent main dans la main pour construire le projet de recherche, pour le mettre en oeuvre et pour l’analyser. Cette institution me paraît réussir à communiquer ses résultats de façon à ce que des enseignants s’en saisissent pour leur pratique quotidienne.

 

Je travaille aussi avec des entreprises privées, ce qui est assez formateur pour moi. J’ai coordonné la relecture du manuel de 5ème du livrescolaire.fr en histoire-géographie, une formidable expérience de travail collaboratif que je compte bien poursuivre et approfondir l’an prochain. J’aime beaucoup l’idée d’écrire collaborativement un manuel scolaire, d’autant que lelivrescolaire.fr développe en même temps les outils d’écriture et de relecture collaborative et envisage une réflexion très approfondie sur le sujet, en partenariat avec le monde de la recherche. J’ai conseillé le fabriquant d’ENT Fronter pour la création d’un cahier de texte numérique. Ces activités sont tellement diverses qu’elles peuvent sembler éclatées mais elles tournent autour de quelques axes qui sont vraiment importants pour moi : le travail collaboratif d’abord, dont je commence à saisir les ficelles et que je mets en pratique dans les projets dans lesquels je m’implique ; le jeu également, que j’aimerais développer dans le manuel scolaire ; les réseaux enfin, parmi lesquels je trouve des partenaires avec lesquels il est infiniment enrichissant d’échanger.

 

Jean-Marie Gilliot : À ton avis, les enseignants sont-ils mûrs pour adopter des pratiques coopératives dans leur métier ?


Caroline Jouneau-Sion : Les enseignants sont amenés à travailler ensemble depuis longtemps, au sein de leur établissement essentiellement. L’enjeu désormais c’est d’élargir la salle des profs. Les enseignants maîtrisent de mieux en mieux les technologies qui permettent de travailler ensemble et à distance. Pour le travail coopératif, ce mode de travail dans lequel chacun apporte sa pierre à un édifice commun, ça n’est pas très compliqué puisque chacun utilise ses compétences pour faire dans son coin un bout du travail. Le travail collaboratif est plus difficile : travailler à plusieurs mains sur un même objet sans se répartir les tâches, cela demande quelques compétences supplémentaires. Il faut savoir écouter avec bienveillance, partager ses compétences et se laisser former, formuler et recevoir les critiques de manière constructive. Ce n’est pas évident non plus pour nous, supposés détenir le savoir, d’exposer notre travail en cours de construction ou même de modifier le travail d’un autre. Je crois cependant que les enseignants habitués au web 2.0 prennent l’habitude de ces pratiques, et comprennent assez vite l’intérêt de cette forme de travail collectif.

 

Quelques liens

  

 

Caroline Jouneau-Sion participera à la session « En Formation, il est possible d’entreprendre et d’innover ensemble » du Forum des Usages Coopératifs, et sera à la table des intervenants pour la matinée de vendredi sur la place du collaboratif dans la formation des enseignants.

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mar

22

jun

2010

Interview de Sophie Mahéo, animatrice des Carnets de Paris Descartes

Jean-Marie Gilliot : Sophie Mahéo, tu es « Community Manager » à l’Université de Paris Descartes, ce que tu traduis parfois par responsable de stratége éditoriale. Peux-tu nous décrire le réseau social de l’Université de Paris Descartes ?


Sophie Mahéo : La plate-forme sociale de l’université, est un réseau nommé Les Carnets 2 dont les auteurs sont les membres de l’université (étudiants, enseignants-chercheurs, personnels de l’université).

Les Carnets 2 permettent de créer et gérer une page personnelle publique, publier des articles (blog, wiki), partager des événements (agenda) et/ou sa veille (bookmark), créer ou participer à des groupes du réseau (thématiques, de recherche, associatifs...), en créer aussi. Certains contenus peuvent être recommandés, évalués, commentés.

Ils sont organisés autour de thèmes de publications (Vie universitaire, MundiVox, TICE TIC Web, Documentations, Récits de chercheurs) pour à la fois fixer un cadre éditorial et faciliter la lecture des contenus. Plusieurs outils à disposition des auteurs.

 

Les Carnets 2, c’est un réseau interne en dialogue avec l’extérieur, les articles rendus publics (choix des auteurs) sont accessibles à tous les internautes. Ils peuvent engager des discussions si les auteurs ont ouvert à commentaire leur production. Ils contribuent à la mise en valeur des publications et de la recherche des acteurs de l’université qui peuvent échanger sur leurs pratiques et usages, capitaliser leurs compétences et expériences. Le but : construire et gérer une identité numérique professionnelle et rendre visibles ses compétences !

 

Jean-Marie Gilliot : C’est votre deuxième version des Carnets. Pourquoi cette progression ?


Sopie Mahéo : Le réseau est né en 2006, au moment des tous débuts de viadeo (viaduc), à l’époque nous parlions plutôt de "ferme de blogs". Très rapidement nous nous sommes que les usages des utilisateurs n’étaient pas forcément ceux attendus mais étaient très intéressants néanmoins. L’ergonomie et le design sont des éléments importants et nécessaires à l’appropriation d’un service, le réseau a donc vécu en 4 ans, changé de nom, de look...

 

En fait il s’agit de notre 4e version, avec changement de nom, de design, de version de développement, de fonctionnalité et de dimension de projets. Depuis 2008 nous étions coincés en effet dans une version non évolutive du réseau, laquelle ne permettait pas de répondre aux demandes pédagogiques des enseignants. Les Carnets 2, les Carnets de Paris Descartes, mais aussi de chacun des utilisateurs, des lecteurs, un titre un peu sur un jeu de mots qui souligne et la nouvelle dynamique et l’appropriation possible par chacun. La progression tient aussi au temps de l’intégration progressive de l’outil dans le système d’information de l’université.

 

Jean-Marie Gilliot : Tu t’investis dans la communauté des utilisateurs d’Elgg qui est votre plate-forme support, pourquoi ?


Nous utilisons comme support aux Carnets 2, elgg, un outil open source. L’équipe de développement de ce logiciel est anglaise, elle se concentre sur le développement du core du logiciel. La communauté internationale des utilisateurs crée et échange des plugins de fonctionnalité.

 

Mon rôle à l’université est d’être interface entre technique et usagers donc de comprendre leurs points de vue respectifs et faire passer des informations des uns aux autres pour la bonne orientation et marche de l’outil. L’année dernière, à défaut provisoire de moyens techniques internes, j’ai dû trouver d’autres interlocuteurs utilisateurs de Elgg, confrontés à des problématiques similaires aux nôtres. C’est ainsi que j’ai commencé à travailler avec l’UVSQ (Université de Versailles Saint-Quentin). Nous avons rencontré ensemble lors d’un accélérateurs de projets de la Fing d’autres usagers engagés souhaitant fédérer une communauté francophone d’utilisateurs du logiciel. C’est ensemble qu’on est fort, et qu’on a des idées. Nous souhaitions favoriser outre l’échange de développements, le partage de pratiques. La communauté Elgg francophone est donc née autour du site http://elgg.fr à l’occasion d’un ElggCamp en juin 2009. Nous avons réitéré l’événement samedi 12 juin 2010 et organisons régulièrement des rencontres découvertes de communautés ou de projets (elgg apéro).

 

Nous avons à cœur la pérennité du logiciel, et souhaitons dialoguer et faire des remontées à la communauté internationale elgg.org.

 

C’est sans doute aussi une dérive de l’animateur d’aller voir plus loin et d’explorer pour guider les membres de sa communauté au-delà des limites de celle-ci.

 

Jean-Marie Gilliot : Quels projets au niveau de Paris Descartes, et peut être à un niveau inter universitaire ?


Sopie Mahéo : Aujourd’hui notre projet a changé de dimension. Les Carnets 2 sont à la fois plus tournés vers l’extérieur (interactions sociales) et plus ancrés dans l’université. Ils constituent un éco-système social, un réseau de réseaux. Les Carnets 2 présentent le méta réseau, mais il existe des sous réseaux non ouverts au public, dans lesquels les étudiants construisent des portfolios permettant évaluation par les compétences et suivi de stage.

 

Avec L’Université de Versailles Saint-Quentin, nous travaillons ensemble de façon informelle depuis deux ans. Au niveau inter universitaire, nous rencontrons de nombreux collègues plus ou moins avancés dans leurs projets. Nous cherchons un cadre de partage, qui possiblement ne sera d’ailleurs pas forcément institutionnel (ENT, PRES), que nous souhaitons ouvert.

 

D’ailleurs pour quel partage ? Au niveau connaissances, compétences et moyens, cela se fait assez spontanément, mais devons-nous partager nos plates-formes et comment, chacune la sienne ou une mutualisée ? Aucune université n’a plus légitimité que qu’une autre à accueillir les publications de toutes, pas plus qu’à héberger toutes les données. Notre réflexion doit aller plus loin, vraisemblablement vers des réseaux acentrés, permettant des échanges entre réseaux différents, pas forcément uniquement universitaire (autres acteurs publics, certains acteurs privés), mais avec des thématiques communes d’enseignement et de formation.

 

 

Sophie Mahéo participera à la session « En Formation, il est possible d’entreprendre et d’innover ensemble » du Forum des Usages Coopératifs, et sera à la table des intervenants pour la matinée de jeudi sur "Réseaux sociaux, blogs, espaces collaboratifs : la co-production avec les étudiants"

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mar

22

jun

2010

OFF : Retours sur la formation "Animer un projet collaboratif"

Depuis le 22 mars 12 animateurs du pays Brestois suivent une formation sur l’animation de projets collaboratifs, organisée en co-production par l’association Outils-Réseaux et la ville de Brest et dans le cadre d’un appel à projets de la Délégation aux Usages de l’Internet.

 

La formation se déroule en grande partie à distance, en alternance avec des regroupements et des ateliers de mise en pratique. Les contenus proposés doivent permettre à chaque participant d’avancer sur un projet coopératif concret : l’animation d’un site coopératif, la création d’un réseau, l’animation d’un groupe de travail...

Une mise en pratique s’est faite autour de travaux de groupes

Quatre thématiques ont été identifiées en fonction de problématiques communes :

  • Dynamiser une communauté de contributeurs
  • Animer un projet TIC sur un territoire
  • Organiser un groupe de travail
  • Créer un réseau

 

Chaque groupe devait expérimenter quelques uns des "trucs et astuces" et outils présentés dans les cours.

 

Les retours et rapports d’étonnement suite à ce travail sont disponibles sur animacoop.net

  

 

Un atelier est prévu dans le cadre du forum des usages le mercredi 30 juin de 17h à 18h30 pour rendre compte de cette expérience.

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jeu

17

jun

2010

Interview de Béatrice Poncin, Oxalis-Scop

Philippe Cazeneuve : Peux tu te présenter et présenter la structure et les projets de l’ESS auxquels tu participes ?

 

Béatrice Poncin : Je suis co-fondatrice d’Oxalis, une entreprise pluriactive (dont je relate le parcours dans le livre "Trajectoire indicibles" Editions du Croquant , 2002). Je l’ai dirigé pendant une vingtaine d’année, j’ai conduit sa transformation en coopérative d’activité et accompagné son développement sur différents territoires ruraux et urbains. Pendant 15 ans, j’ai animé la vie coopérative de cette entreprise dans une démarche de co-construction des décisions et accompagné les créateurs d’activités.

Initiatrice du réseau de coopératives d’activités (Copea) que j’ai présidé pendant 6 ans ; auteure d’un livre sur les coopératives d’activités ( "Salarié sans patron", éditions du croquant , 2004) ; coordinatrice et rédactrice d’une étude sur les pratiques des coopératives d’activités - j’ai acquis une solide expérience de cette forme d’innovation sociale. Je suis aussi Présidente du Comité d’éthique de la Nef , à titre bénévole.

Aujourd’hui, je développe une activité d’accompagnement de personnes, d’équipe et d’organisations de l’économie sociale et solidaire, sur la base du transfert de mon expérience et des outils de coaching et team-building. Je rédige actuellement un ouvrage "Plaisir d’être en réunion" (à paraître en septembre aux Éditions du croquant) avec l’intention de transmettre des méthodes pour faciliter les projets collectifs.

 

Philippe Cazeneuve : Tu interviens dans la rencontre « Collaborer : Economie sociale et solidaire et TIC », peux-tu nous donner un avant-goût des idées que tu souhaites développer dans ta présentation ?

 

Béatrice Poncin :

  • Vivre la démocratie participative au sein d’une entreprise où les personnes travaillent à leur domicile, de métiers et cultures très divers (consultants, artisans, boulangers, artistes, thérapeutes…), qui sont éparpillées sur toute la France et qui ne sont pas toutes familiarisées avec les TIC, est une gageure !
  • Concilier la dimension locale et la dimension nationale ou européenne.
  • Gouvernance, confiance et responsabilité...
  • Ni facile, ni magique, la coopération est cependant source de satisfaction profonde. Pour cela, elle requiert de la méthode, de conditions de mise en œuvre, elle se nourrit de la capitalisation d’expériences, de lien entre les acteurs et les organisations. Il existe de nombreux chemins et de quoi défricher. Il s’agit d’oser, de prendre des risques, mais pas tout seul, en étant relié, "l’union fait la force". Acquérir des méthodes pour se réunir participe à mieux être et faire ensemble.
  • La coopération est avant tout un chemin vers soi pour aller vers l’autre. Elle passe par une remise en cause permanente, une obligation d’aller puiser au plus profond de soi dans son authenticité.
  • La coopération est porteuse d’un défi majeur pour notre système économique qui se délite, une solution pour instaurer d’autres modes de relations pour l’humanité. Il reste du chemin à faire…

Philippe Cazeneuve :  C’est la 1ère fois que tu participes au Forum, quelles sont tes attentes pour ces rencontres ?

 

Béatrice Poncin :

  • Créer des contacts, des liens éventuels.
  • M’ouvrir aux expériences et préoccupations d’autres acteurs.
  • Me faire connaître pour développer mon activité d’accompagnement.
 Oxalis est une scop qui réunit actuellement environ 150 personnes sur toute la France. Elles exercent, avec un statut de salarié, leur activité économique dans des domaines très diversifiés et mutualisent les fonctions entrepreneuriales (compta, gestion, démarches administratives, formations…). Conciliant autonomie et solidarité, la coopérative a pour intention de permettre à chacun d’être auteur de sa vie. Inscrite dans un projet de transformation sociale, elle vise à ce que chaque personne puisse s’épanouir en dehors de tout lien de subordination et de travail subi. Elle favorise une démocratie participative dans l’entreprise. Pour ce faire, elle a expérimenté et conceptualisé de nombreuses méthodes. Confrontée à une forte croissance, elle réinterroge constamment son modèle économique.

 

La société financière La Nef est une coopérative de finances solidaires qui collecte de l’épargne et octroi des crédits pour soutenir la création et le développement d’activités professionnelles et associatives à des fins d’utilité sociale et environnementale. Avec 26000 sociétaires et 20 ans d’existence, elle est engagée dans la co-construction, avec Banca Etica, en Italie et Fiare, en Espagne, la première banque coopérative européenne. Ses valeurs reposent sur son slogan "pour que l’argent relie les hommes". Elle offre à chaque individu la possibilité d’exercer sa co-responsabilité sur la circulation de l’argent en garantissant une utilisation éthique et transparente des fonds qui lui sont confiés.

 

La session se tiendra le jeudi 1er juin à 10h30 à 12h30 dans le cadre de la rencontre "Collaborer".

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jeu

17

jun

2010

OFF : Lancement officiel de Canopedia.org, inventaire collaboratif des pratiques éco-citoyennes

Après 2 ans de développement, l’association WaToDO sera heureuse de célébrer le 30 juin prochain le lancement officiel du site Canopedia.org , inventaire collaboratif de l’éco-citoyenneté, référençant solutions, conseils et adresses permettant d’avoir l’impact le plus positif possible sur l’homme et l’environnement dans tous les actes de la vie quotidienne.

Resté encore confidentiel du grand public, le projet va maintenant pouvoir prendre son envol.

 

Grâce à un CMS inédit, développé par Baptiste Durand-Bret, et permettant de créer des listing classés de manière arborescente par rubriques, trouver et diffuser des solutions éco-citoyennes est désormais aussi facile qu’un jeu d’enfant.

 

Dès maintenant, accédez à déjà plus de 3000 conseils pratiques, inscrivez-vous sur le site, devenez membre de la communauté des contributeurs et faites croître la base de données en y ajoutant facilement vos solutions, astuces et adresses éco-citoyennes.

Afin de fêter l’évènement et de remercier les personnes qui nous suivent et nous soutiennent, un pot de lancement aura lieu mercredi 30 Juin à 17h à l’école Telecom Bretagne de Brest où nous vous y présenterons le projet et ses usages en détail.

 

N’hésitez pas à diffuser cette information autour de vous et à venir nombreux, tout le monde est le bienvenu.

 

Sylvain Blond, président de l’association WaToDO.


Canopédia est un projet soutenu par la ville de Brest dans le cadre de l’Appel à projet multimédia du Service Internet et Expression Multimédia et du “Coup de pouce” du Service Jeunesse.


Un site sous licence libre.

 
Un évènement en OFF du forum qui se tiendra le mercredi 30 juin à 17h.

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jeu

17

jun

2010

Interview de Marc Alphandéry du Mouvement pour l’économie solidaire (MES)

Philippe Cazeneuve : Peux tu te présenter et présenter les structures et projets de l’ESS auxquels tu participes ?


Marc Alphandéry : Je milite depuis longtemps pour une économie alternative et solidaire. Habitant en région Provence côte d’Azur, je suis administrateur de l’agence provençale pour une économie alternative et solidaire (APEAS) et d’Alliance Provence réseau régional des AMAP ; je suis également membre du bureau et porte parole de MIRAMAP, mouvement interrégional des AMAP.

Enfin je suis responsable du projet de base de données des initiatives économiques et solidaires (BDIS) porté aujourd’hui par le mouvement pour l’économie solidaire (MES). Je suis donc très sensibilisé au développement du travail collaboratif au sein des réseaux dans lesquels je milite. Le projet BDIS –cartographie nationale des initiatives solidaires) a pour objectif de promouvoir l économie sociale et solidaire dans sa diversité et de mettre en lien les acteurs de l’ESS. Ingénieur en informatique, je me suis tout naturellement investi depuis 10 ans dans les TIC en essayant de les mettre au service de l’économie solidaire. Je souhaite faire lien entre le projet BDIS et les autres initiatives existant à l’échelle nationale ou territoriale. Pour ce faire, avec le MES, nous avons monté un groupe de travail sur les TIC et l’ESS rassemblant des initiatives associatives, et des acteurs institutionnels afin de réfléchir aux synergies qu’il est possible de mettre en œuvre pour promouvoir l’ESS en s’appuyant sur les TIC.

 

Philippe Cazeneuve :  Tu interviens mercredi matin dans la rencontre « Collaborer : Economie sociale et solidaire et TIC », peux-tu nous donner un avant-goût des idées que tu souhaites développer dans ta présentation ?

 

Marc Alphandéry : La coopération dans tous ses états (économique, politique, technique) est un principe et une nécessité pour les acteurs de l’ESS. Elle fait partie des valeurs essentielles portées par l’ESS : coopération, réciprocité, solidarité. C’est une nécessité politique pour montrer en quoi l’ESS porte la vision d’une autre société, une nouvelle façon de vivre ensemble. La coopération permet d’accroître la visibilité de l’ESS. C’est une nécessité économique, car les acteurs de l’ESS connaissent aujourd’hui une faiblesse structurelle ne leur permettant pas d’avoir une pérennité économique. La création de partenariats économiques est vitale pour ces structures.

 

Lors de l’atelier, les participants exprimeront en quoi la coopération est une nécessité pour leurs structures. Ils présenteront les coopérations internes et externes qu’ils ont su développer et celles qu’ils souhaitent développer. Ils évoqueront les freins et les leviers associés à ces modes de coopération. Nous souhaitons surtout profiter de cette espace pour mettre en lien les acteurs, mutualiser nos expériences et si possible co-construire ensemble des projets.

 

  

Voir aussi l’article de MARC sur @-Brest présentant la BDIS : http://www.a-brest.net/article6189.html

 

La session se tiendra le jeudi 1er juin à 10h30 à 12h30 dans le cadre de la rencontre "Collaborer".

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17

jun

2010

Atelier : Parcours Emploi Coopératif Intercités (PECI) et Ateliers TIC dans les Cités

Initiative présentée lors du Forum des Usages 2010 (mercredi 30 juin)


Le projet de Parcours Emploi Coopératif Intercités (PECI) est l’un des 5 lauréats de l’appel à projet Tic’Actives. Le Parcours a été créé par l’Association des Cités du Secours Catholique (ACSC), pour des personnes accueillies dans les centres d’hébergements de l’ACSC. Le Parcours a pour objectif le retour à l’emploi, via une dynamique collective et un travail sur différents "freins à l’emploi", notamment des ateliers de formation au numérique. L’Ansa intervient sur la partie "numérique" du projet.

Objectif :

  • Former les personnes du parcours au numérique et à ses usages
  • Rendre plus efficace la recherche d’emploi du public PECI
  • Sensibiliser au numérique d’autres personnes en centre d’hébergement


Description :

Le PECI est un parcours qui dure 6 semaines, à temps plein, et qui a pour but le retour à l’emploi d’un groupe de personnes résidant dans des centres d’hébergement d’Ile-de-France. En plus des animateurs qui suivent les personnes et la dynamique de groupe, des intervenants extérieurs développent des ateliers de découverte métiers, préparation à la recherche d’emploi, d’expression et de travail sur l’image de soi, et de sensibilisation au numérique. La dynamique collective permet une remobilisation des personnes, indispensable à la réussite de leur projet. L’Ansa travaille avec l’ACSC principalement sur les ateliers TIC, dispensés par un formateur de Réseau 2000. Une deuxième phase du projet est de diffuser des ateliers au numérique dans 2 Cités pilotes (centres d’hébergements) d’Ile-de-France. Cette phase est en cours de définition.

Échéances principales :

  • 12 avril 2010 : démarrage du premier PECI intégrant les ateliers TIC
  • juin, septembre et novembre 2010 : démarrage des PECI 2, 3 et 4
  • juin 2010 : démarrage de la 2ème phase (formation des animateurs TIC dans les cités pilotes)

 

Porteur de projet : Association des Cités du Secours Catholique

Territoire :


Ile-de-France
Contact : Bettina COLLINS
bettina.collins@acsc.asso.fr

Public visé :


Personnes accueillies dans les Cités du Secours Catholique (publics en grave difficulté économique, familiale)

Partenaires :


Le Parcours est principalement financé par le Fonds Social Européen et par l’ACSC.

L’ANSA apporte un soutien en ingénierie de projet, notamment sur la partie évaluation, et un soutien financier pour les Ateliers TIC (source : financement Microsoft).

Microsoft France, en plus du financement via le programme Tic’Actives, met à disposition des ordinateurs et des clés USB pour le PECI et les Cités pilotes.

Contact : Solidarites actives : Marion Liewig

 

L'atelier se tiendra le mercredi 30 juin de 14h à 16h30 dans le cadre de "Internet, multimédia et insertion sociale".

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jeu

17

jun

2010

Atelier : L’Esp@ce Mobile, l’internet pour tous en sud Charente

L’Esp@ce Mobile

Le projet d’Esp@ce mobile est l’un des 5 lauréats de l’appel à projet Tic’Actives. L’Esp@ce Mobile est un bus aménagé en Espace Public Numérique, animé par 2 formateurs. Il parcourra le pays Sud Charente pour former les habitants, et notamment les personnes en insertion, à l’utilisation des outils numériques.

 

L’Esp@ce Mobile - Le numérique pour tous en Sud-Charente

Objectif :


Lutter contre la fracture numérique en Sud Charente Aller vers les personnes pour les former au numérique (utilisation ordinateur et internet) en vue de favoriser leur insertion sociale et professionnelle et leur autonomie dans l’usage du numérique

 

Description :


L’Esp@ce mobile proposera des animations et des modules d’initiation et de formation aux usages numériques dans tout le pays sud Charente. Le bus est équipé d’une connexion satellite et de 10 postes de travail. Une "valise" de 10 mini-PC permet aux 2 animateurs de donner en même temps les formations, dans et hors du bus. Les publics visés sont très variés : les enfants (animations dans les écoles primaires et les centres aérés), les demandeurs d’emploi et personnes en insertion (formations dans des lieux Relais de services publics), les salariés en chantier d’insertion (formations sur les lieux de chantier) et le grand public, avec des animations ouvertes à tous, dans 8 communes du pays .

mi juillet : livraison du bus aménagé Septembre 2010 : lancement du projet sur l’ensemble du Pays Sud Charente

 

- Porteur de projet

Structure : Espace Public Multimédia du Montmorélien

 

Territoire :

 

Pays Sud Charente (Région Poitou Charente)
Contact : Didier Jamot ou Nicolas Vauzelle Tel : 05 45 97 82 03

Rural en voie de désertification
Courriel : espace-mobile16@orange.fr Blog : www.blog.espace-mobile.org
Site web : www.espace-mobile.org

 

Public visé :


Salariés en chantier d’insertion, demandeurs d’emploi, enfants et grand public

 

Partenaires :


La Région Poitou Charente finance la construction du bus, via des financements européens.

Le Pays sud Charente, les communautés de communes et le collège Antoine Delafont soutiennent le projet, mettent à disposition des locaux et investissent dans les activités de l’EPN

Microsoft France a donné des licences logiciels et du matériel pour le bus, ainsi qu’un financement via le programme Tic’Actives

L’ANSA apporte un soutien financier (source : subvention Microsoft) et un soutien en ingénierie de projet

 

En savoir plus : l’interview de N. Vauzelle sur l’espace multimédia du collège Antoine Delafont

 

L'atelier se tiendra le mercredi 30 juin de 14h à 16h30 dans le cadre de "Internet, multimédia et insertion sociale".

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mer

16

jun

2010

Interview de Julien Bellanger, PING

La Malette Interactive Artistique Multimedia : un outil pédagogique à vocation artistique.


  

Julien Bellanger de l’association PING, est notamment en charge des ressources pédagogiques dédiées à la création numérique.

 

Service Internet et Expression Multimédia : Pouvez vous présenter PING ?

 

Julien Bellanger : PING association ressource et pépinière de projets innovants, PiNG conseille, accompagne et impulse des initiatives qui permettent d’identifier, d’expérimenter et d’évaluer les usages sociaux et culturels du multimédia. Le projet associatif se décline autour de quatre pôles de compétences : Accompagnement, Formation, Création, Territoires & Réseaux. En 2008, l’installation au sein d’un nouvel équipement, le Pôle associatif du quartier du Breil à Nantes, marque un temps fort dans le développement de l’association. Dans ce lieu, PiNG dispose d’espaces adaptés pour développer actions et ressources en direction de ses publics : ATELIERS, FORMATIONS, WORKSHOP, PEPINIERE PROJETS, ESPACE RESSOURCES.

Service Internet et Expression Multimédia : Comment êtes vous structurés ?

 

Julien Bellanger : L’association PING est composée d’un bureau, et est animée par 4 salariés permanents. Nous accueillons de plus à la rentrée une personne en Service Volontaire Européen pour 1 an : une médiatrice issu du medialab-Prado, avec qui nous échangeons au sein du dispositif labtolab depuis 1an.

 

Service Internet et Expression Multimédia : Au forum des usages vous animerez une rencontre pour présenter la MIAM, qu’est ce que la MIAM ?

 

Julien Bellanger : La Malette Interactive Artistique Multimedia est un projet porté par les associations Labomedia (Orléans) et Ping (Nantes). La MIAM est constituée d’un ordinateur et équipée des périphériques les plus couramment utilisés dans les dispositifs et instruments interactifs (capteurs divers, webcam, joystick, wiimote, carte arduino, …). Cette malette est ainsi destinée à être tant un outil pédagogique qu’un instrument/système à vocation artistique.

 

Service Internet et Expression Multimédia : Vous avez des retours d’expériences sur l’utilisation de cette mallette ?

 

Julien Bellanger : On en est au début de son déploiement (même si la notion de ressources, de sa transmission et des usages pédagogiques, créatifs, originaux est au cœur des activités de PING et LABOMEDIA ), il s’agit de réunir aussi un ensemble d’acteurs vers cet objectif commun (artistes, médiateurs, ... ). Des expérimentations dans des cadres différents ont eu déjà lieu depuis Janvier 2010 : http://lamiam.fr/miam-tour/

 

Service Internet et Expression Multimédia : C’est la 3ème fois que PING participe au Forum des usages, quelles sont vos attentes pour cette nouvelle édition ?

 

Julien Bellanger : Ce moment a toujours été à la fois un moment de bilan d’actions que nous développons ( mémocité, audacité, ... ) et de retours réflexifs et partagés sur l’impact de ces initiatives ; et à la fois un espace de dynamisme qui a souvent permis d’impulser de nouvelles envies (intelligence collective ? )

 

Pour en savoir plus :

La rencontre se tiendra le mercredi 30 juin de 17h à 18h30.

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mer

16

jun

2010

Interview de Armel Menez, Maison des Minéraux à Crozon

Comment mutualiser des informations sur la géologie régionale ?


 

Armel Menez travaille à la Maison des Minéraux (association Centre Régional d’Etude et de Promotion du Patrimoine Naturel), une structure d’éducation à l’environnement et au développement durable spécialisée dans les géosciences. Elle est située en presqu’île de Crozon dans le Finistère. Elle propose des animations toute l’année à différents publics et développe de nombreux projets.


Les missions d’Armel sont plurielles : animations scientifiques, gestion du parc informatique et des sites web de la structure, formation en logiciels libres, conception d’exposition, chargé de communication et enfin développeur, coordinateur de projets "multimédia et patrimoine" (projet Territoires Sonores ).

Service Internet et Expression Multimédia : D’où est venue l’idée du projet "portail géodiversité.net" ?

 

Armel Menez : L’idée est née avec l’apparition des premières applications cartographiques sur le web, il y a environ 5 ans. Parcourir (virtuellement) la Terre entière était devenu possible. De nouveaux usages commençaient à fleurir ici et là sur le web et cela renforcait l’idée de créer une médiathèque collaborative sur le thème des géosciences.

L’idée était de donner à VOIR la diversité des roches sur la Terre, de comprendre leurs origines mais aussi au délà du web de donner envie de SORTIR sur le terrain, de découvrir les sites géologiques de son territoire, de sa région.

 

Service Internet et Expression Multimédia : En quoi consiste ce portail ?

 

Armel Menez : Géodiversité.NET est donc un espace de mutualisation d’informations sur la géologie régionale basé sur une application cartographique. L’outil permet de géoréférencer des médias (photographies, vidéo, son, etc.) sur une carte dynamique mondiale. Les médias peuvent être indexés par des mots clés, commentés, légendés catégorisés par les contributeurs. A terme, nous pourrons avoir une "image" de la géologie de son territoire au travers des contributions.

Le portail propose des contenus ouverts. Les médias, les informations publiés par les contributeurs sont proposés sous licence Creative Commons. Les contenus peuvent donc être réutilisés, modifiés, améliorés. L’exportation des données est également possible sous différents formats (flux RSS,KML, etc.).

 

Techniquement nous avons dû développer l’application, le moteur du portail, en nous appuyant sur SPIP (un logiciel libre de publication pour l’internet) et l’API Google Maps. Le travail de développement a été confié à Bruno Bergot un développeur web membre de la communauté libre. Pour les besoins spécifiques de l’outil, nous avons dû créer, modifier, améliorer des plugins dont le code source est redistribué à la communauté sous licence GPL . Le moteur peut donc être réutilisé pour d’autres projets nécessitant de telles fonctionnalités.

 

Nous initions le projet à l’échelle de la région Bretagne mais l’idée fait son chemin et des acteurs nationaux commencent à s’intéresser à l’outil, au projet. L’outil permet de donner à voir les richesses du patrimoine géologique et de relier les différents acteurs. C’est aussi un outil pédagogique novateur.

 

Service Internet et Expression Multimédia : Comment est il alimenté ?

 

Armel Menez : Le portail est alimenté par les contributeurs. Que l’on soit géoscientifique ou "caillouxtologue" en herbe. Chacun contribue à sa manière en fonction de ses compétences. L’implication peut se faire de différentes manières. Un néophyte pourra poster une photo d’un affleurement, d’un cailloux, un géoscientifique pourra l’indéxer, le commenter. Le contenu est élaborer par la communauté gravitant autour du projet.

 

Nous effectuons une passerelle avec le portail des Sciences de la Terre et de l’Univers de Wikipédia pour le glossaire des termes géoscientifiques. L’internaute peut donc approfondir ses recherches.

 

Service Internet et Expression Multimédia : Avez vous déjà identifié des freins, des facteurs de réussite pour mener à bien le projer ?

 

Armel Menez : Le projet vient de démarrer, difficile de faire le bilan pour l’instant. Le projet est unique sur le territoire français (je n’ai pas fait de veille dans les autres pays) et il répond à une demande forte des acteurs nationaux. On va diffuser l’information dans les réseaux, les universités, les écoles, les associations d’Education à l’Environnement (etc.) pour présenter l’outil et étendre la dynamique.

 

Service Internet et Expression Multimédia : Vous participez au forum pour la 3ème fois, qu’attendez vous précisément de ces rencontres ?

 

Armel Menez : Un moment attendu pour présenter les projets en cours et rencontrer, échanger avec les acteurs, croiser les expériences. Nous présenterons le portail lors des rencontres du mercredi et également durant le OFF .

 

Pour en savoir plus :

La rencontre se tiendra le mercredi 30 juin de 17h à 18h30.

 

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mer

16

jun

2010

Atelier : La création d’un EPM au Collège de Montmoreau Saint Cybard (Charente)

Un projet présenté par M. Vauzelle le mercredi 30 juin au Forum des Usages Coopératifs 2010.


 

1.Genèse du projet

 

1.1. Pourquoi au collège Antoine Delafont ?


Le projet de l’espace public multimédia du Montmorélien (EP3M) a été créé dans le cadre de l’ouverture des collèges vers la population et de la mutualisation des moyens .

 

A titre expérimental, en accord avec l’Inspection Académique, le CDDP 16 et le Conseil Général de la Charente, l’EPN a été mis en place en septembre 2007 à l’intérieur de l’établissement. Il fonctionne pendant et hors temps scolaire et est ouvert à l’ensemble de la population. Il est situé dans une salle créée à cet effet dans le hall d’entrée du collège. L’EP3M est une section de l’Amicale jeunesse de Montmoreau, association loi 1901 . Il emploie un personnel de droit privé à temps complet .

1.2. Services proposés et partenariats


L’EP3M initie aux outils numériques toutes les personnes qui le désirent. En tant qu’espace Netpublic, il est habilité à délivrer le Passeport Internet Multimédia (PIM) ainsi que le B2i adultes .

Ce premier projet a été financé par différents partenaires : le Conseil Régional Poitou-Charentes, le Conseil Général de la Charente, la Communauté de Communes du Montmorélien, la commune de Montmoreau et l’Education Nationale par le biais du collège (travaux, maintenance, viabilisation, coresponsable du projet).

Actuellement, une convention entre le collège et l’EP3M gère son fonctionnement et les responsabilités de chacun. Les personnels de l’EP3M sont placés sous la tutelle du Principal du collège. Les personnels et les parents d’élèves qui font partie du CA du collège sont membres du comité de Pilotage de l’EP3M.

 

1.3. Le projet de l’EPN mobile


Après deux années de fonctionnement très positif de la structure, les membres de l’EP3M se sont demandé comment amplifier le rayonnement des actions de l’EP3M sur tout le territoire Sud Charente qui malheureusement cumule deux handicaps majeurs : une fracture sociale de plus en plus importante et une fracture numérique liée à cette fracture sociale mais également au fait que le secteur possède de nombreuses zones non desservies par le haut débit (zones blanches).

Suite à différentes réunions avec les élus du Sud Charente, l’EP3M et le collège ont proposé la mise en place d’un EPN mobile pour palier aux manques de salles de formations numériques et pour lancer une véritable action d’insertion numérique pour tous sur tout le territoire.

Ce projet a été validé par tous les partenaires qui sont les suivants : l’Europe (Féder), l’Etat, l’Education Nationale par le biais du collège, le Conseil Régional Poitou-Charentes, le Conseil Général de la Charente, le Pays sud Charente et les 5 communautés de communes qui le composent. Il a un coût total en investissement et en fonctionnement sur trois ans de 286 000 €.

 

Dans le cadre de l’appel national à expérimentations 2009 Tic’Actives « Pour un numérique au service de la solidarité », lancé par l’Agence Nouvelle des Solidarités Actives (ANSA) sous le parrainage de Martin Hirsch, le projet de l’EPN mobile a été primé et a reçu une subvention de 17 500 € et un accompagnement en ingénierie.

Actuellement, l’EP3M emploie 3 personnes, reçoit 150 personnes par semaine. L’EPN mobile va être mis en circulation en septembre 2010 mais des animations et des actions de formations sont possibles depuis janvier 2010 (sur les chantiers d’insertion, pour des tournages ...) et proposera des animations jeunesse sur les 5 communautés de communes du Sud Charente cet été (Eté actif et centres de loisirs).

 

2. Offres de services

  • Appropriation des TIC sur le territoire (animations grands publics sur les 5 CDC, animations dans les écoles).
  • Aide aux dispositifs de qualification des citoyens (animation dans les chantiers d’insertion, les relais de service public).
  • Développement des services en ligne et notamment de l’administration électronique.
  • Développement économique (possibilité de création de sites internet, d’outils de communications, partenariat avec des centres de formation, avec les chambres consulaires).

 

3. Poursuite du projet et demande de mécénat de la part du Crédit Agricole.

 

Le projet est bien accepté par de nombreux partenaires sociaux qui vont faire appel à l’EPN mobile (chantiers d’insertion, relais de services publics, missions locales, pôle emploi ...). La prestation sera facturée à un coût modique en raison du public visé, des subventions reçues et des conventions avec les différents partenaires.

 

En savoir plus sur l’Epn Mobile et l’Internet pour tous en Sud Charente

 

L'atelier se tiendra le mercredi 30 juin de 14h à 16h30 dans le cadre de "Internet, multimédia et insertion sociale".

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mer

16

jun

2010

Session Eduquer : Réseaux sociaux, blogs, espaces collaboratifs : la co-production avec les étudiants

Associer les étudiants à la société de la connaissance.


  

Au cœur du Forum des Usages Coopératifs, une session thématique permettra d’approfondir les échanges autour des transitions dans l’éducation sur 3 matinées.

 

« Entreprendre ensemble » sera abordé sous l’angle des communautés qui prennent de l’ampleur autour de l’éducation et de la formation.

Communautés d’enseignants qui structurent les échanges et la co-production de contenus, de manuels, de pratique dans les différentes disciplines, mais également les communautés informelles autour des réseaux sociaux ou de twitter qui permettent d’échanger autour des pratiques.

 

« Innover ensemble » sera décliné autour des pratiques innovantes, comme l’apparition de communautés de pratiques d’étudiants, l’écriture collaborative de manuels ou le développement de formations collaboratives destinés aux enseignants.

Suite à la première matinée consacrée aux communautés de pratiques entre enseignants , nous nous pencherons sur celles qui se créent avec les étudiants.

 

Différentes opportunités sont actuellement explorées pour permettre aux étudiants de s’exprimer de manière ouverte et coopérative au sein de leur parcours de formation, que ce soit au travers d’espace collaboratifs institutionnels, d’espaces de cours ouverts, dans le cadre de leur préparation à l’insertion professionnelle ...

 

Cette approche ouverte modifie les relations entre les intervenants dans cette construction, brouille les frontières entre temps d’étude et activités parallèles. A contrario , des éléments communs se dégagent : la nécessité d’un accompagnement, la nécessité de clarifier des règles minimales dans les différents espaces autour de la production de contenus, tout en encourageant la diversité.

 

Elle place également la question de l’Identité Numérique et de sa construction au cœur du débat.

Pour nous aider à avancer dans ce débat, des intervenants de différents horizons témoigneront de leurs expériences :

Et pour démarrer le débat, nous vous proposons 3 problématiques :

  • Pourquoi et comment amener les étudiants à l’usage des outils coopératifs ?
  • Quels espaces proposer et comment accompagner les étudiants pour développer la prise de parole ?
  • Quels sont les liens, les interactions entre les apprentissages formels et informels ? entre espaces institutionnels et externes ?

Une chose est sûre, dans ces nouvelles constructions de coopération, nous sommes tous apprenants, et tout le monde peut participer au débat. N’hésitez pas à consulter et à compléter la page de la session sur le wiki du forum .

 

Cette session se tiendra le jeudi 1er juillet de 10h30 à 12h30.

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mer

16

jun

2010

Interview d’Emmanuel Maugard, président des Clionautes

En formation, il est possible d’entreprendre et d’innover ensemble.


 

Emmanuel Maugard est président des Clionautes, professeur d’histoire-géographie en collège, à Clisson située à une trentaine de kilomètres de Nantes, formateur TICE-Histoire-Géographie en formation continue et pour professeurs débutants. Il participera à la première matinée de la session « En Formation, il est possible d’entreprendre et d’innover ensemble » du Forum des Usages Coopératifs.

Emmanuel Maugard, vous êtes le président des Clionautes, pouvez-vous nous décrire votre association ?


L’association des Clionautes a pour but la diffusion des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement de l’histoire et de la géographie ainsi que la défense et la promotion de l’enseignement de l’histoire, la géographie, l’éducation civique, juridique et sociale. Ainsi elle s’engage :

  • A rassembler les personnes désirant partager leurs compétences dans les TIC au service d’une pédagogie en Histoire Géographie Education civique, disciplines scientifiques et de formation, fondée sur l’autonomie, la responsabilisation, l’interactivité et la participation ;
  • A développer l’esprit de mutualisation entre les membres mais aussi au service de l’ensemble de la communauté éducative : par la production et le partage de ressources TIC libres de droit, par le partage des savoirs et de l’expérience « de pair à pair », par la veille pédagogique, la rédaction de comptes rendus de lecture, d’évaluation de produits TIC (logiciels, DVD, CD-ROM etc..).

Nous avons ainsi tous une galaxie d’activités montrée par la présence d’un site portail et d’une série de sites :


Galaxie des Clionautes

Pour la mutualisation, nous avons des sites proposant des ressources :

  • Pour le collège et le lycée : Clio-collège et Clio-lycée ;
  • Des comptes rendus critiques de livres et de supports multimédia d’histoire, de géographie et de pédagogie la Cliothèque ;
  • CinéHig : un site consacré au cinéma et à l’utilisation de la vidéo en classe ;
  • Cliophotos : un site d’images commentées libres d’utilisation pour usage pédagogique ;
  • Le labo , une revue en ligne bimestrielle, cette revue propose des approches pédagogiques thématiques autour des Tic et de l’enseignement de l’histoire et de la géographie.
  • A destination des élèves de collèges :
  • Deux blogs à destination des collégiens sont alimentés par quelques clionautes : le blog "Histoire géographie et Education civique au collège" et le blog "Carnet de vocabulaire" ;
  • Le site Cap Brevet réalisé avec les deux associations Weblettres et Sésamaths propose des conseils et des annales corrigées des sujets de Brevet. Nous avons également des outils de discussions et de diffusion .
  • Le Ning est un réseau social où les internautes peuvent trouver de façon très réactive des discussions, des propositions des Clionautes qui s’inscrivent ;
  • La liste de diffusion H-Français , hébergée par le réseau H-Net (liste de discussion francophone sur l’enseignement de l’histoire, la géographie et l’éducation civique). Cette liste, fondée en 1996, rassemble à ce jour environ 1800 abonnés ;
  • Une liste de discussion interne réservée au seuls clionautes ;
  • Un facebook et un compte twitter.

Des outils pour la veille informationnelle :

Actuellement, nous travaillons à continuer à faire vivre les outils présents et à en proposer de nouveaux à travers une réflexion sur les outils Web2. Nous réfléchissons également à faire dans un avenir proche des propositions de formation pair à pair avec une plate-forme style Moodle. Une réflexion est menée aussi pour améliorer le classement et l’indexation de nos ressources et notre portail.

 

Vos préoccupations actuelles ?


Nos difficultés actuelles sont de redynamiser notre liste de diffusion et notre site à destination du lycée qui n’a jamais pris réellement de l’ampleur faute de contributeurs : les changements de programmes en lycée pourraient le permettre et créeront un besoin important. Une prise de position commune face aux nouvelles réformes du ministère nous a posé également problème l’année dernière faute de consensus même si certaines inquiétudes sont largement partagées face à la réforme de la formation des enseignants.

 

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur l’évolution des Clionautes et vos objectifs ?


L’association s’est développée et a créé une galaxie d’outils de mutualisation. Différentes groupes travaillent pour nourrir ces différents espaces et n’ont pas forcément les mêmes outils de communication et d’échanges.

 

Mon premier objectif est de rétablir la sérénité dans l’association qui a subi quelques remous : montrer que chacun a sa place dans l’association que ce soit le féru de web 2 à l’affut de la moindre évolution pour la tester et voir son intérêt pour les collègues (un groupe se constitue pour y travailler), à la personne dont l’activité est la critique de livres à travers les compte-rendus de lecture en ligne.

L’idée est également de redynamiser la liste en envoyant des courriels sur une veille twitter et les travaux du Ning pour établir des liens entre nos différents moyens d’information et d’échange pour éviter de séparer les différents groupes qui y participent.

 

Il me parait également essentiel de continuer à développer nos liens et nos projets communs avec Sesamath et Weblettres, des associations amies. Nous avons beaucoup à apprendre en travaillant ensemble, pour échanger sur nos réussites et nos difficultés. L’idée est aussi de développer la transdisciplinarité. Le problème à ce sujet est de trouver du temps et de nouvelles personnes pour travailler.

 

La session se tiendra le mercredi 30 jin de 10h30 à 12h30.

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mer

16

jun

2010

Interview de Monique Argoualc’h, Dispositif Relais de la Rive Droite

  Quand des jeunes en décrochage scolaire deviennent professeurs pour des personnes très agées.

 

Rencontre entre des jeunes et des anciens autour d’Internet


Monique Argoualc’h est enseignante au Dispositif Relais Rive Droite à Brest.

 

Service Internet et Expression Multimédia (IEM) : Pouvez-vous nous présenter ce qu’est un Dispositif relais ?

 

Monique Argoualc’h : Un dispositif Relais ou classe relais est une structure installée dans un collège, et qui accueille des collégiens et collégiennes en décrochage scolaire. Le décrochage scolaire se manifeste de différentes manières : absentéisme, incivilités, violences, repli sur soi, démotivation. La mission des classes relais est de remobiliser et resocialiser les élèves pour les apprentissages afin qu’ils puissent réintégrer de manière durable un parcours de formation. Il existe 420 dispositifs relais en France.

Service Internet et Expression Multimédia (IEM) : Depuis 2003 vous menez le projet Intergénération@brest, pouvez vous nous le présenter ?
 

 

Monique Argoualc’h : Effectivement Intergener@tions a débuté en 2003. C’est un projet qui est mené en partenariat avec l’association Infini et la résidence municipale Louise Le Roux avec l’aide de la Ville de Brest dans le cadre d’un appel à projets encourageant l’accès à internet aux personnes éloignées de ce média. Chaque année scolaire, depuis 2003, 10 à 15 jeunes et une dizaine (davantage les deux dernières années) de personnes âgées s’investissent dans cette action. Dans un premier temps, les élèves sont formés par Aude Barthélemy de l’Association Infini à l’utilisation réfléchie d’Internet, puis ils reçoivent une formation de formateur. Ensuite, nous nous rendons chaque semaine (deux séances de 45 minutes) dans une résidence de personnes âgées pour initier les résidents et autres personnes âgées fréquentant la Résidence à l’informatique et à internet. Martine Le Rest, l’animatrice de la Résidence, relaie l’information. Au-delà de l’initiation, chaque année, un cadre différent ou complémentaire est proposé pour aller plus loin dans les échanges :

  • Mise en place d’un site : écrits communs, rédaction de modules de formation
  • Participation à la collecte de mémoire sur le thème « Se soigner autrefois » et mise en ligne sur un wiki initié par la ville de Brest wiki-brest
  • Création d’un blog intergénérationnel intitulé « blog@ges » . Il s’agit d’un blog bilingue français normalisé et langage SMS
  • Réalisation d’un reportage vidéo et d’un clip

A chaque séance, un élève intervient auprès d’une à 4 personnes âgées et s’adapte aux souhaits, possibilités des personnes qui lui sont confiées : visites de sites, utilisation du clavier et de la souris, courrier électronique, recueil de mémoire, écriture sur le blog, utilisation de MSN Facebook, jeux...

 

Service Internet et Expression Multimédia (IEM) : En général ce sont les anciens qui transmettent aux jeunes, ici les rôles sont inversés ?
 

 

Monique Argoualc’h : Ce projet bouscule les habitudes car les élèves sont les formateurs et prennent leur rôle très au sérieux. Avant chaque séance à la résidence, ils préparent avec l’aide de Aude le contenu. Cette année, à d’autres moments nous travaillons sur la réalisation de modules de formation à présenter sous forme de diaporamas (débuter Internet, utiliser une clé USB, MSN …). Cela représente un gros travail. Sur les temps d’ateliers à la résidence, les élèves animent, expliquent, accompagnent ; Aude, Martine, parfois Chris l’éducateur du Dispositif et moi sommes présent-e-s et suppléons les élèves en cas de difficultés. Les personnes âgées confortent les élèves dans leur rôle car elles sont en demande d’apprendre, de plus des remerciements sincères de la part des personnes âgées clôturent chaque séance. Lors du travail autour de l’ordinateur, de réels échanges culturels entre les deux générations s’instaurent, et la transmission est réciproque. Marcel est très intéressé pour apprendre le langage SMS pour « épater » ses petits enfants, Milo explique à Gaétan comment on pêchait autre fois au Conquet, Fabien fait écouter du rap à Thérèse qui suggère à Martine l’animatrice de passer cette musique entraînante dans la salle à manger...

 

Service Internet et Expression Multimédia (IEM) : Qu’est ce que cela apporte aux jeunes du dispositif ?
 

 

Monique Argoualc’h : Les jeunes qui arrivent au Dispositif Relais ont tous une image dégradée d’eux-mêmes et ils ne se croient plus capable d’apprendre. Et là on leur confie un rôle de formateur, cela signifie qu’on leur reconnaît un savoir. De plus ce rôle est réel, utile, et ils peuvent eux-mêmes mesurer l’impact de leur travail en voyant les progrès de certaines personnes âgées, ou le plaisir qu’ont les personnes âgées à être là.

 

Service Internet et Expression Multimédia (IEM) : Après 7 années d’expérience, quel bilan faites vous du projet ?
 

 

Monique Argoualc’h : Au départ la mise en place du projet intergener@tions était un peu un défi : d’une part faire se rencontrer deux mondes qui ne se côtoient sans doute jamais, même par les hasards de la vie, d’autre part faire quelque chose ensemble dans la durée, sur la base d’un échange de compétences et de connaissances. Or dès la première séance, la rencontre s’est produite : écoute, tolérance face aux différences, respect. Environ cent élèves ont participé à ce projet depuis 2003, certes les élèves sont « un public captif », mais aucun n’a refusé de venir or on sait que les élèves accueillis au DR savent mettre en échec des propositions faites par l’école. De plus cette année nous réalisons un second reportage qui cette fois est mené par les élèves, ils interviewent les personnes âgées, d’autres personnes concernées par le projet ou s’interviewent entre eux, et par leurs questions insistantes telle que « est-ce qu’on vous explique bien ? Pourquoi vous revenez chaque semaine ? Est-ce que vous êtes contents de venir ? ... » on sent d’une part le besoin d’être reconnu et apprécié et d’autre part la fierté de faire quelque chose d’utile. Utiliser Internet dans un projet intergenerationnel est pertinent car cela bouscule les pratiques. Le bilan que je fais est bien évidemment davantage tourné vers les élèves, mais on repère aussi les progrès des personnes âgées dans l’utilisation d’Internet, leur curiosité après un temps de méfiance face à l’outil informatique. 

 

Service Internet et Expression Multimédia (IEM) : 2009 et 2010 ont été deux années de consécration en obtenant quelques prix, c’est une satisfaction pour vous ?

 

Monique Argoualc’h : En mars 2009, le projet a été retenu pour être présenté au Forum des enseignants innovants et de l’innovation éducative à Roubaix, et nous avons reçu le grand prix du Forum. 100 projets étaient sélectionnés. Puis en novembre 2009, avec deux autres expériences françaises nous avons participé au Forum mondial des enseignants innovants à Salvador de Bahia. Intergener@tions a reçu le 3ème prix lors des « Etoiles de la Créativité et de l’Innovation » qui se sont tenues à Paris le 9 décembre 2009, et notre initiative a été repérée lors de la clôture officielle de l’Année Européenne de la Créativité et de l’Innovation à Stockholmles les 16 et 17 décembre 2009.

 

Service Internet et Expression Multimédia (IEM) : Au forum des usages, vous animerez une rencontre sur le projet « Intergénération@Brest », que présenterez vous ?
 

 

Monique Argoualc’h : Le nouveau reportage sur intergener@tions (le titre sera sans doute intergener@tions, allez hop !)) sera présenté pour la première fois le 29 juin, la veille du forum, et c’est avec plaisir qu’on le présentera au Forum pour la seconde fois en présence, j’espère, d’acteurs du projet des jeunes et des vieux. Ce reportage est constitué d’images de séances à la résidence, d’interviews et d’un clip. En 2004 pour le premier reportage Jean-Luc Roudaut avait écrit et chanté une très belle chanson, et cette fois, les élèves ont proposé de la chanter avec des personnes âgées. Pour compléter cela nous avons réalisé des séances d’arts plastiques aussi sur la résidence, des jeunes et des vieux peignent ensemble des portraits. Pratiquer Internet a permis de tisser des liens et de faire autre chose ensemble.

 

Service Internet et Expression Multimédia (IEM) : Vous participez au Forum pour 3ème fois, qu’attendez vous de cette nouvelle édition ?
 

 

Monique Argoualc’h : « Innover et entreprendre ensemble » , je réponds avec plaisir ….. Participer au Forum est une belle opportunité d’une part pour présenter ce qu’on fait et avoir des retours afin de faire évoluer le projet, et d’autre part pour rencontrer d’autres acteurs qui, là où ils sont, sortent des pratiques convenues et se mettent ensemble pour chercher à améliorer le vivre ensemble.

 

Pour en savoir plus :

La rencontre se tiendra le mercredi 30 juin de 17h à 18h30.

 

 

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mar

08

jun

2010

Atelier : EPN animateur du territoire

Un article de présentation de l’atelier "EPN, animateur de son territoire" proposé par Emmanuelle Paul du Conseil Régional de Bretagne.


Voilà plus de 10 ans que les Espaces Publics Numériques de Bretagne travaillent à la réduction de la fracture numérique en proposant des activités d’appropriation des usages d’Internet et du Multimédia auprès du grand public.

Les cybercommunes sont globalement bien identifiés dans le paysage breton. Leur fréquentation est toujours aussi importante. Néanmoins, le public change et les ateliers d’appropriation des usages primaires commencent à se désertifier. Les demandes des usagers sont plus variées, concernent des domaines aussi divers que la photographie, l’écrit public, la vidéo, le Web 2.0… L’animateur est aujourd’hui face à une mutation profonde de sa fonction et de nombreuses questions se posent : Quel est aujourd’hui le rôle de l’espace dans son territoire compte tenu du développement important des usages des TIC et surtout d’Internet dans la vie quotidienne ? Comment faire en sorte de continuer des activités d’appropriation des usages primaires tout en proposant des activités en lien avec les outils de Web 2.0 ? L’animateur est-il destiné à rester enfermé dans son espace ou doit il se servir de cet espace comme un outil au service de l’animation du territoire ? Comment toucher les publics qui ne viennent pas dans l’espace ?

 

La rencontre « EPN animateur du territoire » a pour objectif d’amener une réflexion sur ce sujet, de permettre aux animateurs ou élus présents dans la salle d’échanger sur ce changement qui s’opère en ce moment dans leur espace et qu’il leur faut accompagner s’il souhaite pérenniser le service.

Pour cela, 3 animateurs sont invités à témoigner et à apporter leur vision et leur expérience :

 

Mélanie Denizot , animatrice de la Cybercommune – Cyber Base de Saint Trimoël (Réseau Lamballe Communauté Numérique- 22)

Présentation du projet Lip Dub

 

Louis-Julien De La Bouëre , animateur de la Cybercommune de Plouarzel (29)

Présentation des projets autour de Wiki Plouarzel , Médi@Nature , Cartopartie

 

Sarah Boulanger , animatrice à la Maison des Squares , Quartier du Blosne à Rennes (35)

Présentation du projet Carte Subjective

 

L'atelier se tiendra le jeudi 1er juillet de 14h à 16h30.

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mar

08

jun

2010

Interview de Claude Henry, Vecam et Vivagora

Claude Henry est ingénieur de formation ; mais après avoir travaillé plusieurs années dans des grandes études de prospective publique au tournant des année 60 et 70, il est devenu sociologue des techniques. Il a passé dix années dans un laboratoire de pointe du CNRS, le LIMSI d’Orsay, participant à plusieurs projets européens sur des outils numériques collaboratifs. Il a présidé durant quelques années l’association VECAM , qui fût très active dès 1995 pour mettre à jour les enjeux de la révolution numérique. Il exerce aujourd’hui la fonction de facilitateur dans plusieurs réseaux associatifs.

 

Service Internet et Expression Multimédia (IEM) : Vous portez un projet qui vise à constituer un réseau coopératif dénommé Alliance citoyenne sur les enjeux des nanotechnologies (ACEN), vous pouvez nous dire plus ?
 

 

Claude Henry : Dans ce début de siècle, le monde est engagé dans un nouvelle vague de la techno-science, celle nano-bio-info-cognito sciences et techniques. Dans ce champ de ce savoir hypercomplexe, le débat citoyen est particulièrement difficile ; mais ce qui s’est passé depuis vingt sur l’amiante, puis sur les OGM, le rend absolument nécessaire. Le but de l’ACEN, est de construire à usage de toute personne intéressée par les enjeux des nano-technologies une information permettant un débat de qualité, en nous inspirant de ce que fait Inf’OGM sur les OGM.

IEM : Quel public cherchez-vous à toucher ?
 

 

Claude Henry : Le grand public éclairé et engagé dans la transformation sociale.

 

IEM : Quelles types d’actions mettez vous en place dans le cadre de ce projet ?
 

 

Claude Henry : Nous construisons une veille collaborative avec des personnes engagées dans des structures très variées : droits de l’homme, santé – dont santé au travail - , environnement, consommation, débat citoyen et éducation populaire, culture scientifique…

 

IEM : A quels genres de difficultés êtes vous confronté ?
 

 

Claude Henry : Trois difficultés principales :

 

1) le champ des nanos est très large, et il est difficile de l’appréhender

2) la coopération réellement opérationnelle entre associations de notre pays demande beaucoup de tact.

3) la culture numérique des cadres associatifs reste faible, au delà de l’usage du mail

 

IEM : Quelles sont les perspectives ?
 

 

Claude Henry : L’ACEN est juridiquement en train de se constituer, après avoir été initiée par l’association Vivagora. Notre coopération est engagée depuis une année, à travers un outil collaboratif à trois étages. Notre site vient d’ouvrir début juin.

 

IEM : Lors du forum vous animerez une rencontre pour présenter ACEN, quelle en sera le contenu ?
 

 

Claude Henry : Présenter les enjeux de l’ACEN ; puis l’espace collaboratif, conçu en lien étroit avec mes amis d’Outils-Réseaux, et la manière d’organiser la veille coopérative via des outils de fouille de données ; enfin le site.

 

IEM : Vous participez au Forum pour 4ème fois, quelles sont vos attentes pour cette nouvelle édition ?
 

 

Claude Henry : Rencontrer d’autres personnes engagées dans l’organisation de la veille coopérative outillée par le numérique. Discuter d’autres projets à usage associatif et citoyen – je m’intéresse aussi aux monnaies complémentaires - , des difficultés à les monter…mais aussi des joies de la réussite !!!

 

Pour en savoir plus :

 

La rencontre se tiendra le mercredi 30 juin de 17h à 18h30

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mar

08

jun

2010

Atelier : 10 étapes clés pour un site web participatif dans une collectivité locale

Un article de présentation de l’atelier "10 étapes clés pour un site web participatif dans une collectivité locale" rédigé par Florence Durand Tornare, de Villes Internet , et par Jean-Yves Vern, de e-Mégalis Bretagne qui se déroulera le jeudi 1er juillet après-midi.


Le Web collaboratif est l’un des outils contemporains les plus représentatifs de l’exigence démocratique. Ses pertinence et urgence émergent dès l’esquisse du projet collectif, quand le citoyen prend conscience de la nécessité de la dynamique de groupe. Pour rester en phase avec les moyens d’information et de communication, les élus sont invités à s’approprier ces instruments d’information, de communication, de collaboration.

Aujourd’hui le site web d’une commune ou d’un territoire peut devenir la source principale du débat public, amplifié par des satellites comme les réseaux sociaux, wiki collaboratifs, et autres outils de la mobilité.La relation citoyens-élus-administration est un enjeu de démocratie locale auquel les réseaux numériques apportent de réelles opportunités d’interactivité.

 

En introduction de cet atelier, e-mégalis Bretagne restituera les résultats de son enquête sur les sites web des collectivités bretonnes et nous tenterons d’éclairer en quoi un site local peut nourrir la continuité démocratique et comment la démocratie locale peut se renforcer avec un dispositif de plateforme citoyenne adapté aux besoins des habitants : de l’accès à l’information au suivi de la politique publique en passant par le débat et la co-construction.

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mar

08

jun

2010

Interview de Domenico Curcio, compositeur, pianiste, animateur multimédia à Tubize

Domenico Curcio, 30 ans, est compositeur et pianiste. Il est également webdesigner et animateur de l’espace public numérique de Tubize (Belgique). Rencontre avec un passionné des nouvelles technologies.

 

Service Internet et Expression Multimédia (IEM) : Vous avez développé un concept intéressant : le piano chez vous ! , pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

 

Domenico Curcio : Je cherchais un moyen de diffusion plus intéressant que MySpace alors j’ai commencé par poster des vidéos de mes compositions sur mon blog et les réseaux sociaux, ensuite j’ai donner des concerts de chez moi en direct pour finalement lancer l’idée de concerts à domicile retransmis en direct sur internet. Ça m’est venue spontanément... une suite logique à mon parcours en quelque sorte. L’envie d’ associer le réel et le virtuel, de jouer ma musique à travers le monde et surtout de partager ces moments avec le public. Vous avez un piano chez vous avec une connexion internet ? je me déplace et vous offre un concert unique en échange de votre hospitalité.

IEM : Vous avez fait le choix de diffuser vos œuvres en licence libre Creative Commons, pourquoi ce choix ?

 

Domenico Curcio : Tout simplement parce que ça me correspond tout à fait. J’étais à la Sabam avant. J’ai sorti un premier album de musique pour enfants (Classic on Toys) dans le circuit habituel et je me suis rendu compte de tous les intermédiaires et que finalement l’artiste est la plupart du temps en bout de chaîne et ne gagne pas tant d’argent qu’on voudrait nous le faire croire. (sauf quand on vend des millions de disques mais est-ce encore réalisable aujourd’hui ?). De plus, lorsque j’organisais un concert, je devais payer moi-même la sabam/sacem et je ne suis absolument pas d’accord avec cela. Je pense que la répartition des droits est faussée, le contrôle de la musique devient impossible. Personne n’a jamais pu me dire à partir de combien de diffusion de son oeuvre on pouvait en vivre.

 

Pour mon album Piano Solo, j’ai quitté la SABAM. J’utilise les licences Creatives commons qui me permettent d’être libre et protégé. J’ai abandonné l’idée de percevoir des droits à chaque diffusion de ma musique en échange d’une liberté de la jouer où je le souhaite. J’ai choisi une licence BY-NC-SA qui me permet de négocier les utilisations commerciales de mes compositions. Aujourd’hui, on peut trouver son public grâce à internet. Tout est une question de temps, d’énergie et de chance.

 

IEM : Comment est ce perçu dans le monde de la musique (musiciens, producteurs, compositeurs,…) ?

 

Domenico Curcio : Pour être honnête, l’industrie de la musique ne comprend pas le libre. Le libre n’a aucun avantage pour eux. Pourquoi offrir sa musique alors qu’on peut la vendre ? Par contre, le libre est parfait pour les artistes qui s’autoproduisent. Si on vise la télévision, les paillettes, les peoples et le top 50 alors peut être que le libre n’est pas la solution. Il ne faut pas oublier que les droits d’auteurs ne rapportent qu’après une diffusion massive de votre musique, ce qui implique des intermédiaires (éditeurs, producteurs, etc.) donc tout un business se met en place. Finalement c’est une question de choix : que recherche-t-on vraiment en faisant de la musique ?

 

IEM : Vous animerez un atelier sur le thème « Création musicale sur Internet », quel message souhaitez-vous faire passer ?

 

Domenico Curcio : Je souhaite partager ma passion, ma vision de la musique aujourd’hui et offrir un panel d’outils gratuits et de stratégies de communication pour que d’autres groupes, musiciens, compositeurs, artistes de tout bord, puissent se promouvoir et partager leurs connaissances, non seulement en musique mais dans l’art en général.

 

IEM : Quelles sont vos attentes pour cette nouvelle édition du Forum ?

 

Domenico Curcio : Comme à chaque Forum des usages, les rencontres sont passionnantes. Les débats animés, les échanges constructifs et intéressants. Bref, je rentre chez moi la tête pleine de nouvelles idées à chaque fois.

 

Pour en savoir plus :

L'atelier se tiendra le mercredi 30 juin de 14h à 16h30.

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mar

08

jun

2010

Session Inclure : Le numérique social, les travaux du groupe de travail de l’Avicca

Thierry Jouan est chargé de mission Haut-débit à l’Association des Villes Cablées (AVICCA). Il coordonne ce groupe de travail sur le Numérique social.


Complémentairement aux sujets habituellement traités par l’Avicca sur les infrastructures, l’association a souhaité travailler sur une fracture qui n’est pas géographique, mais sociale. En effet, comme le rappelle l’enquête annuelle du CREDOC (1) relative aux TIC, on note une persistance des inégalités sociales plus que géographiques dans ce domaine, et ce malgré la régularité de la progression de l’équipement et des usages.

Ce travail, pris sous l’angle très concret de l’habitat social, a pour objectif de regarder les questions de l’accès à Internet dans l’habitat social comme une des composantes de l’aménagement numérique du territoire, au même titre que la prise en compte des zones blanches à Internet ou que le très haut débit.

 

La démarche adoptée, en association avec les collectivités membres de l’Avicca, certains organismes (HLM, Caisse des dépôts et Consignations) et associations intervenant sur ces questions, consiste à confronter des retours d’expériences, sur la base d’initiatives concrètes, afin d’illustrer les possibilités d’actions et nourrir la réflexion des collectivités qui souhaitent s’engager sur ce type de projet.

Quatre principales thématiques se distinguent :

  • l’accès à Internet : un premier groupe de travail (décembre 2008) a permis de présenter les premiers retours d’expériences de collectivités et de gestionnaires de parcs social qui se sont directement impliqués dans la mutualisation de l’accès et des services, complétés par l’avis de la Caisse des dépôts et Consignations ;

 

  • l’aide à l’équipement : un second groupe de travail (mai 2009) a permis, après un rappel de la législation en vigueur sur le recyclage (directive D3E, convention de Bâle, etc…), de présenter des initiatives de collectivités ayant pour but de favoriser l’accès aux équipements pour les habitants (fourniture en ordinateurs recyclés, etc…). Ces présentations ont été complétées par l’avis d’une structure de reconditionnement d’ordinateurs et de la Délégation aux Usages de l’Internet ;

 

  • les services collectifs en habitat social : un troisième groupe de travail (février 2010) a permis, sur la base de retours d’expériences de collectivités engagées dans un projet de ROIP (Réseaux Ouverts d’Initiative Publique) impactant des logements collectifs, de présenter les différents types de services qu’il est possible de fournir et de connaître la valeur ajoutée de ce type de services vis-à-vis des bailleurs sociaux. Ces présentations ont été complétées par l’intervention d’un opérateur privé offrant ce type de service et par des représentants de bailleurs sociaux ;

 

  • l’accompagnement des usagers : ce groupe de travail, organisé dans le cadre du forum des usages collectifs de juin/juillet 2010 portera sur les dispositifs d’accompagnement mis en œuvre par les collectivités (complémentairement aux actions décrites précédemment) pour sensibiliser et accompagner les usagers. Les premiers retours d’expériences mettent en exergue l’importance que revêt l’accompagnement dans la pérennisation de l’action menée et dans l’appropriation des usages par les usagers.

Simultanément à la tenue de ces travaux, (un Wiki a été ouvert sur le sujet).

 

(1) : rapport CREDOC sur la diffusion des TIC dans la société française (2009) : http://www.arcep.fr/uploads/tx_gspublication/ etude-credoc-2009-111209.pdf

 

La session se tiendra le jeudi 1er juillet de 10h30 à 12h30.

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mar

08

jun

2010

Interview de Xavier Mérour, géolocalisation collaborative à Yverdon les bains

La tendance actuelle du web est d’être un espace d’échange et d’expression multimédia. De nombreux services grand public voient le jour, tant en mobilité que sur le web. Les collectivités s’inscrivent elles-mêmes dans ce mouvement et y trouvent un moyen de relever de nouveaux enjeux territoriaux.

 

L’Association pour le Système d’Information du Territoire Vaudois www.asitvd.ch explore actuellement des processus de démarche collaborative autour de l’objet "carte" pour créer du sens, des échanges et de la connaissance sur un territoire. Le projet de "Gestion collaborative du domaine communal" en est un exemple.

 

Une interview de Xavier Mérour qui participera à distance à la session cartes ouvertes du Forum des usages coopératifs.

Cécile Bothorel : La commune d’Yverdon Les Bains a lancé un projet de géocollaboration entre les habitants et les Services Techniques. En quoi consiste l’initiative ? D’où est venue cette idée ?


Xavier Mérour : L’objectif est de créer un espace collaboratif en ligne entre les citoyens d’une commune et les services techniques de celle-ci pour faciliter le signalement d’un dysfonctionnement ou une dégradation sur le domaine public. Actuellement en test grandeur nature sur la commune d’Yverdon-les-Bains, deux thématiques sont disponibles : l’éclairage public et les places de jeux. Ainsi le citoyen peut directement sur une interface cartographique signaler un problème associé à une thématique qui sera notifié au service technique concernée. A charge de ce dernier de répondre au signalement et de faire le nécessaire sur le terrain pour corriger ou améliorer l’objet signalé. Une fois fait, le citoyen est averti que son signalement a été traité.

 

A la différence d’un signalement classique par téléphone ou email, l’interface permet à tout citoyen de connaître les signalements en cours sur le territoire communal, et donc de partager une vision commune à tout moment. Ceci évite également d’avoir plusieurs signalements successifs pour un même problème identifié.

 

C.B : Comment le projet est-il accueilli par les habitants ?

 

X. M : Les premiers retours montrent que les habitants d’Yverdon-les-Bains sont enthousiastes pour ce type de démarche, qui permet entre autre de mieux exprimer certaines préoccupations du quotidien auprès de la commune. C’est donc un point très positif pour les deux parties.

 

C.B :  Comment ce projet a-t-il été mené à bien ? Comment impliquer les habitants ?


X. M : Y’a-t-il eu des difficultés particulières pour concrétiser l’idée ? Sur une idée de l’ASIT VD (Association pour le Système d’Information du Territoire vaudois), un travail de diplôme a été confié à un étudiant de la HEIG-VD (Ecole d’Ingénieur du canton de Vaud, filière géomatique) au printemps 2009 pour la réalisation du prototype. La commune d’Yverdon, très intéressée, a rapidement rejoint le projet et a souhaité y prendre une part active. C’est ainsi que le travail de l’étudiant s’est transformé en projet opérationnel avec la réalisation d’une version fonctionnelle pour un test grandeur nature, actuellement en cours (mars-septembre 2010).

 

L’implication des habitants a pu se faire grâce à un travail de communication via les médias locaux avant tout (télévision, journal de la commune, journaux). Le bouche à oreille aidera sûrement à mieux faire connaître l’interface.

 

C.B : Quelles enseignements tirer de cette initiative ? Quels conseils donner aux communes qui souhaiteraient se lancer dans l’aventure ?


X. M : Ce projet montre que l’Internet et les démarches participatives en ligne dessinent de nouveaux horizons pour la gestion d’un territoire donné (à l’image d’une commune). Cela modifie les interactions entre les acteurs (habitants, services techniques,...) vers une forme d’intelligence collective qui profite à tous.

 

Bien sûr, tout est encore à construire, ce projet n’est qu’un galop d’essai qui doit être consolidé. Pour gagner en interactivité et crédibilité, d’autres thématiques devront être ajoutées sur l’interface (déneigement, nid de poule, signalétique routière, tags,...).

 

C.B : Quelles sont les évolutions prévues ?

 

X. M : A l’heure actuelle (mai 2010), l’interface est en pleine phase de test, il est donc encore trop tôt pour envisager les évolutions. Bien entendu, plusieurs idées circulent déjà, comme par exemple l’extension du service aux terminaux mobiles (Iphone, androïd,...) afin d’utiliser l’interface directement sur "le terrain" en intégrant l’usage du GPS et appareil photo disponibles sur tous les mobiles récents.

 

Liste de liens :

 

La session se tiendra le mercredi 30 juin de 10h30 à 12h30.

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mar

01

jun

2010

Interview de Laure Daudin, doctorante en deuxième année de Gestion à Grenoble

Laure Daudin est Doctorante en deuxième année de Gestion à l’Université Pierre Mendès France de Grenoble, et co-animera l’atelier "Mise en réseau des innovations sociales : bilan et perspectives" au Forum des usages coopératifs le jeudi 1er juillet de 14h à 16h30.

Une interview réalisée par Bruno Oudet, du Laboratoire Informatique de Grenoble.

 

Bruno Oudet : Pourquoi une doctorante en gestion s’intéresse-t-elle à l’innovation ?

 

Laure Daudin : Mon travail de thèse s’intéresse aux processus de collaboration interorganisationnelle. Je développe une recherche avec une entreprise locale publique du bassin grenoblois spécialisé dans la fourniture et la distribution d’énergie. Cette entreprise, par son statut de Société d’Economie Mixte, met en place un Agenda 21 qui a pour vocation de répondre à 21 chantiers liés au développement durable. En favorisant une approche par les parties prenantes, nous avons identifié qu’il existe sur Grenoble un vivier associatif extrêmement vivant qui possède des compétences, voir des expertises sur des thématiques du développement durable.

Bruno Oudet : Avez-vous déjà quelques idées sur le contenu de votre thèse en avant première ?

 

Laure Daudin : En favorisant le dialogue et l’approche collaborative avec ses associations locales, nous mettons en place une forme innovante de partenariat gagnant-gagnant entre des acteurs différents. L’innovation sociale m’intéresse tout particulièrement car elle permet de créer des ponts, de faire des liens entre des secteurs qui avaient tendance à se confronter et qui décident de travailler ensemble en vue de faire émerger des solutions viables pour l’ensemble de la société.

 

Bruno Oudet : Quel est le lien entre l’innovation sociale ou l’entrepreneuriat social ?

 

Laure Daudin : L’innovation sociale et l’entrepreneuriat social sont très liés. L’innovation sociale concerne les idées nouvelles qui ont été mises en place en vue de répondre à des problèmes de société. L’entrepreneuriat social quant à lui identifie surtout les acteurs qui sont les moteurs de ces changements. L’entrepreneuriat social répond à un besoin social, sans nécessairement être innovant. La notion d’innovation souligne tout particulièrement le caractère innovant du nouveau procédé, produit service ou modèle économique mis en place.

 

Bruno Oudet : Connaissez-vous le forum des usages de Brest ?

 

Laure Daudin : J’ai pris connaissance du Forum des usages coopératifs de Brest par l’intermédiaire de Brunot Oudet. Ce professeur d’informatique à l’Université Joseph Fourrier de Grenoble a joué un rôle de catalyseur et a été extrêmement moteur sur ce projet grenoblois d’innovation sociale. Il m’a fait connaître les initiatives nées à Brest et ailleurs et m’a invité à participer à cet atelier. Il a su me vendre l’importance de participer à un tel colloque mais aussi les plages bretonnes que je ne connais pas !!!

 

Bruno Oudet : Quelles sont vos propres attentes en vous rendant au forum ?

 

Laure Daudin : Je suis très motivée à l’idée de participer à ce forum. Je pense qu’il sera une belle opportunité de nous faire partager autour de différentes thématiques. J’attends de cet atelier qu’il nous permette de nous structurer pour nos projets futurs. J’espère pouvoir apporter des connaissances nouvelles aux participants de notre atelier et d’envisager de nouvelles collaborations.

 

L'atelier se tiendra le jeudi 1er juillet de 14h à 16h30.

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mar

01

jun

2010

Session Inclure : Résumé de l’étude de Pierre Montagnier

A l’occasion du Forum des Usages coopératifs 2010 et de la session "Inclure" du mercredi 30 juin à 10 h 30, Pierre Montagnier présentera les résultats préliminaires de l’étude qu’il a conduit avec Albrecht Whirtmann, sur le fossé numérique, de l’accès à l’ordinateur et à Internet aux usages en ligne.

 

  

Résumé de l’étude

par Pierre Montagnier [ 1 ]

 

Étude conjointe Eurostat-OCDE en cours sur le fossé numérique dans 20 pays européen et en Corée du Sud, réalisée à partir de micro-données relatives à l’année 2008 d’enquêtes annuelles de diffusion et utilisation des TIC au sein des ménages.

Le fossé numérique est appréhendé à deux niveaux principaux : l’accès et l’utilisation à l’ordinateur et l’Internet d’une part, l’intensité de l’utilisation, les activités entreprises en ligne et leur variété d’autre part. L’étude fait appel à des modèles de régressions logistiques et multilinéaires pour expliquer le comportement des ménages et des individus en relation avec l’ordinateur et l’Internet – en fonction de leurs caractéristiques socio-économiques. L’influence de chaque variable explicative peut ainsi être quantifiée en contrôlant celle des autres variables. En particulier, l’âge, le sexe, le niveau d’éducation, la situation professionnelle, la localisation géographique, le revenu et la composition du ménage sont utilisés pour expliquer les différences observées dans l’accès, l’utilisation, la fréquence d’utilisation, certaines activités en ligne, et leur variété.

 

L’étude a pu prouver la faisabilité de l’analyse de micro-données issues des enquêtes sur la diffusion et l’utilisation des TIC chez les individus et les ménages et montre que :

 

  • les variables socio-économiques permettent de prédire de façon significative le non accès ou la non utilisation de l’ordinateur ou de l’Internet pour les ménages et les individus. Ces variables permettent également de prédire de façon significative, selon des schémas différents, l’intensité d’utilisation de l’Internet, l’utilisation d’un certain nombre d’activités en ligne, et leur variété. En tant que telles, ces variables ont un pouvoir discriminant faisant apparaître un fossé numérique dans l’accès ou l’utilisation, mais elles recèlent également un impact potentiel sur l’évolution de ce fossé.
  • la localisation géographique a un effet significatif sur l’accès depuis le domicile à l’ordinateur et à l’Internet : habiter dans une zone rurale décroît toujours en 2008 la probabilité de bénéficier de ces deux clés essentielles de l’âge de l’information. De plus, l’âge et le niveau d’éducation ont un effet particulièrement marqué, entraînant une dimension cumulative pour le non accès et la non utilisation, et, avec une influence due au sexe de l’utilisateur, un effet de distorsion en ce qui concerne l’intensité d’utilisation et la variété des activités entreprises en ligne : appartenir aux jeunes générations et avoir atteint un niveau d’éducation élevé accroissent fortement la probabilité d’être un utilisateur intensif de l’Internet, d’avoir une large gamme d’utilisations en ligne, et d’entreprendre un certain nombre d’activités en ligne spécifiques. Être un homme accroît également cette probabilité, mais moins fortement. Le revenu a également une influence, mais moins marquée que pour l’âge et le niveau d’éducation. Et l’accès à haut débit accroît l’intensité de l’utilisation de l’Internet, la probabilité d’être impliqué dans la plupart des activités en ligne, et la variété de ces dernières.
  • enfin, la relation entre le statut socio-économique et l’intensité et la variété des usages des TIC n’est pas nécessairement uniforme pour toutes les applications, du fait d’interactions complexes.

 

[ 1 ] Pierre Montagnier est en poste à l’OCDE depuis 1992 et travaille actuellement comme statisticien dans l’Unité TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) de la Division des Analyses Économiques et Statistiques. Il contribue au travail analytique et statistique sur l’économie de l’information et les indicateurs de la société de l’information, tant du côté de l’offre (secteur producteur des TIC) que de celui de la demande (diffusion des TIC au sein des entreprises et des ménages). Sur ce second aspect, il a en particulier travaillé sur la diffusion et l’utilisation du haut débit chez les ménages, la consommation de biens et services TIC, et la fracture numérique.

Quelques publications OCDE (contributeur, co-auteur ou auteur) : « Le futur de l’économie Internet – profil statistique » (2008), « Accès au Haut-Débit et aux TIC et utilisation par les ménages et les individus » (2007) ; « Écarts Hommes-Femmes dans le domaine des TIC ? »(2007) ; « Perspectives des Technologies de l’Information » (2008, 2004, 2002, 2000).

 

La session se tiendra le mercredi 30 juin de 10h30 à 12h30.

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mar

01

jun

2010

Interview de Pierre-Yves Cavellat, BIJ et Aude Bathelemy, Infini

Service Internet et Expression Multimédia (IEM) : Pouvez vous vous présenter et présenter votre structure ?

 

Pierre-Yves Cavellat webmaster au Bureau Information Jeunesse de Brest (BIJ) : Le BIJ est une structure d’information pour le public jeune. Elle propose un espace documentaire (vie pratique, santé, emploi, formations...) où l’accueil est gratuit, personnalisé et modulé selon la demande. Divers services y sont proposés en lien avec la recherche d’emploi, le babysitting, la mobilité international, (...). Le site internet du BIJ est quotidiennement mis à jour et propose de multiples informations en ligne (documentation, actualités) sous licence Creative Commons [by nc nd].

Aude Barthélemy, Animatrice à l’association InFini : L’association se propose de faire découvrir et promouvoir l’utilisation du réseau mondial informatique INTERNET, à des fins non commerciales et/ou coopérative, organiser des activités associatives liées à ce réseau, former le public à ces nouvelles technologies. Plusieurs actions concrétisent ce projet : hébergement, formations, initiations, accès public à Internet, mise en réseau des compétences, assistance technique, promotion des utilisations, ainsi que toute autre action en accord avec l’objet de l’association.

 

IEM : Pouvez vous présenter le projet Média Spip ?

 

PYC : Le projet MédiaSpip est issu d’un besoin pour un projet européen et plus globalement de la nécessité de disposer d’une plateforme de diffusion de contenus multimédias à destination d’un public utilisant de plus en plus internet pour la diffusion de créations.

Médiaspip est un outil proposant la mise en ligne, simple, autonome et sans publicité de vidéos, sons et images. Il propose à l’image des divers outils de publication web la possibilité de disposer dès l’installation de squelettes pré-définis et adaptables (thèmes graphiques) à l’univers graphique de son propre projet.

A l’image de Youtube, MédiaSpip accepte divers formats en entrée et propose l’encodage des médias dans des formats adaptés à la consultation dans un navigateur web. L’encodage au format libregg Théora est par ailleurs proposé.

MédiaSpip est développé comme son nom l’indique sous Spip ce qui permet de s’appuyer sur une application Libre (re-distribuable) et évoluant via une communauté active.

 

Le travail de développement est assuré par Quentin Drouet (pour la phase 2) [ 1 ], membre actif de la communauté des développeurs de Spip. Un groupe de travail a été constitué avec actuellement 9 structures et 19 personnes collaborant aux phases de définition des besoins et tests.

MédiaSpip est donc la création collaborative d’un ensemble de personnes, et la somme des idées/compétences qu’elles y investissent.

Le financement de l’outil a été pris en charge par la mairie de Brest, dans le cadre de sa politique menée en direction de la co-publication et des usages collaboratifs sur le web.

L’association Infini , hébergeur web sur Brest assurera l’hébergement et l’animation de la plateforme MédiaSpip proposant à des acteurs locaux de créer leur propre canal de diffusion, pré installé et suivi en terme d’accompagnement par Aude Barthélémy avec qui je co-animerai l’atelier de jeudi.

 

IEM : Plus précisément quel sera le rôle de l’association Infini dans le projet Média Spip ?

 

AB : Infini, héberge actuellement une centaine de sites sous spip, média spip apporte une plus value par rapport au spip « classique » sur la diffusion de contenus multimédias. Nous hébergerons médiaspip, et assurerons l’accompagnement comme nous le faisons déjà pour des sites spip.

 

IEM : Vous animerez une séance pratique de MédiaSpip au Forum, pouvez vous, nous en dire un peu plus ?

 

PYC : Après une brève présentation de l’outil, nous proposons aux participants de se mettre en situation concrète de publication sur MédiaSpip. Chaque participant disposera sur son poste de travail, d’un login d’accès et de documents (vidéos, sons, images) à mettre en ligne. Nous serons à disposition pour aider et répondre aux questions de chacun.

 

Nous conclurons la session en faisant un bilan de la séance pratique et aborderont les usages possibles de l’outil.

Au delà de l’atelier, nous répondrons avec plaisir sur les modalités d’accès à la plateforme hébergé chez Infini encore sur les aspects techniques à prendre en compte pour héberger/configurer MédiaSpip sur son propre serveur.

 

IEM : Quelles sont vos attentes pour cette nouvelle édition du Forum ?

 

PYC : Je viens pour la 4eme fois au forum des usages. Lors de la dernière session j’avais eu l’occasion d’échanger avec divers participants de la génèse du projet MédiaSpip. Cette année est l’occasion de "boucler la boucle" en donnant à voir MédiaSpip en fonctionnement via l’atelier du jeudi. J’attends de ce moment des retours sur l’outil et les usages possibles que l’on peut imaginer en faire, au delà de ceux déjà préssentis.

Par ailleurs le temps du forum est toujours propice à découvrir et confronter les approches en terme d’usages multimédia. C’est aussi un lieu de "veille" à mon sens et de partage.

 

AB : Le forum sera l’occasion de prises de contacts notamment avec avec de futurs utilisateurs de médiaspip. Le forum est aussi un moment d’échanges et de rencontres enrichissants.

 

[ 1 ] ainsi que précédemment par Bruno Bergot (pour la phase 1)

 

La séance pratique se tiendra le jeudi 1er juillet de 14h à 16h30.

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mar

01

jun

2010

Session Collaborer : TIC et économie sociale et solidaire

L’atelier « collaborer - TIC et économie sociale et solidaire » sera l’occasion d’explorer les questions suivantes :

  • Pourquoi coopérer ?
  • Sur quoi coopérer ?
  • Comment coopérer ?
  • Comment les TIC peuvent contribuer à la coopération ?
  • Quels sont les freins et les leviers à la mise en œuvre de telles coopérations ?

et de proposer des projets co-construits (bar camp de la 3ème matinée.).

La notion de coopération est au coeur de l’économie sociale et solidaire.

Elle sera appréhendée dans tous les sens du terme : coopération interne (dans une équipe, un réseau), coopération entre structures de l’ESS (partenariats économiques, mutualisation..), coopération entre structure et citoyens (exemple : relations producteurs-consommateurs), coopération entre structures et institutions.

 

Lors de la première matinée, nous tenterons de dresser une cartographie des coopérations dans l’ESS en partant d’une approche terrain. Pour faciliter les échanges et l’implication des participants dans cet atelier, nous proposons d’articuler la session autour de la mise en discussion de trois problématiques.

 

Pourquoi coopérer et sur quoi coopérer ?


Chacun sera amené à définir en quoi la coopération est une nécessité pour le développement de ses projets : contribuer au développement économique, permettre de réduire les dépenses structurelles, développer l’intelligence collective, favoriser le travailler en réseau, renforcer la gouvernance démocratique, contribuer à une démarche de progrès…

 

Il précisera ensuite les différents modes de coopération mis en œuvre par la structure : partenariats économiques, élaboration collective, mutualisation de ressources et de compétences, échanges d’expériences et de savoir-faire…

 

Comment ma structure utilise les TIC pour développer et renforcer les coopérations ?


Les participants seront invités à présenter leurs expériences à travers une rapide description de leurs outils et une définition de leurs principales fonctionnalités : outils de repérage et de valorisation des initiatives, centre ressources, outils de communication, publication collaborative…

 

A quelles difficultés sommes nous confrontées ?


Les participants évoqueront les différentes difficultés auxquelles ils sont confrontés pour développer des coopérations : difficultés politiques, organisationnelles, techniques.

Exemple : manque d’implication des acteurs, refus de coopération, situation concurrentielle entre structures, difficulté à pérenniser les coopérations…

[ 1 ]

 

Plusieurs structures, réseaux, institutions témoigneront de leurs expériences

  • l’agglomération Brestoise et ses partenaires autour de l’animation de la revue participative eco-sol-brest
  • le mouvement pour une solidaire (MES) avec la BDIS (base de données des initiatives économiques solidaires)
  • le mouvement Inter-Régional des AMAP (MIRAMAP)
  • Outils Réseaux
  • L’association Internationale du Logiciel Libre autour de son expérience de Forge Libre

Avec la participation de :

  • Marc Alphandery : responsable du projet BDIS et porte-parole de MIRAMAP
  • Yannik Bigouin : antenne Finistère de la CRES Bretagne
  • Michel Briand : vice-président de Brest Métropole Océane
  • Philippe Cazeneuve : Savoir en Actes
  • Pascale Delille : chercheuse au Laboratoire Communication et solidarité
  • Noa Soudée de l’ADESS
  • Laurent Marsault : animateur d’Outils Réseaux
  • Bastien Sibille : secrétaire général d’A2IL
  • et vous ...

 

[ 1 ] ce point sera peut-être reporté à la séquence 2 qui vous sera bientôt présentée.

 

La session coordonnée par la CRES de Bretagne se tiendra tous les matins de 10h30 à 12h30.

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mar

01

jun

2010

Interview d'Aurore Troffigué, animatrice à Longueur d’Ondes

Service Internet et Expression Multimédia (IEM) : Pouvez-vous vous présenter et présenter votre association ?

 

Aurore Troffigué : L’association Longueur d’ondes est née de la passion commune de quatre auditeurs désireux de partager leur goût pour la radio et l’écoute. Le constat était simple : pourquoi existe-t-il tant de festivals dédiés à l’image, et plus particulièrement au cinéma, mais rien ou presque dans le domaine du son. En 2002, date de création de l’association, il y avait en effet très peu d’écoutes publiques et de rencontres sur la radio et le son. C’est ainsi qu’a vu le jour en décembre 2003 le premier festival de la radio et de l’écoute.

IEM : Comment est né ce projet de webradio en 2006 ?

 

Aurore Troffigué : Trois ans plus tard, le festival était bien implanté et identifié. Il avait su trouver son public, aussi bien brestois que venu de toute la France et de Belgique. Et si l’événement restait la raison d’être de l’association, il est vite apparu qu’un prolongement au-delà du week-end festivalier pour porter cette diffusion de la création sonore, était incontournable. De nombreux festivaliers demandaient s’il était possible d’obtenir ou de retrouver des pièces sonores entendues lors de la manifestation. L’outil le plus adapté était d’évidence la web radio, d’emblée imaginée comme une banque de son (à la manière d’Arte radio par exemple) et non de flux.

 

IEM : Comment êtes vous organisés ?

 

AT : Le mot « d’outil » ne reflète pas tout à fait l’ambition de départ du projet. Ousopo – comme Ouvroir de Sonorités Potentielles – a d’emblé été conçue comme un lieu d’accueil, un espace de partage et d’échange, bien davantage qu’un simple prolongement du festival. La version originale de la web radio a été entièrement conçue par une équipe de bénévoles de l’association intéressés par la conception de toute pièce d’un « objet » innovant sur internet. La Ville de Brest a soutenu l’initiative au travers de ses appels à projet multimédia, ce qui a permis à l’équipe de mettre en place l’interface, dès le début organisée sous la forme d’un abécédaire coloré. Le fonctionnement sous Spip a permis de positionner la web radio dans l’univers du logiciel libre et du collaboratif, même si les auteurs du projet ont toujours modéré les mises en ligne de sons, validant ou non les propositions.

 

IEM : Qui propose du contenu et sous quelle licence sont diffusés les reportages sonores ?

 

AT : Ousopo est une web radio collaborative sous licence Creative Commons. Chacun peut y déposer un son en suivant une démarche simple détaillée étape par étape sur le site. Les collaborateurs sont très diversifés : producteurs indépendants, collectifs, associations, étudiants en écoles de sons… Tous les quinze jours, trois sons sont mis en ligne et la newsletter d’Ousopo, baptisée LeSon, avise les abonnés de ces nouveautés. Parmi ces trois sons, l’un est collaboratif, c’est-à-dire proposé par un auteur par le biais du site, et les deux autres ont été diffusés lors du dernier festival Longueur d’ondes. Un de ces deux derniers sons est une production étudiante produite dans le cadre d’une école ou d’une formation au son. Ce choix de publier chaque quinzaine une production étudiante a été motivé par les palmarès du prix Longueur d’ondes-Nagra France Audio où les créateurs en herbe ont souvent été distingués. Sa première édition en 2007 avait récompensé une étudiante, en 2008 un étudiant remportait le deuxième prix de l’œuvre, et en 2009 l’intégralité des trois prix remis a été attribuée à des productions étudiantes. Nous publions également les reportages et les documentaires produits dans le cadre des différents ateliers que nous proposons à l’école de la Pointe à Recouvrance et à L’Université de Bretagne Occidentale.

 

IEM : Aujourd’hui après 4 ans d’existence, quel bilan tirez vous de ce projet ? 

 

AT : Après quatre années sur la toile, Ousopo se porte plutôt bien et prend même un nouvel essor. Le site a été entièrement revu récemment et la nouvelle version graphique a été lancée le premier avril dernier. Aujourd’hui, c’est plus de 150 auteurs qui participent au projet Ousopo qui compte près de 120 sons, ce qui montre à quel point les auteurs de tous horizons sont en réelle recherche d’espaces de diffusion pour leurs œuvres. Nous en recevons régulièrement et le projet est aujourd’hui bien connu. La web radio a réussi à s’intégrer dans le paysage de la création sonore, pour preuve une émission en préparation sur Radio Grenouille, une radio associative marseillaise qui s’intéresse à la création radiophonique, présentera Ousopo en diffusant une sélection de sons, après s’être penché sur SilenceRadio et Ouie-Dire, deux structures importantes dans le milieu de la création radiophonique. Aujourd’hui, l’administration et l’animation du site occupent environ un poste à quart temps.

 

IEM : Quelles sont les perspectives du projet ?

 

AT : Les perspectives de développement sont d’autant plus nombreuses que l’outil a évolué et s’ouvre vers de nouvelles pistes et collaboration. À terme, l’idée est de faire d’Ousopo, non plus seulement un « réceptacle » de productions mais également un prescripteur qui puisse amorcer ou accompagner des projets de création sonore. Cela donnerait toute sa dimension au nom d’Ouvroir de Sonorités Potentielles choisi dès le départ. Le prochain poste ouvert par Longueur d’ondes sera ainsi davantage profilé autour de la création sonore et de l’animation d’atelier, pour tenter d’adosser Ousopo à une « pépinière de création » avec des projets initiés par l’équipe de la web radio ou en partenariat avec d’autres structures. Dans cet ordre d’idées, à partir du mois de juin, nous mettrons en ligne des entretiens enregistrés dans le cadre de rencontres autour de la photographie organisées chaque trimestre à le librairie Dialogues par le Centre Atlantique de la Photographie. Ousopo s’ouvre donc sur une nouvelle dynamique de création pour les années à venir.

 

Quelques liens :

Pour découvrir la webradio Ousopo : http://www.ousopo.info/

Pour découvrir le site de longueur d’ondes : http://longueur-ondes.fr/

 

La rencontre se tiendra le mercredi 30 juin de 17h à 18h30.

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mer

26

mai

2010

Session Eduquer : S’émanciper autour des usages TIC, une nécessité démocratique

Un article de Florence Meichel repris du blog apprendre 2.0, un site sous licence CC by nc


Dans son livre "le maitre ignorant" Jacques Ranciere montre avec brio comment le design mis en oeuvre au sein de l’éducation nationale francaise génère, entretient les inégalités d’apprentissages...Par définition, lorsqu’un enfant entre a l’école, il doit oublier qu’il appris, sans professeur de didactique ,les bases de sa langue maternelle. Il doit désormais se soumettre a l’idée qu’il est ignorant par définition et que seul le professeur sait comment il faut apprendre et ce qu’il faut apprendre...tout un programme auquel il est prie de se soumettre sans le questionner !....

 

A l’évidence, ce système nous conduit au pied du mur : les crises que nous traversons le révèlent de façon criante : les dérives et engrenage systémiques d’ordre financiers, écologiques, politiques ...etc...ne donnent pas lieu au sursaut d’esprit critique qui pourrait nous amener a identifier les problématiques et a les résoudre collectivement ! Nous faisons confiance aux institutions, comme nous l’avons si bien appris a l’école...l’institution est censée savoir ce qui est bon pour nous...Force est de constater que cette vision naïve est une impasse !

 

N’est-il pas grand temps de changer de cap et d’agir l’école sur le mode de l’émancipation pour chacun ?

 

Prenons un exemple autour de l’utilisation de twitter a des fins pédagogiques !

 

Selon moi, utiliser twitter en classe : c’est bien !...mais appréhender avec les élèves les designs centralises qui structurent cette application et leurs différents impacts : c’est mieux ! Je veux dire par la que s’arrêter a une approche superficielle de twitter ne sert pas l’émancipation des acteurs...Il serait beaucoup plus fertile d’aller au dela des usages en cherchant a identifier un certain nombre de dimensions, comme le souligne ici Olivier Auber :

 

"il s’agit simplement d’apprendre à distinguer dans une applications NBIC la nature de ce qui “lie” les usagers (ou les victimes), – entre eux d’une part, et avec l’application et l’organisation humaine qui l’a met en place, d’autre part -.

 

Trois bonnes questions peuvent être posées :

 

1) L’application est-elle intimement dépendante d’un centre physique particulier (un laboratoire, le siège d’une multinationale, un centre de commandement, etc.) ?

 

2) L’application nécessite-elle une connexion quasi-permanente « en temps réel » des parties concernées avec ce centre (via un serveur, un centre de distribution, un centre de calcul, etc.) ?

 

3) L’application met-elle en œuvre un « code » qui doit être partagé par toutes les parties impliquées ? Cela peut être un logiciel particulier, une (nano)machine, une fréquence radio, une adresse internet, une clé de cryptage, un protocole d’échange, un langage, un gène, un virus ou une molécule…

 

Dans les trois cas, les question subsidiaires sont : quelle est la rétroaction des usagers (…) sur le centre physique, ce commutateur ou ce code ? A qui appartiennent-ils ? Comment sont-ils gouvernés ?

 

Il va de soi que la plupart des applications que l’on pratique aujourd’hui, on est amené à répondre OUI aux trois questions. Dans le cas de l’application « Iphone » par exemple, les réponses sont : 1) Apple 2) Apple Store 3) l’objet Iphone lui-même. Faites vous-même l’exercice avec les application « Skype », « Vélib », etc. et tentez de répondre aussi aux questions subsidiaires…

 

Dans le cas des applications véritablement NBIC, les réponses sont plus complexes à formuler, notamment sur la question de gouvernance du « code », mais des analogies avec des applications connues de longue date peuvent aider. Par exemple le « tabac » peut être vu comme une application NBIC ancétrale.

Les réponses seraient dans ce cas : 1) Industries du tabac 2) Circuit de distribution 3) Nicotine. Réponse à la question subsidiaire : la régulation de l’industrie du tabac a longtemps été confiée à des monopoles nationaux (SEITA), aujourd’hui elle s’opère essentiellement par voie fiscale (surtaxe), par la consommation ou la non-consommation, et la spéculation."

 

L’approche qui est décrite ici est tranversale et universelle...Elle est transposable a d’autres outils, d’autres recherches. En la mettant en oeuvre (par exemple autour de la pratique du générateur poiétique), d’une certaine manière on apprend a apprendre en développant un sens analytique et critique convocable dans d’autres contextes, d’où le caractère émancipateur de cette compétence !

 

Parler de démocratie a l’ère du numérique n’a de sens que si chacun de ses acteurs s’engage dans des processus d’émancipation...N’est-ce pas ce projet de société essentiel aujourd’hui que devrait porter l’école aujourd’hui ???

 

NB : Billet écrit a la suite d’une discussion sur twitter avec @lelapin

 

La session se tiendra le mercredi 30 juin de 10h30 à 12h30.

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mer

26

mai

2010

Session Inclure : Qu’entend-on aujourd’hui par e-inclusion ?

Il semble bien loin le temps où la fracture numérique se résumait à avoir ou ne pas avoir accès à Internet chez soi ! Depuis, devenue paradigme social, il y a eu la fracture de premier degré (accès aux équipements, aux infrastructures et aux réseaux), celle du deuxième (maîtrises des usages) ; la fracture du troisième serait celle de l’empowerment. Et en plus on ne parle plus que d’e-inclusion !

 

 

En effet au cours de ces dernières années, les phénomènes d’usages et de non-usages ce sont quelque peu floutés, complexifiés. A moins que ce ne fût la manière dont la société les aborde et les chercheurs tentent de les expliciter ? Au début des années 2000, parler de fracture numérique c’était avoir en perspective ce que nous avions appelé, dans le projet Psaume, "des populations éloignées" : effet de pudeur ou de lâcheté intellectuelle, la notion est pour le moins sibylline ! Les études quantitatives fournissaient alors des indicateurs de mesure des populations connectées, puis utilisatrices tels que l’âge, le sexe, les revenus, la profession ou le statut face au travail, le diplôme ou le niveau d’étude, le lieu de résidence. Ces études évaluaient les temps et la fréquence de connexion et codifiaient les usages. La corrélation de ces données permettait de conclure que les personne qui utilisaient le moins les outils numériques appartenaient à des groupes d’individus plutôt âgés, ayant un faible niveau d’étude, sans emploi ou exerçant un métier dans les catégories "ouvrier" ou "employé".

 

Aujourd’hui, certaines de ces données restent pertinentes, notamment celle de l’âge, du niveau d’étude et du métier exercé mais elles sont loin de donner toute la mesure des phénomènes de [re-]composition des dynamiques sociales engendrés par la diffusion des technologies numériques. Dynamiques citoyennes de la participation à une société qui fait que tout le monde doit être acteur ; dynamiques sociales de l’adhésion à une société qui veut que tout le monde soit acteur ; dynamiques professionnelles de l’insertion à une société qui donne à tous les moyens d’être acteurs.

 

En premier lieu, comme l’affirme le titre de cette session, il n’y a pas que de l’exclusion dans les usages ; mais, si l’on s’accorde pour voir la bouteille à moitié pleine, encore faut-il [re-]connaître le breuvage. Et il y a des mondes dans l’e-inclusion : le chômeur face aux mondes du travail ; le travailleur face aux mondes des métiers, le citoyen face aux mondes des idées, l’errant face aux mondes de l’ancrage dans l’hyperlocal ou le migrant face aux mondes de la mondialisation. C’est pourquoi nous tenterons de construire une compréhension commune de l’e-inclusion lors de la première matinée.

 

En second lieu, la prise en charge du traitement des phénomènes locaux d’exclusion, dans le cadre des politiques urbaines a pris un nouveau départ autour des actions et réflexions sur ce qu’il est appelé aujourd’hui ‘Internet social’. Or, ce qui ressort des expériences c’est que l’hétérogénéité des actions et des approches n’a d’égale que celle des situations et des phénomènes traités. Et si nous parlions au début de complexification, cette deuxième matinée sera là pour le rappeler tant le terme d’Internet social englobe à la fois la résorption des zones blanches, la facilitation de l’accès aux équipements et leur reconditionnement, l’accompagnement aux usages, la conscientisation énergétique, etc.

 

Enfin, il semblerait que la question de l’e-inclusion ait un effet centrifuge : en s’éloignant d’une posture technocentrée qui a longtemps prévalu, elle permet de [re-]mettre dans la lumière les phénomènes d’exclusion sociale, tout en questionnant le rôle et le statut des professionnels du social dans la construction d’une société solidaire. C’est à eux que nous donnerons la parole lors de la dernière matinée.

 

La session coordonnée par Marsouin se tiendra tous les matins de 10h30 à 12h30.

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mer

26

mai

2010

Atelier : Mise en réseau des innovations sociales, bilan et perspectives

Un article de présentation de l’atelier "Mise en réseau des innovations sociales : bilan et perspectives" par Bruno Oudet, du Laboratoire Informatique de Grenoble.


Changement climatique, pandémies, inégalités croissantes, exclusions des plus marginalisés… Aujourd’hui les politiques mises en place par l’Etat et les institutions mondiales ne répondent que très difficilement à ces problèmes qui souvent recoupent plusieurs secteurs et nations.

 

Nous remarquons une véritable reconnaissance institutionnelle de l’innovation sociale à travers le monde. Plusieurs associations ont mis ce sujet au cœur de leur projet comme la Young Foundation en Angleterre qui vient de publier « The Open book of Social Innovation ». Dans le milieu universitaire des centres de recherches s’emparent du sujet : le centre de Stanford, la coordination créée au Québec, l’observatoire d’innovation sociale du Brésil…

 

L’innovation sociale n’est pas forcément un produit, mais peut aussi être un service, un nouveau modèle économique, une nouvelle création de valeur pour le client, pour le citoyen et pour l’individu. Ce qui différencie l’innovation sociale est sa capacité de proposition de valeur à l’ensemble de la société.

 

L’initiative de cet atelier fait suite à un exposé de Michel Briand sur l’innovation sociale aux rencontres internet d’ Autrans 2010 en janvier 2010. Une micro équipe de 3 personnes à Grenoble a fait la bibliographie du net sur le sujet, laquelle sera présentée en introduction de l’atelier.

 

L’objectif de l’atelier est ainsi de :

  • Compléter la bibliographie sur la base des connaissances des participants
  • Réfléchir à ce que pourrait être un réseau des innovations sociales (SINET Social Innovation Network) afin de partager des expériences d’imaginer et de lancer de nouveaux projets
  • Imaginer sur le net la création d’un laboratoire de recherche sur l’innovation sociale qui réunirait les chercheurs francophones travaillant sur ce sujet.

 

Pour en savoir plus vous pouvez :

 

L'atelier se tiendra le jeudi 1er juillet de 14h à 16h30.

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mer

26

mai

2010

Atelier : La bibliothèque 2.0, co-construite avec l'usager

Le monde des bibliothèques connaît un contexte de transformations intenses avec l’émergence du web 2.0 et son lot de nouveaux usages informationnels. Un modèle Pro-Am s’affirme dans lequel les professionnels partagent des espaces collaboratifs avec des amateurs au sens noble du terme. Les services en ligne de bibliothèque tentent tant bien que mal d’intégrer ce modèle Pro-Am Afin de rester en prise avec ces nouveaux usages. En témoigne le développement ces dernières années des catalogues intégrant des fonctionnalités participatives.

 

Une participation des usagers plus théorique que réelle tant ceux-ci utilisent peu ces fonctionnalités participatives. En fait l’usager internaute nous attend ailleurs. L’enjeu pour la bibliothèque 2.0 est donc de savoir comment positionner ses ressources et son expertise informationnelle là où les usagers sont ? et surtout comment offrir des espaces de partage et de collaboration entre les professionnels et les usagers ?

 

Nous échangerons autour de la présentation de plusieurs expériences qui mettent l’accent sur la production participative de contenus et de services :

 

 

  • L’usager producteur de contenu mettant en valeur les collections de la bibliothèque avec l’expérience du blog Everitouthèque dans les médiathèques du Pays de Romans, et celui des bibliothèques de Brest "on lit trop dans cette bibli".

 

  • la bibliothèque médiateur des contenus produits par les usagers d’un territoire avec l’ e-music box de la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges.

 

  • Enfin nous ferons un voeu : libérer les données de la bibliothèque afin de permettre à l’usager de customiser les services de la bibliothèque : Réalisation d’ une cartographie d’un genre , d’une timeline ou encore d’un plugin .

Cet atelier sera animé par la Bibliothèque de Brest et par Lionel Dujol, responsable de la médiation numérique des collection dans les Médiathèques du Pays de Romans.

 

L'atelier se tiendra le mercredi 30 juin de 14h à 16h30.

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mer

26

mai

2010

Interview de Régis Chatellier, animateur de la Ruche et Wiki-Rennes

Service Internet et Expression Multimédia (IEM) : Pouvez-vous vous présenter et présenter votre association ?

 

Régis Chatellier : Depuis janvier 2010, je suis l’animateur et coordinateur du réseau social La Ruche et du Wiki-Rennes , pour l’association Bug à Rennes. L’association Bug est une association multimédia créée en 1996 à Rennes. Elle a pour objectif favoriser les usages des TIC au profit de tous, un accès équitable à la société de l’information. Nous intervenons sur plusieurs champs d’activité : web, communication, impression et édition. Les publics prioritaires sont les associations, le tiers secteur, les collectivités ou structures portant des projets à vocation citoyenne, coopérative ou solidaire. Concrètement, Bug propose une palette complète de services aux associations, création graphique, développement web et impression de documents, Bug produit également des contenu éditoriaux avec Assorennes, média dédié aux associations du territoire.

La Ruche


Sur les usages du Web et l’innovation sociale, l’association Bug a lancé La Ruche en 2008. En 2010, nous lançons Wiki-Rennes , projet d’encyclopédie collaborative rennaise en partenariat avec la Ville de Rennes, et le Jardin des savoirs, en partenariat avec Rennes Métropole.

 

IEM : Quelle est l’origine du projet « La Ruche » et en quoi consiste-t-il précisément ?

 

RC : La Ruche a été lancé en janvier 2008 par l’association Bug, avec pour objectif de favoriser les échanges et la rencontres entre les citoyens rennais. Utiliser le web pour créer du lien social, offrir la possibilité aux habitants de créer leur espace personnel, aux associations de communiquer sur leurs événements, afin de favoriser la rencontre. En résumé, sortir du concept de « village mondial » pour revenir à celui de « village », ou « Place du marché ».

 

IEM : Pourquoi avoir fait le choix de développer votre propre plateforme de réseau social alors qu’il en existe déjà de nombreuses ?

 

RC La Ruche a été lancée en 2008, une époque où les réseaux sociaux n’avaient pas encore pris la place qu’ils ont aujourd’hui. L’idée était de proposer un créer un réseau social local, non commercial, non institutionnel, proche des gens. Les informations postées sur le site sont accessibles sans nécessité de s’enregistrer ou s’identifier. Chacun peut librement accéder à l’agenda, aux fiches événements, abeilles ou asso ainsi qu’aux discussions publiques. Dans tous les cas, aucune demande précise sur l’identité, âge, sexe, etc... cela ne nous intéresse pas, nous ne voulons pas en faire commerce. La Ruche est un projet à long terme, à rebours de ce qui est la norme dans le web social, elle a pour objet la valorisation de chacun, et non pas la valorisation d’une base de données.

 

IEM : Après 2 ans d’expérience, quel bilan faites vous de la Ruche ?

 

RC : Ces deux ans nous auront confortés dans notre projet. En 2008, le web social n’en était qu’à ses balbutiements en France, en 2009, l’usage des réseaux sociaux dépasse le mail en terme de temps passé. La Ruche s’est tout de suite positionnée sur le respect de la vie privée et la garantie de la protection des données, aujourd’hui on constate que 56% des français qui utilisent le réseau social Facebook s’en méfient et seulement 16% ont confiance.

 

La notion d’animation et « d’humanisation » du réseau est un facteur clés, la proximité doit rester une priorité dès lors que l’on part sur un réseau social local.

 

IEM : Au Forum vous animerez une séance pratique sur la Ruche, en quoi cela consistera t il ?

 

RC : L’atelier Ruche au Forum consistera en une visité guidée de la Ruche, de ses fonctionnalités, puis d’une mise en situation : créer un profil abeille, un profil asso, communiquer sur événement, trouver des abeilles partageant les mêmes centres d’intérêts, etc...

 

IEM : C’est la première fois que tu participeras au Forum, quelles sont tes attentes ?

 

RC : J’entends parler depuis longtemps du Forum, de son programme de qualité et de le la bonne ambiance qui y règne. Je suis donc impatient d’y assister IRL. Ce sera l’occasion d’échanger et de rencontrer un maximum d’acteurs et de militants du web, et peut être le point de départ de nouveaux projets.

 

La séance pratique "La Ruche" se tiendra le jeudi 1er juillet  de 14h à 16h30 au 4ème Forum des usages coopératifs

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mer

19

mai

2010

Atelier : Nouvelles ressources pour les animateurs d’EPN

Un article proposé par Hedwige Cornet, de la DUI chargée des Espaces Publics Numériques.


Le Forum des usages coopératifs , c’est aussi l’occasion d’échanges autour de pratiques et d’initiatives.

 

L’atelier consacré aux nouvelles ressources pour les animateurs d’EPN a pour objectif de faire connaître les projets récemment réalisés à l’initiative de la Délégation aux usages de l’Internet (DUI) pour accompagner les acteurs de l’accès public à Internet dans leur mission de diffusion de la culture numérique au sein de leurs structures d’accueil.

 

Les participants seront invités à découvrir avec Hedwige Cornet, responsable de ce secteur à la DUI, qui animera l’atelier, les nouveaux portails web collaboratifs d’information, de ressources et d’échange dédiés aux espaces publics numériques :

  • le portail NetPublic à vocation généraliste, qui remplace l’ancien site du même nom, actualisé et enrichi de nombreux articles, liens vers des ressources en ligne et d’un forum de discussion,
  • le portail NetEmploi , ciblé sur l’aide à la recherche d’emploi sur Internet.

Ces sites étant conçus dans un objectif de mutualisation, de coopération et d’animation de réseau, il sera intéressant de réfléchir ensemble aux relations à développer avec les centres de ressources des réseaux d’EPN.

 

Les échanges se poursuivront sur l’ offre de formation en ligne développée dans le cadre de l’appel à projets lancé par la DUI fin 2009.

Quelques uns des modules de formation déjà réalisés seront présentés par leurs concepteurs. L’offre étant appelée à être très riche en quantité et en thématiques, une discussion est prévue avec les représentants des réseaux et bénéficiaires de ces formations sur la problématique de l’accès aux formations, sur le portail NetPublic et sur d’autres sites de ressources.

L’objectif est de concevoir ensemble une solution adaptée aux besoins, avec la participation de Bérénice Louis, responsable de la société qui assure le développement de ces sites et outils associés pour la DUI.

 

  • Où : à Brest (Telecom Bretagne)
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mer

19

mai

2010

Session Partager et Diffuser : Les wikis de territoires

Lors du Forum des Usages Coopératifs la session sur les wikis de territoire donnera à voir plusieurs projets collaboratifs d’expression sur les territoires locaux.

 

Cette matinée apportera des pistes de réflexion et des exemples concrets aux personnes, associations collectivités intéressées par l’animation que permet un wikis de territoire.

Dans le paysage français se sont pas moins d’ une vingtaine de projets qui ont été recensés.

 

Nous commencerons par une rapide présentation des wikis présents : Wiki-Brest, Wiki-Rennes, Wiki-Thionville, Wiki-Guill et Wiki-Manche, un représentant de Wikimédia France et probablement d’autres acteur-ice-s des wikis de territoires.

  • Wiki-Brest : Créé en mars 2006, c’est une envie d’écrire ensemble pour donner à voir le patrimoine et le Vivre ensemble au Pays de Brest. Le projet est initié par le service Internet et expression multimédia de la Ville de Brest, porté par le Pays de Brest et soutenu financièrement par la Région Bretagne.
  • Wiki-Rennes : Bug (association Rennaise), en partenariat avec la Ville de Rennes, a lancé depuis mars 2010, le wiki de territoire des Rennais. L’objectif du Wiki-Rennes est de créer une plateforme ouverte de connaissances, et de mise en valeur des acteurs qui chaque jour font (ou ont fait) le territoire.
  • Wiki-Thionville : Wiki-Thionville est en ligne depuis le mois de décembre 2009. Le site est porté par le Centre Social et Culturel Le Lierre à Thionville (en Moselle). Wikithionville.fr : permet de rassembler les articles mis en ligne par les gens, il s’agit aussi bien de témoignages historiques sur la vie des habitants que de recueil de pratiques comme la cuisine, la photographie, le sport, l’art.
  • Wiki-Guill : Le wiki du quartier de la Guillotière à Lyon existe depuis janvier 2009, il est porté par la Maison pour Tous du quartier. Ce site permettra de relier habitants, associations, enseignants, bibliothécaires au travers d’articles permettant de valoriser le quartier et les événements qui sont menés, notamment par l’intermédiaire du COEF C qui organise depuis 5 ans la Guill’en Fêtes.
  • Wiki-manche : Créé en avril 2007 la site bénéficie d’une plate-forme plus structurée avec une association spécifique "Wikimanche" créée pour porter le projet. L’association Wikimanche réunit le Conseil général de la Manche, le syndicat mixte Manche Numérique, les médias du département et les amoureux de la Manche.

Pour faciliter les échanges, plutôt qu’une suite de présentation nous proposons d’articuler la session autour de la mise en discussion de deux problématiques.

 

Comment impliquer les habitants dans l’écriture d’un wiki ?


Nous proposons ici que chacun témoigne d’une difficulté et d’une approche qui a permis d’impliquer des acteurs locaux.

Pour une information plus complète nous mettrons également en ligne quelques éléments publiés dans les bilans, lettres d’informations et témoignages des différents projets.

 

Dans quelle mesure le wiki peut se positionner en tant qu’outil d’animation du territoire ?


Il s’agit ici de donner à voir des initiatives qui ont vu le jour en parallèle de ces projets : wikis balades, expos photos, mémoires d’un événement, réédition de documents, portails de journaux de quartiers etc ..

Ainsi nous mettrons en avant un autre apport de ces projets d’expression collaborative : leur contribution au vivre ensemble et au lien social.

Avec la participation de :

  • Yves Dornic, blogueur sur la mémoire du port de commerce à Brest,
  • Louis-Julien De La Bouëre, animateur multimédia sur la commune de Plouarzel,
  • Un habitant et rédacteur d’un journal de quartier brestois,
  • Jean-François Gaffard, adhérent de Wikimédia France et développeur de l’outil wiki-commune

Wiki-commune : Le projet wiki-commune est un développement d’usages autour des wikis de territoires. Le projet s’articule autour d’un outil Mediawiki et d’un retour d’expériences sur l’accompagnement de productions d’acteurs locaux sur des wikis à l’échelle d’un territoire : quartier, commune, communauté de communes, agglomération, département, région ...

 

Un temps convivial lors d’un repas ou d’une rencontre technique pourra être mise en place afin de faire échanger les porteurs de projet sur l’organisation du site, l’ergonomie, l’habillage, l’administration, etc... Ainsi des questions pratiques sur le fonctionnement des outils pourront être abordées en dehors de cette session.

Cette session sera également en lien avec un atelier pratique sur l’utilisation de l’outil Wiki-commune .

 

La session se tiendra lele vendredi 2 juillet de 10h30 à 12h30.

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mer

19

mai

2010

Interview de Mathilde Guiné, Outils-Réseaux

Service Internet et Expression Multimédia (IEM) : "Peux tu te présenter et présenter Outils-Réseaux ?"


"Outils-réseaux" est une association implantée à Montpellier. Depuis 2003, nous accompagnons des structures (associations et réseaux) pour qu’elles s’approprient méthodes et outils coopératifs par le biais de formation, par la diffusion d’informations, des développements informatiques et l’organisation d’événements. Moi je m’occupe plus spécifiquement des formations.


IEM : "Tu animeras une rencontre qui a pour thème « Se former à l’animation collaborative », peux tu nous en dire plus sur son contenu ?"


Cet atelier permettra un retour sur l’expérimentation menée par Outils-Réseaux dans le cadre de l’appel à projets de la DUI FOAD-EPN : un programme de formation sur le thème "Animer un projet collaboratif" a été conçu et testé avec un groupe de 12 animateurs du pays Brestois : animateurs multimédia ou acteurs de l’économie sociale et solidaire, en partenariat avec le Pays de Brest et avec la participation de Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la FING. Voir : animacoop.net

 

Déroulé proposé :

  •  présentation de la trame de la formation, en fonction des 5 étapes de vie du réseau et présentation des contenus associés.
  • présentation du dispositif technique : wikini, duplicateur, et contenus sous licence "Créative Commons" et widgétable
  • présentation de l’expérimentation brestoise : les projets des participants, en quoi ont-ils avancé ?
  • le bilan suite à cette première expérimentation : ce qu’on pourrait améliorer
  • tour de table : retours, suite, prolongement, projets similaires à interconnecter ?

 

Voir : la présentation de l’atelier sur le wiki du forum


IEM : "C’est la 3ème fois que tu participes au Forum, quelles sont tes attentes pour ces rencontres ?"


Elargir mon réseau et en resserer les liens, découvrir des choses, apprendre, échanger, piquer et donner des idées, repérer des "Ils l’ont fait c’est possible !" à rapporter sur nos territoires du sud de la France, partager des temps conviviaux et ... voir encore une fois les brestois à l’œuvre pour cette 4ème édition du Forum !

 

La rencontre se tiendra le mercredi 30 juin de 17h à 18h30.

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mer

19

mai

2010

Session Eduquer : Les communautés de pratiques au cœur de l’éducation

Au coeur du Forum des Usages Coopératifs, une session thématique permettra d’approfondir les échanges sur 3 matinées autour des transitions dans l’éducation.


« Entreprendre ensemble » sera abordé sous l’angle des communautés qui prennent de l’ampleur autour de l’éducation et de la formation.

Communautés d’enseignants qui structurent les échanges et la co-production de contenus, de manuels, de pratique dans les différentes disciplines, mais également les communautés informelles autour des réseaux sociaux ou de twitter qui permettent d’échanger autour des pratiques.


« Innover ensemble » sera décliné autour des pratiques innovantes, comme l’apparition de communautés de pratiques d’étudiants, l’écriture collaborative de manuels ou le développement de formations collaboratives destinés aux enseignants.


C’est autour des communautés d’enseignants que démarrera la première matinée. Celles-ci sont en train de prendre une ampleur nouvelle dans le paysage éducatif français ( Sésamath , Weblettres , les Clionautes , le Manège , Open English Web ... ). Réseaux d’échanges de pratique, lieux de co-production de contenus, de manuels scolaires, elles prennent des formes différentes suivant la discipline, le contexte, leur histoire, en réunissant des milliers d’enseignants.


Nous échangerons sur le pourquoi et le comment se créent de telles communautés, ainsi que sur leur pérennité. Nous nous interrogerons sur l’impact de ces réseaux sur les communautés d’enseignants, sur la production des contenus (qualité, modèles de diffusion …). Pour nous aider à mieux cerner ce qui les rassemble et ce qui leur est spécifique, trois acteurs de communautés différentes ont déjà confirmé leur participation :

Pour compléter le panorama, nous aborderons également les communautés plus informelles qui permettent d’autres types d’échanges, et de dynamique, qu’elles prennent corps sur Twitter ou se fédèrent dans des réseaux sociaux comme Apprendre 2.0 .


D’autres problématiques pourront être abordées comme le lien avec l’Éducation Nationale, la réutilisation par chacun des contenus produits. Un éclairage sur ce qui se fait ailleurs, nous permettra sans doute de mieux comprendre ce qui se passe aujourd’hui en France.


La discussion est en cours pour mieux préparer cette première matinée, les suivantes et leur articulation. Pour plus de détails, pour suivre l’évolution de la préparation ou pour se joindre à la co-construction de la session en cours, n’hésitez pas à consulter la page dédiée du wiki du Forum , et à venir poser vos questions le mercredi 30 juin matin à Télécom Bretagne , (en bas à gauche sur la carte).

 

La session se tiendra le mercredi 30 juin de 10h30 à 12h30.

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mar

02

fév

2010

Les étés TIC 2010 : forum des usages coopératifs à Brest

Les étés TIC de Bretagne seront à Brest cettte année pour le 4ème Forum des usages coopératifs les 30 juin, 1er et 2 juillet 2010 sur le thème : Innover et entreprendre ensemble

Forum des usages

L'appropriation des outils numériques par des réseaux d'acteur-ice-s est porteur d'innovations sociales, de biens mis en communs, de développement local des territoires qui participent à une transition possible vers une société économe de ses ressources et solidaire.

 

Le Forum des usages coopératifs rassemble dans un carrefour d'échange des pratiques et des projets 400 acteurs-ice-s de l'internet et du multimédia impliqué-e-s autour de l'accès public, de la politique de la ville, des médias et cultures numériques, des collectivités publiques, de l'économie sociale, de l'action sociale, des observatoires d'usages, de l'éducation.

Cette manifestation est organisée par la ville de Brest, la région Bretagne et Télécom Bretagne

avec le soutien de Mégalis, du Ministère de la Culture et de la Communication, de la Délégation aux Usages de l'internet et l'ACSÉ

et en partenariat avec la FING, le laboratoire des usages Marsouin, la Meito, Créatif, la ville de Rennes, Artési, l'AVICCA, l'ANSA, Cretaive commons France et le Fourneau.

Ce forum des usages coopératif allie sur 3 jours

  • des conférences qui cadrent des problématiques,
  • des sessions thématiques, rencontres professionnelles ouvertes,
  • des ateliers transverses qui font se croiser les publics,
  • des séances pratiques et animations découverte d'outils et usages
  • une ouverture aux outils du web 2 par les "explorateurs du web"

dans un mode de travail participatif "tous acteurs" et convivial qui a fait le succès des trois premières éditions.

Au forum des usages sont associés de multiples rencontres, initiatives qui se croisent avec :

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mar

06

oct

2009

Rien n'était impossible au Carrefour

Dans le but de se remémorer les différents projets présentés lors du Carrefour des Possibles du 1er juillet 2009, on vous a concocté une vidéo. On vous laisse donc découvrir le déroulement de cette soirée.

 

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mer

15

jui

2009

Retrouver les présentations des intervenants

Retrouvez ou découvrez quelques présentations sur la page slideshare des étés TIC. Page, qui nous l'espérons, se verra complétée au fil du temps par tous les intervenants.

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ven

10

jui

2009

Redécouvrez les tweets des étés TIC

Pour ceux qui n'auraient pas eu la chance de vivre ces 3 jours de rencontres sur place, mais également pour ceux qui ont apprécié le metawall; nous vous invitons à redécouvrir les tweets diffusés en temps réels lors des étés TIC. A noter que ce storytlr a été conçu par Loïc Hay de l'Artesi. N'hésitez pas non plus à nous envoyer vos photos, comptes rendus et autres.

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ven

10

jui

2009

Votre avis nous intéresse

Parce que cette édition se défendait de promouvoir l'enrichissement des connaissances par la collaboration, nous ne pouvions ne pas solliciter votre avis sur ces trois jours. N'hésitez pas exprimez-vous afin que la future édition soit la votre!

 

Questionnaire!

3 commentaires

mer

01

jui

2009

Entretien avec Pascal Plantard

Pascal Plantard, Directeur-adjoint de l’UFR Sciences Humaines de l’Université Rennes 2 dont il a été Vice-Président, interviendra jeudi 2 juillet de 9h00 à 10h30 lors de l'atelier "De l'espace numérique de travail à l'espace numérique universel ?"

Pouvez-vous présenter ?

Éducateur spécialisé de formation initiale, j'ai été l’un des initiateurs en France les usages des TIC auprès des enfants, adolescents et adultes en grandes difficultés. J'ai créé le GRISE (Groupe Recherche Informatique en Sciences de l’Éducation) en septembre 1986. 
Dans la tradition de la pédagogie institutionnelle, ce groupe - association de recherche coopérative bien avant l'heure du WEB 2.0 - a : 
• développé des dispositifs d’usages des TIC avec des personnes handicapées, toxicomanes et/ou victimes d’exclusion, 
• participé à des développements de logiciels spécifiques avec des partenaires industriels (Apple, Thomson, Thalès, Bull…), 
• mis au point une méthodologie de recherche sur les TICE très originale (l’Approche Clinique de l’Informatique). 

 

Aujourd'hui à Rennes 2, je suis l'enseignant-chercheur responsable de l’ensemble de la filière de formation USETIC-TEF (Usages Sociaux et Éducatifs des TIC) et (Technologies pour l'Éducation et la Formation). Je suis arrivé en 1997. J'ai fondé le DU AUTIC en 1998, puis avec mon équipe, ouvert le DEUST USETIC en 2000 ; la Licence Professionnelle USETIC en 2003 ; le Master TEF en 2005. Il reste d'ailleurs encore quelques places pour la rentrée prochaine en LP et en Master (me contacter : Pascal.Plantard@uhb.fr)

 

Au niveau Recherche, je suis membre du conseil du CREAD (Centre de Recherche sur l’Éducation, les Apprentissages et la Didactique), du Conseil Scientifique du GIS M@rsouin et de la Maison des Sciences de l’Homme Bretagne (MSH B).
Mes thèmes de recherche sont : 
Approches anthropologique des usages des TIC en éducation, formation et dans l'e.inclusion.
La modélisation des usages des : 
- TICE dans l’insertion-inclusion 
- TICE dans l’enseignement supérieur
Je me sens très impliqué dans M@rsouin et c'est à ce titre principal que je participe aux Etés TIC. Avec Annabelle Boutet, sociologue à Telecom Bretagne, nous coordonnons un vaste programme de recherche sur l'e-inclusion.
Quelles sont les idées que vous aborderez lors de votre intervention?
Les résultats de la recherche REBI (Recherche sur les Étudiants de Bretagne et Internet) CREAD-M@RSOUIN, financé par le Conseil Régional de Bretagne. Il porte sur les représentations, les processus d’appropriation et les usages d’Internet des étudiants inscrits à l’université. REBI est la partie française d’une recherche comparative internationale (INTER) qui se déroule dans quatre pays culturellement et socialement contrastés (Canada, Suède, Mexique et France). Les principaux résultats quantitatif et qualitatif du volet français de cette recherche seront présentés jeudi 2 juillet de 9 h à 10 h 30 dans l'atelier A5. L’accent sera mis sur les freins et les usages effectifs d’internet par les étudiants en Bretagne, dans et hors de l’institution universitaire, leurs attentes et leurs besoins ainsi que sur les rôles que jouent dans ces processus leur environnement (groupe, famille, pairs, institution …). Ces résultats permettront de fournir des indications très utiles pour une réflexion prospective sur les ENT.
Qu'attendez-vous de votre intervention aux étés TIC?
Au moins trois choses :
- Restituer à un public plus large les travaux scientifiques de M@rsouin,
- Tisser et Métisser ;-) avec bien d'autres acteurs des usages des TIC, ce réseau innovant tant en termes de pratiques que de recherches, si caractéristique de la Bretagne,
- Mettre en situation professionnelle mes étudiant(e)s (qui seront nombreux) car c'est dans ce type de lieu que se construisent les projets, que se nouent les partenariats et que ce négocient les stages...
Longue vie aux Été TIC !!!
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mar

30

jun

2009

Dernière chance...

Pour les retardataires qui n'auraient pas pensé à s'inscrire sur ce site, il vous reste une dernière chance de nous rejoindre aux étés TIC. Pour ce faire, inscrivez-vous au 1er atelier de préparation du Forum Villes 2.0 de Rennes qui aura lieu jeudi 2 juillet de 14h à 16h. Votre inscription vous ouvrira les portes des autres ateliers et rencontres durant ces trois jours. Vous avez jusqu'à mercredi soir pour vous inscrire. Attention les places disponibles sont limitées, alors n'hésitez plus, cliquez

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mar

30

jun

2009

Entretien avec Michel Briand

Michel Briand, élu à la ville de Brest, animera plusieurs rencontres et ateliers lors des étés TIC, on vous laisse découvrir...

 

Pouvez-vous vous présenter?

Elu à la ville de Brest, j'ai développé depuis dix ans des projets autour de l'appropriation sociale de l'internet et du multimédia. Progressivement la politique publique s'est élargie: le réseau des Papis compte aujourd'hui 100 points d'accès public à internet,  le soutien aux initiatives par l'appel à projet annuel a aidé près de 300 initiatives, l'écrit public compte  une centaine des sites associatifs contributifs, 5 sites participatifs de la ville sont ouverts en écriture aux habitants et associations, une soixantaine de webTV, webradios ... sont hébergés sur le médiablog coopératif. Avec wiki-brest, le CD bureau-libre free eos nous apprenons la co-production de contenus et passons progressivement des logiciels libres aux contenus ouverts mis en biens commun. Les textes et initiatives sont en ligne sur le magazine hebdomadaire a-brest.net (un millier d'abonnés) et sur le wiki du service :
http://www.reunionsabrest.infini.fr

 

Pourquoi organiser les étés TIC?

Les ETES TIC s'inscrivent en complémentarité du Forum des usages
coopératifs comme une rencontre majeure d'acteurs autour des usages et de l'innovation sociale. Avec les ETES TIC et le Forum des usages la Bretagne dispose chaque année, d'un temps de rencontre qui donne à voir, croise et relie les initiatives autour des cultures numériques. L'expérience nous montre que les technologies ne sont que des outils et que nous besoin d'apprendre les usages qui émergents résultats de nos envies d'échanges, de notre souci de mutualiser et de notre désir d'une société qui développe le vivre ensemble et les solidarités. Dans la lignée des rencontres d'Autrans, organisé en janvier, les ETES TIC de Bretagne en juillet deviennent un espace de rencontre des innovateurs d'usage en France et en Bretagne.

 

Quelles sont les idées que vous-pensez aborder aux étés TIC?

Cette année nous aborderons la question des biens communs numériques: pourquoi les acteurs publics sont encore si frileux pour permettre laréutilisation des contenus comme ce site ouvert pour les devoirs d'été dont il est, par défaut, interdit de citer les pages et de réutiliser un exercice devant un groupe d'élèves! Ce sont au contraire les logiques collaboratives de  wikipedia et sesamath qui montrent la voie. Baignés dans une culture de l'éducation descendante et hiérarchique, nous sommes confrontés à un changement de culture pour élargir les libertés d'usage des contenus, apprendre à collaborer et s'enrichir de nos mutualisations. Les multiples péripéties de la loi Hadopi montrent combien il est important de réfléchir à de nouveaux modèles d'accès et de co-production des savoirs et des cultures, à une économie qui rémunère les créateurs et non ceux qui les commercialisent. Avec le numérique c'est le temps de la libre diffusion que nous devons explorer et non celui de la fermeture policière, de la peur et de la protection des rentes. Mais pour avancer il ne faut pas laisser de côté la moitié de la population qui n'a encore ni accès ni usage et avec Créatif nous travaillerons sur l'acquisition des compétences numériques de base. Les ETES TIC seront aussi l'occasion de la première présentation publique de la collection pédagogique des ateliers du numériques.  Et vendredi, la rencontre autour des collectes de mémoire et des wikis de territoire posera la question du vivre ensemble et du lien social sur
un territoire local.

 

Qu'attendez-vous des étés TIC Bretagne cette année?

L'organisation cette année au centre ville et dans un espace ouvert permettra davantage de rencontres. Le programme très diversifié est riche de découvertes possibles. Petit à petit c'est tout un réseau d'acteurs en Bretagne et dans les régions qui se tisse. Et si chacun-e repart avec une idée, un projet ou une envie de collaborer  cette rencontre sera encore un succès.

 

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mar

30

jun

2009

Entretien avec Hugues Aubin

Hugues Aubin, chargé de mission pour la Ville de Rennes, fait parti de l'organisation des étés TIC, il sera également animateur lors de l'atelier "Les avatars font leur show" du mercredi de 16h30 à 18h00. Vous pourrez également le croiser le jeudi de 11h00 à 12h30 à l'atelier "Création de dispositifs contributifs".

 

Pouvez-vous vous présenter?

Je suis chargé de mission aux technologies de l'information à la Ville de Rennes. Mon travail consiste à effectuer une veille permanente sur les usages et à déployer des expérimentations de services avec les habitants, à développer l'administration électronique et la gestion de la relation citoyen et enfin à intégrer de nouveaux outils aux services de la politique de ville. Je fais partie d'un certain nombre de réseaux présents aux etés TIC et avec lesquels la ville de Rennes travaille et développe des actions. En 2007, j'ai co-élaboré pour le compte de la ville la première édition des Etés TIC avec la Région Bretagne, Rennes Métropole et Mégalis.

 

Quelles sont les idées que vous pensez aborder aux Etés TIC?

Comment développer les rapports aux publics, quelles méthodes pour les médiateurs utilisant le numérique, comment collaborer efficacement à l'aide des outils d'aujourd'hui, comment facilement monter des outils d'expression, de réaction, et aussi un peu de réflexion sur la notion de co-présence, d'ubiquité numérique et de nouveaux modèles de fonctionnement en réseau. Une part importante du programme propose de réflechir sur le bien commun et les territoires : cela m'intéresse beaucoup. J'espère partager aussi quelques idées sur l'évolution des usages inspirées par de nouvelles pratiques massives (mobiles de nouvelle génération, jeux vidéos et mondes virtuels par exemple).
Les Etés TIC seront un temps d'échange très riche pour confronter des points de vue complémentaires et différents entre les acteurs territoriaux, culturels, associatifs et informels, industriels et entreprises. Les idées devraient fuser !

 

Qu'attendez-vous de votre participation aux étés TIC?

Apprendre toujours plus sur les freins et vecteurs de réussite en mode projet dans un contexte ou l'acculturation me parait un enjeu. Mieux connaître les attentes des acteurs et développer des coopérations sur la ville et le territoire. Ce rendez-vous est l'un des seuls qui soit réellement transdisciplinaires et décloisonnés autour des usages : ceci devrait permettre de nombreux échanges fructueux pour la conduite de projets.

A noter que nous sommes complets, sans aucune promotion papier,  grâce au travail de l'équipe qui organise : ceci nous rend optimistes :)

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mar

30

jun

2009

Entretien avec Benoît Lugand

Benoît Lugand, responsable commercial de Net-ng, interviendra mercredi 1er juillet de 9h30 à 12h30, lors de la rencontre professionnelle "Usages de l'Internet dans et hors du lieu de travail".

 

Pouvez-vous vous présenter?

Notre société (www.net-ng.com ) est spécialisée dans l’intégration de solutions OpenSource pour mettre en œuvre des sites X-Net (Inter, Intra, …) et des applications métiers en mode web.

Nous avons la particularité d’être expert sur la technologie Python, elle-même employée par les « majors » du web telles que Google, YouTube, SecondLife, …..

 Nous sommes, par ailleurs, éditeur du framework Nagare dédiée au développement d’application Web (www.nagare.org) . Ce framework extrêmement novateur dans son approche vise à simplifier la mise en œuvre du portails Web complexe et préparer au développement des applications Web de demain. Ce projet soutenu par l’OSEO est actuellement en phase de développement mais déjà retenu par plusieurs de nos clients.

 

Pour ma part, j’occupe la fonction de responsable commercial au sein de notre société ; cette activité est complétée par la direction de nos projets pour le groupement national de la formation automobile (GNFA).

Je serais accompagné de Karine Sabatier qui nous a rejoint récemment pour prendre la responsabilité de projets au sein de l’entreprise. Son expérience du Web 2.0 et des méthodologies Agiles viendra très certainement enrichir les tables rondes.

 

Quelles sont les idées que vous pensez aborder aux Etés TIC?

Nous présenterons nos expériences de Web 2.0 en entreprise. Plus concrètement, nous présenterons un projet de Web collaboratif pour supporter une démarche d’innovation participative salariés pour le groupe Pages Jaunes. Cette typologie de projet présente des challenges tant en termes techniques qu’en terme de conduite du changement et espérons pouvoir échanger sur ces sujets avec les participants.

 

Qu'attendez-vous de votre participation aux étés TIC?

Echanger sur des expériences Web qui vont au-delà du simple web éditorial.

Faire connaitre notre société et son positionnement spécifique

Rencontrer d’éventuels prescripteurs ou clients.

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mar

30

jun

2009

Entretien avec Emmanuelle Fournil

Emmanuelle Fournil, animatrice du site boutique-solidaire-bretagne.com, interviendra jeudi 2 juillet de 9h00 à 10h30 lors de l'atelier "TIC et développement durable".

 

Pouvez vous vous présenter?

Je suis chargée d'animer et de développer sur l'ensemble de la Bretagne le site Internet www.boutique-solidaire-bretagne.com. Un site web associatif à but non lucratif qui a l'ambition d'être un outil de développement économique de structures engagées dans le développement durable, structures qui ont souvent peu l'habitude de communiquer (pour des raisons financières et/ou culturelles). Concrètement, le site améliore la visibilité d'acteurs bretons qui présentent dans leurs produits, services ou dans leurs modes de production des plus-values environnementales, sociales et/ou solidaires.

 

Quelles sont les idées que vous pensez aborder aux Etés TIC?

Je compte dans un premier temps présenter le site en ligne. Le site s'adresse à des acheteurs grand public  et à des acheteurs professionnels (collectivités, entreprises, associations).

 

Je souhaite aborder trois idées majeures.

 

La première est une particularité de ce site web dont nous sommes fiers : il permet de faire travailler ensemble des acteurs du développement durable qui ont peu l'habitude de travailler entre eux. Les têtes de réseau de l'agriculture bio, du commerce équitable... travaillent ensemble, toutes mouvances confondues, à la sélection des fournisseurs présentés en ligne sur Boutique Solidaire Bretagne et à l'attribution de leurs plus-values.

 

La seconde idée qui nous semble intéressante est le fonctionnement associatif du site. Lancé début 2008 à titre expérimental en Ille et Vilaine par la Chambre Régionale d'Economie Sociale de Bretagne et l'association de multimédia BUG, www.boutique-solidaire-bretagne.com est maintenant animé par l'association Boutique Solidaire Bretagne. Cette association regroupe tous les fournisseurs référencés, les membres du comité consultatif et tout internaute qui souhaite participer aux orientations de l'association. Le monde virtuel du web aboutit concrètement à la création d'une communauté bien réelle d'acteurs qui réfléchissent ensemble.

 

Le troisième point essentiel pour un site web dédié au développement durable est le problème de son modèle économique. Comment sortir du modèle classique de financement du web par la publicité dans un secteur qui a de profondes valeurs et qui ne souhaite pas faire de la pub pour n'importe quoi.

 

J'aimerais enfin, si les 10mn accordées le permettent, aborder nos perspectives d'évolution, montrer comment le web pourrait être le point de départ de projets plus vastes sur le territoire.

 

Qu'attendez-vous de votre participation aux étés TIC?

La participation aux étés TIC ne peut qu'améliorer la visibilité de Boutique Solidaire Bretagne. Notre objectif est d'être connus du plus grand nombre, pour d'une part mobiliser un maximum de fournisseurs présentant des plus-values environnementales, sociales ou solidaires, et d'autre part donner l'idée aux internautes (grand public comme professionnels) d'utiliser ce site pour orienter leurs achats.

Et pourquoi pas trouver des idées dans le public pour améliorer le site?

 

 

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lun

29

jun

2009

Entretien avec Bruno Westeel

Bruno Westeel, directeur Marketing en charge des Services Mobiles Multimédia pour Alcatel Lucent, interviendra jeudi 2 juillet de 14h00 à 15h30 lors de l'atelier "la diffusion audiovisuelle et les nouveaux médias"

 

Pouvez-vous vous présenter ?

Le centre d’ Alcatel-Lucent Rennes développe des solutions multimédia complètes dans le domaine de la télévision et de la vidéo sur tout type de réseaux de télécommunication. Nous développons  des services innovants, personnalisés et interactifs pour la télévision mobile, le téléchargement multimédia et la télévision sur internet. Pour l’illustrer de façon concrète et  en phase avec l’actualité, le premier exemple sera celui de la nouvelle génération de services de télévision et vidéo sur iphone ™, mais également des applications de réalité augmentée sur mobile (image 3D).

 

Quelles sont les idées que vous pensez aborder lors des étés TIC ?

Ma participation à l’atelier Diffusion audiovisuelle et Nouveaux médias s’inscrit plus dans un apport d’expériences et de connaissances des marchés et des nouveaux services. Etant en charge du développement commercial de ces nouveaux services au niveau mondial, nos équipes sont quotidiennement au contact des opérateurs télécom, des fournisseurs de contenus et des utilisateurs. Cette présence globale nous a donne une bonne compréhension des attentes en terme d’offres. Notamment, pour les services de diffusion de télévision et de vidéo vers les mobiles, la recette gagnante, à savoir les conditions de succès d'une offre de services audiovisuels pour mobiles sont un cocktail de 4 ingrédients : une offre de contenus adaptée qui prolonge et étend le référentiel connu de la télé du salon , une « quantité » de bande passante nécessaire ET suffisante à un rendu fluide et de qualité, une expérience utilisateur conforme à ses attentes en terme d’ergonomie, d’accès, de découverte et de consommation des contenus, et enfin un prix correspondant à sa propension à payer pour ces contenus : la formule bien assimilée du forfait étant le tremplin vers un usage régulier et croissant.


Qu'attendez vous de votre participation aux étés TIC ?

Bien évidemment, le plaisir et l’intérêt d’échanger encore et toujours sur des perceptions, des tendances, des innovations sur ce domaine très dynamique des Nouveaux Media. Et, comme à chaque participation à ce type d’évènement, j’espère rencontrer un public curieux et réactif et pourquoi pas repartir avec quelques pistes pour les prochains services à développer …


 

 

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lun

29

jun

2009

Entretien avec Lidia Boutaghane

Lidia Boutaghane interviendra en tant que co-animatrice avec Norbert Friant lors de la rencontre du mercredi 1er juillet de 9h30 à 12h30 intitulée: "Web & partage dans les filières professionnelles".

 

Pouvez-vous vous présenter?

Je conseille, forme et accompagne chez Links Conseil (+900 consultants sur la France) :

  1. Les entreprises en stratégie client, marketing collaboratif et co-innovation client (18 années d'expérience de la relation client, 12 années d'expérience Internet au service d'entreprises, gestion d'une agence Web et un blog dédié au Marketing 2.0 et co-innovation).
  2. Les groupements d'entreprises, clusters, pôles de compétitivités et technopôles en stratégie collaborative et co-innovation (expérience de portails communautaires : filière ameublement et élevage) 
  3. Les collectivités locales et territoriales en intelligence collective et participative (expérience d'un réseau social initié pour une communauté d'associations et de citoyens)

"ClientauCoeur" est ma marque commerciale et le nom de mon blog professionnel dédié à mon expertise. J'officie pour le moment en Bretagne et Pays de la Loire. Pour le visiter : http://www.clientaucoeur.com.

 

Quelles sont les idées que vous pensez aborder aux Etés TIC?

Nous aborderons tout d'abord la coopération, échange et partage entre:

  • les fédérations et syndicats professionnels
  • les groupements de producteurs agricoles
  • les clusters et pôle de compétitivité

Par la suite, il sera question d'aborder l'apport des outils sociaux aux groupements professionnels.

 

Qu'attendez-vous de votre participation aux étés TIC?

Visibilité, notoriété, contact avec d'éventuels partenaires, prescripteurs ou clients. Échanger sur des thématiques passionnantes : le Collaboratif à travers les médias sociaux.



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lun

29

jun

2009

Entretien avec Régis Le Guennec

crédit Charles Crié

Régis Le Guennec, directeur et fondateur de MBA Multimédia, interviendra jeudi 2 juillet de 9h00 à 10h30, lors de l'atelier "le projet de bibliothèque numérique régionale", nous vous laissons le découvrir.

 

Pouvez-vous vous présenter ?

Passionné de technologies depuis toujours, je suis diplômé en électronique. J’ai découvert l’informatique en entrant dans le monde des « sons et lumières ». Egalement musicien, je suis à l’initiative de la création d’un studio d’enregistrement de MAO (musique assistée par ordinateur). Je me suis également intéressé très tôt aux usages des internautes, à l’ergonomie des sites Internet et je suis intervenu pendant 4 ans en tant que formateur auprès d’un large public. Suivant cette même logique centrée sur « l’utilisateur », je suis à l’origine de la création de l’association BUG, club de vulgarisation informatique et du premier moteur de recherche régional, Breizhoo.com. Directeur fondateur de MBA Multimédia depuis 1997, je me suis aujourd’hui spécialisé dans la veille technologique. Partenaire conseil, ma mission est  d’anticiper les choix de demain et d’accompagner mes clients dans la mise en place de solutions fiables et innovantes.

 

Qu'allez-vous nous présenter aux étés TIC?

Lors de l’atelier sur le projet de bibliothèque numérique régionale, je présenterai le projet de photothèque numérique que nous avons développé en commun avec le Théâtre National de Bretagne – soit 50 ans d’histoires numérisées et mise en ligne par l’agence MBA Multimedia. En effet, la mémoire des créations du Théâtre National de Bretagne est aujourd’hui à la libre disposition des spectateurs, historiens, étudiants et professionnels au travers de la photothèque mise en ligne sur le site du TNB en 2005. Celle-ci remplit deux missions : la conservation et la communication du travail photographique d'Alain Dugas et de ses successeurs. Elle s’enrichit chaque année des nouvelles photos des créations de la saison et propose à ce jour près de 5.000 photos.
Au cours de l’atelier Stratégie de promotion des artistes et des festivals sur Internet , nous partagerons, en tant que passionnés, notre expérience web dans le domaine des festivals (Art Rock, Etonnants Voyageurs / Route du Rock) et plus spécialement au travers du Festival des Vieilles Charrues pour lequel nous avons eu l’occasion de réaliser à la fois le site Internet et des webcovers trois années consécutives – mobilisant ainsi 20 personnes pour des productions sons, vidéos, photographiques et textuelles.

 

Qu'attendez vous de votre participation aux étés TIC?
Les étés des TIC m’apparaissent comme un moment opportun pour rencontrer et échanger avec les principaux acteurs des TIC. De nos échanges et de la confrontation de nos points de vue, je suis persuadé que chacun d’entre nous pourra évoluer vers des projets toujours plus innovants.

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lun

29

jun

2009

Entretien avec Lorenzo Soccavo

Lorenzo Soccavo, expert en prospective du livre et de l'édition, a accepté de nous en dire plus sur son intervention lors de la rencontre "Livres numériques: quelles impications pour les chaînes du livre?" du mercredi 1er juillet de 16h30 à 18h00.

 

Pouvez-vous vous présenter ?
Passionné par les livres, la lecture et le Web, avant de devenir expert en prospective du livre et de l’édition, je me suis consacré durant plusieurs années à l’information et au conseil auprès des auteurs de l’écrit. J'ai publié en 2004 : "J’ose éditer mon livre : réussir son livre de l’écriture à la vente" (Entrecom éd.), un guide grand public sur l'autoédition, puis le premier "Guide annuaire des ateliers d’écriture et des formations aux métiers de l'écrit", aux éditions Dixit. Aujourd'hui je pratique depuis 2004 une veille quotidienne sur les mutations du livre et de son marché face aux évolutions technologiques et notamment à la numérisation et aux nouveaux comportements de lecture venant du Web 2.0. J'ai lancé et animé jusqu'en 2008 le blog NouvoLivrActu (dont les archives sont toujours en ligne) et j'ai publié "Gutenberg 2.0, le futur du livre" (M21 éditions, 2008), le premier ouvrage présentant la technologie de l'encre et du papier électroniques. Mon objectif est aujourd'hui de mobiliser l’interprofession francophone du livre, autour des enjeux qui se cristallisent, en ce début de 21e siècle, sur le monde de l’édition, avec l’émergence de nouveaux dispositifs et de nouvelles pratiques de lecture.


Quelles sont les idées, les projets que vous pensez aborder lors des étés TIC ?

J'interviendrai le mercredi 1er juillet à 16H30 dans le cadre de l'atelier intitulé: "Livre numérique: quelles implications pour la chaîne du livre? " pour préciser les mutations en cours actuellement au sein de l'interprofession du livre. Pour ce faire, j'ai prévu une présentation d'une dizaine de diapos, pour structurer et illustrer mes propos. Je pense commencer mon intervention, d'une vingtaine de minutes, par une présentation panoramique des trois principales mutations à la confluence desquelles se retrouve aujourd'hui le livre:
- la mutation des dispositifs de lecture,
- la mutation des pratiques de lecture,
- la mutation du marché du livre.
J'espère ensuite pouvoir définir ce qu'est la prospective du livre, puis la prospective de l'édition, et préciser ce que cette nouvelle discipline que je développe : "la prospective du livre et de l'édition" donc, peut apporter, d'une part, en mettant en perspective les actuelles mutations par rapport à l'histoire du livre, puis, d'autre part, en ouvrant portes et fenêtres sur l'avenir à moyen et à plus long terme... Malheureusement, en vingt minutes, je ne pourrai que brosser le panorama à grands traits et en indiquer seulement les principales perspectives.


Qu'attendez vous de votre participation aux étés TIC ?

Outre le plaisir de revoir (même si ce sera brièvement) Rennes et d'y rencontrer quelques acteurs du numérique que je fréquente régulièrement sur Facebook ou dans Second Life, j'espère surtout avoir des échanges intéressants avec les participants de cet atelier, des questions après ma présentation. Je pense qu'il sera également intéressant pour moi, et pour tous, d'avoir sur les sujets, malgré tout sensibles, que j'aborderai, les points de vue des autres intervenants: Christian Ryo, directeur de Livre et Lecture en Bretagne, et Olivier Pennaneac'h, chargé de l'économie du livre pour cette même structure. Ils pourront contextualiser je pense mon apport théorique dans le cadre des politiques régionales du livre et j'espère que nos échanges seront fructueux...

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lun

29

jun

2009

CocktailCamp

crédit photo Frank Gruber

Cocktail + BarCamp = CocktailCamp !

 

Le jeudi 2 juillet, à partir de 19h, nous vous proposons un moment informel d'échange autour d'un cocktail dinatoire.

Un écran et vidéoprojecteur permettront à ceux qui le souhaitent de s'exprimer.

 

Quatre présentations sont déjà prévues :

  • Présentation de l'île biblio-prospectic par Jean-Michel Cornu et Hugobiwan Zolnir
  • Retour sur la diffusion de Don Giovanni en 3D par Rozenn Chambard de l'Opéra de Rennes
  • Artefacto
  • Projet http://www.renum.net/ par l'association Ping

Vous pourrez vous inscrire sur place pour présenter votre projet ou initiative.

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lun

29

jun

2009

Entretien avec Pierre De Loor

Pierre De Loor interviendra vendredi 3 jullet de 9h30 à 12h30, lors de la rencontre professionnelle "création artistique et TIC".

 

Pouvez-vous vous présenter?
Je suis enseignant chercheur à l'Ecole Nationale d'Ingénieur de Brest (ENIB). J'effectue mes enseignements dans cette école et réalise mes recherches au Laboratoire d'Informatique des Systèmes Complexes (LISyC). Ce laboratoire est réparti sur plusieurs sites et l'endroit où se situe mon équipe est le Centre Européen de Réalité Virtuelle (CERV) situé également aux environs de Brest.
J'ai une formation universitaire scientifique qui s'est tournée progressivement vers l'intelligence artificielle et, depuis mon arrivée à Brest, je me suis investi sur la problématique des liens entre intelligence artificielle et réalité virtuelle, sur le "ce qu'il faut mettre dans un environnement virtuel en terme de comportement et comment il faut le mettre". Ces recherches rejoignent de fait les sciences cognitives (ou plus simplement sciences de la connaissance) qui constituent un dialogue entre neurosciences, philosophie, informatique, anthropologie, psychologie, linguistique  et plus récemment, biologie.

 

Quelles sont les idées que vous pensez aborder lors des étés TIC?

Très globalement, l'idée directrice du CERV est d'investir les possibilités qu'offre la réalité virtuelle dans différents champs disciplinaires: Des outils pour la formation, pour la recherche, mais également pour les arts et la diffusion du savoir. C'est sur ce dernier point que j'aborde les étéTIC. En particulier, nous avons amorcé une collaboration avec la compagnie de théatre DEREZO, par le biais d'une maquette (il était Xn fois) présentée à Brest et à Morlaix. Cette maquette théâtrale mèle avatars et acteurs réels sur font de questionnement philosophique sur cette relation (la troupe en parlera mieux que moi, allez voir www.virthea.net ). C'est un début qui à mon sens est prometteur et s'inscrit pleinement dans les préoccupations d'actualité sur les enjeux de la technique, l'appropriation des sciences et l'évolution des outils de création professionnelle et grand public.

 

Qu'attendez vous de votre participation aux étés TIC?

Pour moi, c'est une découverte. J'espère rencontrer des personnes avec lesquelles trouver des "points d'accroche" sur nos préoccupations en terme d'usage de la réalité virtuelle. En retour, j'espère pouvoir leur apporter un regard de scientifique. Mais comme je le disais, je découvre donc nous verrons bien.

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lun

29

jun

2009

Entretien avec Jean-Marc Thouélin

Jean-Marc Thouélin, responsable du pôle Projet de l'institut Maupertuis, interviendra mercredi 1er juillet de 9h30 à 12h30, lors de la rencontre professionnelle " Web et partage dans les filières économiques traditionnelles".

 

 

Pouvez-vous vous présenter?

Je suis responsable du pôle Projet de L’institut Maupertuis, Centre technique en Productique et Mécatronique sur le campus de Ker Lann créé en 2003. Notre mission, au sein du Réseau Breton d’Innovation, est de renforcer la compétitivité des entreprises et la capacité d’innovation régionale.

J’accompagne les entreprises, principalement les PME, dans leur projet d’innovation : Définition, montage (recherche de compétences et de financements) et conduite de projets techniques pour accroître la productivité des outils industriels ou développer des produits innovants. Dans ce cadre, nous portons un intérêt particulier sur les outils de co-conception (ou plateforme d’ingénierie collaborative) permettant le travail collaboratif de différents partenaires.

 

 

Quelles sont les idées que vous pensez aborder aux étés TIC?

J'aborderai l’intérêt des outils collaboratifs de co-conception pour les PME (bureaux d’étude, production), mais également les difficultés de mise en œuvre : Modification de l’organisation, nécessité de formaliser les processus (cela nuit-il à la réactivité de la PME ?), temps nécessaire à la gestion du projet et de l’outil, nécessité d’avoir une ressource dédiée pour la configuration, l’administration de l’outil, la formation des utilisateurs, l’organisation du projet, la vérification de la bonne utilisation de l’outil et des règles métiers, crainte concernant la propriété intellectuelle et la sécurité des documents partagés …

 

Qu'attendez-vous des étés TIC?

La promotion de l’institut Maupertuis et de nos compétences pour accompagner les PME dans leurs projets d’innovation.

 

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ven

26

jun

2009

Entretien avec Simon Le Bayon

Simon Le Bayon, animateur du réseau diaspora économique bretonne pour l’institut Locarn, interviendra mercredi 1er juillet, lors de la rencontre « Web et partage dans les filières économiques traditionnelles ».

 

Quelles sont les idées que vous pensez aborder aux Etés TIC?

Je compte intervenir en tant qu'animateur du réseau de la diaspora économique bretonne de l'institut de Locarn ( http://institut-locarn.com/diaspora ). L'idée de ce réseau est simplement de mettre en relation des entrepreneurs de Bretagne avec leurs compatriotes expatriés. La finalité est clairement professionnelle et économique, tout en accordant un point particulier à la dimension culturelle qui est à la base du lien et du sentiment d'être Breton.
L'idée de ce réseau a émergé à Locarn, il y a de nombreuses années, avec dans un premier temps la mise en place d'un site web. La nécessité de proposer une animation permanente s'est rapidement  imposée. Depuis 2006, nous exploitons les Tic, mais aussi les conférences de l'institut pour créer du lien, découvrir et mettre en relation des entrepreneurs. Nous travaillons en complémentarité des nombreuses structures présentes sur le sujet de l'international (Bretagne International, les Chambres de Commerce de Bretagne et de Loire Atlantique, Le World Trade Center de Nantes...).
Les Tic (Voip, Chat, Sites Web, mails, Plateformes de réseaux sociaux....) dans leur diversité nous permettent de maintenir et créer des relations dans un réseau d'environ 900 membres tant en Bretagne, en France que dans une cinquantaine d'autres pays.

Qu’attendez-vous de votre participation aux étés TIC ?

 L'opportunité de présenter l'initiative de l'Institut de Locarn, présenter aussi mes travaux de recherche sur l'usage des Tic dans les réseaux diaspora, être à l'écoute de projets et de propositions de partenariats.

 

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jeu

25

jun

2009

Showroom

 

En plus du programme que vous connaissez déjà, lors de ces trois jours, se tiendra un showroom permanent. Il vous sera donc possible de vaguer de projet en projet comme bon vous semble. Vous pourrez y croiser ARTEFACTO, CapLibre, INA, TAPRIK, l’Espace des sciences, ou encore MBA Multimédia. On vous donne donc un avant goût de ce qui vous y attend.

  • L’Espace des sciences vous fera découvrir Enezig, son ’île virtuelle en 3D. Réalisé à l’occasion de l’exposition Numériquement vôtre de l’Espace des sciences, Enezig est un nouvel espace numérique d’échange et d’apprentissage, destiné principalement à la jeunesse. Ce monde simple et ludique permet de découvrir et d’expérimenter les univers numériques. A travers des animations et des débats, Enezig est aussi un lieu de rencontre entre les scientifiques et le public, notamment les scolaires. Pour les enseignants et les parents, c’est la garantie d’un contenu riche, pédagogique et sécurisé.
  • Artefacto vous présentera le projet collaboratif Studio Virtuel, développé dans le cadre du Pôle Images & Réseaux, sur un écran de télévision. Vous pourrez également découvrir le projet ENEZIG sur ce stand.
  • L’INA vous fera la démonstration de l’offre en ligne de l’ Ina.fr, et plus précisément l'aspect culturel comme par exemple les fresques numériques : les Jalons de l'Histoire, L'Europe des Cultures…, et bien évidement L'Ouest en mémoire...
  • CapLibre, association de professionnels ayant pour but de promouvoir le logiciel libre dans l’entreprise, vous expliquera l’usage interne des outils collaboratifs libres utilisés.
  • TAPRIK, vous fera la démonstration du logiciel LAX, permettant de faire en temps réel des boucles audio et vidéo à partir de tout type d'entrée vidéo et audio. Le rendu vidéo sera diffusé sur un écran tissu, le rendu audio sera disponible en écoute sur un casque. Vous pourrez également découvrir « la baguette magique » et « l’appareil à raconter n’importe quoi », mais on ne vous en dit pas plus.
  • MBA Multimedia, vous présentera le projet de photothèque numérique développé en commun avec le Théâtre National de Bretagne – soit 50 ans d’histoires numérisées et mise en ligne par l’agence MBA Multimedia. Cette photothèque, créée en 2005, compte aujourd’hui près de 5 000 photos. Véritable mémoire des créations du Théâtre National de Bretagne, elle est  à la libre disposition des spectateurs, historiens, étudiants et professionnels permettant ainsi la conservation et la communication du travail photographique d'Alain Dugas et de ses successeurs.

 

Le matériel nécessaire lors de ce showroom, nous est fourni par notre partenaire HP.

 

 

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mer

24

jun

2009

Entretien avec Jean-François Bertrand

Chargé de mission sur les questions d'économie et de technologies de l'information et de la communication au sein de la direction de la culture de la Région Bretagne, Jean-François Bertrand, animera plusieurs rencontres lors des étés TIC.

Selon quel est le but de cette nouvelle édition des étés TIC?

Cette édition va, je l'espère permettre de nouveaux rapprochements entre professionnels des secteurs de la culture et des technologies de l'information, afin de favoriser une meilleure compréhension mutuelle, de mettre en valeur leurs réalisations communes et de susciter de nouvelles collaborations.


Quelles sont les idées que vous-pensez aborder aux étés TIC?

Les étés TIC 2009 seront pour moi l'occasion d'aborder notamment la question de l'arrivée du livre numérique et de son impact pour les acteurs de la chaîne du livre, celle des stratégies de promotion des artistes et des festivals sur internet, mais aussi de présenter le projet de bibliothèque numérique dont la Région Bretagne étudie actuellement la faisabilité avec ses partenaires. Le 3 juillet, nous discuterons lors d'une table ronde, autour de projets innovants, de la place des technologies dans la création artistique.

Qu'attendez-vous des étés TIC Bretagne cette année? 

Je pense que l'événement est une occasion de montrer que les acteurs artistiques et culturels ne sont pas uniquement concernés par les impacts économiques des mutations technologiques à l'oeuvre, qu'ils savent également anticiper, détourner, renouveler, expérimenter de nouveaux usages, dans leur intérêt comme dans celui des professionnels des technologies de l'information et du grand public.

 
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mar

23

jun

2009

Rencontre avec Anthony Auffret

Anthony Auffret, coordinateur des activités numériques des Petits Débrouillards Bretagne, a accepté de nous en dire plus sur l'atelier "Voyage au centre de la culture scientifique" qui aura lieu le 1er juillet de 16h30 à 18h00.

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mar

23

jun

2009

Entretien avec Laurence Le Bousse

Laurence Le Bousse, assistante communication et commerciale depuis 2 ans chez Atlantic Management interviendra lors de l’atelier « Usages professionnels du Mind Mapping, révolutionnez votre façon de travailler! » du mercredi 1er juillet de 16h30 à 18h00.

 

Pouvez-vous vous présenter?

Au quotidien, je valorise notre métier, qui est aussi notre passion : accompagner et former nos clients pour qu’ils mettent en place des solutions opérationnelles de partage de l’information et des connaissances au sein de leur structure. Ceci afin de valoriser le travail de chacun mais aussi leur permettre de mieux collaborer, vaincre l’infobésité, accompagner l’appropriation des usages et technologies du web 2.0 (usages coopératifs), déployer des solutions innovantes de e-learning, développer concrètement l’intelligence collective…

 

Spécialisé dans le management de la connaissance et des organisations, Atlantic Management s’affirme comme l’un des leaders français des Technologies de la Relation et des usages innovants du web collaboratif (web 2.0). Son offre étoffée de Conseil, de Formations et de développements est au service des usages les plus innovants du web orienté sur le partage de connaissances et de l’intelligence collective. Atlantic Management a été créée par Francois Badénès en Mars 2008 dans le prolongement de plus de 10 années d’expérience dans l’innovation. Co-fondateur de l’association Atlantic 2.0, membre du pôle Images&Réseau, acteur du programme européen WinAtlantic, Atlantic Management contribue activement à l’écosystème d’innovation de l’Ouest et de Nantes en particulier. Aider les entreprises et organisations à vaincre l’infobésité, accompagner l’appropriation des usages et technologies du web 2.0 (usages coopératifs), déployer des solutions innovantes de e-learning, développer concrètement l’intelligence collective sont quelques uns des enjeux auxquels nous essayons de répondre.

 

Pouvez-vous développez ce concept de Mind Mapping?

Partant du constat que 80% des gens ont une mémoire visuelle plus qu'auditive, Le Mind Mapping  est une réponse opérationnelle aux besoins de Transversalité et de Gouvernance des organisations. Le Mind Mapping permet de faire interagir visuellement les idées, les informations et les utilisateurs afin de gagner du temps, d’améliorer les processus de travail et de favoriser l’innovation. Les enjeux sont :

  • Vaincre l'infobésité, mieux diffuser l'information pour la transformer en connaissance, développer l’efficacité individuelle et collective.
  • Conduire le changement, partager les connaissances, mieux piloter vos Projets, développer la créativité & l’innovation, mais aussi les transversalités.

 

A qui s'adresse le Mind Mapping?

Top Managers, Équipes de Directions, Équipes Ressources Humaines, Fonctions supports, DSI, Service des achats, DRH et services formation, Managers de projets, chargés de mission, Développement commercial, Centres de documentation, Assistantes ....

 

Quels sont les usages du Mind Mapping?

  • Organiser et partager vos idées, vos connaissances, vos dossiers, vos favoris…
  • Manager vos projets
  • Préparer et animer vos réunions
  • Améliorer les "reporting"
  • Analyser et modéliser vos processus et votre organisation
  • Partager l'information efficacement et structurer votre activité de Veille
  • Cartographier les compétences

Les bénéfices immédiats sont:

  • Organisation personnelle et collective
  • Dynamique de partage
  • Optimisation des réunions
  • Optimisation des reporting et process
  • Meilleure vision et gestion des projets
  • Créativité
  • Un outil de gouvernance

 

Qu'est-ce que votre participation aux Etés TIC peut vous apporter?

Je le saurai à l’issu de cet événement mais je suis déjà sûre que les échanges avec les intervenants et participants seront très riches et qu’ils pourront me permettre d’enrichir ma culture et donc d’avancer dans le bon sens.

En ce qui concerne l’atelier que j’anime, je pense pouvoir apporter des informations précieuses sur cette méthode de travail facile à mettre en œuvre et qui répond aux besoins opérationnels d’un grand nombre de personnes.

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lun

22

jun

2009

Explorcamp

 

Le jeudi 2 juillet dans le cadre des étés TIC vers 17h45 sera organisé un Explorcamp. Nous cherchons des volontaires pour animer des tables d'exploration !

 

De quoi s'agit il ? C'est expliqué ici : http://explorcamp.com/explorcamp

 

Quelques exemples de tables d'exploration :

- Comment organiser une téléconférence avec son navigateur web?

- Qu'est-ce que le microblogging ?

- Comment réaliser une veille performante avec des outils du WEB 2.0 ?

- Créer un site WEB en 10 minutes...

- L'entreprise 2.0

 

Donc si vous possédez une expertise sur l'usage du Web, et que vous souhaitez la partager en faisant découvrir ces usages, n'hésitez pas à proposer votre candidature !

 

Au-delà de l'Explorcamp du 2 juillet, je profite de cette occasion pour relancer l'idée d'un collectif breton de membres des Explorateurs du WEB http://explorateursduweb.com .

 

Pourquoi rejoindre cette association ?

« Partager les résultats de nos explorations du Web en confrontant nos différents points de vue. Les Explorateurs du Web proposent de mettre leur intelligence collective au service du plus grand nombre »

 

Pour certains, c'est aussi la possibilité de faire connaître ses compétences professionnelles et d'étendre son réseau breton et national. 

 

Vous êtes partant ?

Répondez moi vite à thomas.renault[@]region-bretagne.fr et consultez "Comment devenir Explorateurs du Web" :

http://wiki.explorateursduweb.com/CommentDevenirExplorateursDuWeb

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ven

19

jun

2009

Entretien avec Cédric Williamson

Cédric Williamson, chargé de mission à la MEITO, participant à l'organisation des étés TIC, nous en dit plus sur cette association.

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ven

19

jun

2009

Entretien avec Benjamin Keltz

crédit photo Romain Joly

Benjamin Keltz, journaliste pour Le Mensuel de Rennes, nous parlera de l'impact du web 2.0 sur son métier, mercredi 1er juillet de 9h30 à 12h30.

 

Pouvez vous nous présenter votre parcours?

Diplômé en journalisme de l'IUT de Lannion en 2006, j'ai travaillé pour différents médias (Ouest-France, Phosphore, Maxi, 20 minutes...). En juin 2007, je monte une entreprise de presse nommée Rennes Infhonet. Quatre personnes me rejoignent pour créer le premier site professionnel d'information locale. L'ambition : réintéresser les 15-35 ans à l'info locale. Le média web semble le plus approprié pour le faire. Entre 3 000 et 4 000 visiteurs visitent chaque jour sur le site. Des pointes à 10 000 lecteurs sont recensées ponctuellement. Economiquement, un marché publicitaire se développe. Le projet s'arrête en septembre 2008. Je repars sur le projet Le Mensuel de Rennes en janvier 2009 avec l'équipe du Mensuel du Golfe du Morbihan. Le premier numéro sort dans tous les kiosques de la région rennaise en mars 2009. Le site internet est inauguré au même moment.


Quelles sont les idées que vous-pensez aborder aux étés TIC?

A mon sens, il est important de pointer l'importance du web dans l'information locale. Les utilisateurs d'Internet s'ouvrent sur le monde entier, pourtant ils préfèrent entrer en contact avec la proximité géographique. Le média internet tend à s'émanciper et devenir un média local indépendant. Actuellement, une révolution de l'information locale se joue.

 

Qu'est ce que les étés TIC peuvent vous apporter?

L'échange avec d'autres professionnels, des lecteurs, des non-initiés. Un média sur Internet se réfléchit en termes éditorial, technique et commercial. Les deux volets de la réflexion sont extrêmement liés.

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jeu

18

jun

2009

Entretien avec Raphaël Suire

Raphaël Suire

Raphaël Suire, chercheur au sein du laboratoire MARSOUIN, interviendra lors des conférences plénières sur l'économie des contenus numériques, le mercredi 1er juillet à partir de 14h30.

 

Pouvez-vous vous présenter?

Raphaël Suire, Maître de conférences en économie à l'Université de Rennes 1. J'ai deux casquettes : enseignant et co-responsable du Master 2 Economie et conseil en TIC et e-Business de l'UR1, puis chercheur en économie du numérique au sein de l'observatoire breton MARSOUIN.

 

Quelles sont les idées que vous pensez aborder lors des étés TIC?

Lors de la table ronde d'ouverture sur l'économie de la création à l'heure du numérique, nous allons aborder la/les questions des nouvelles pratiques portées par le numérique tant en amont qu'en aval du processus de création. En amont, car les pratiques sont bouleversées, on parle de co-création, de co-conception, de crowd-sourcing créatif. En aval car le numérique démocratise l'accès et la diffusion des œuvres. La question des modèles d'affaire soutenables reste ouverte mais la création ne s'en trouve pas moins formidablement renouvelée !


Qu'attendez vous de votre participation aux étés TIC?

Par essence, le chercheur se nourrit du collectif. Les étés TIC, c'est donc un moment unique pour échanger et partager sur les pratiques, les points de vue, les orientations sachant que les futurs possibles sont innombrables. Le travail du chercheur et de l'analyste gagne en complexité mais aussi en nécessité. Travailler sur et avec le numérique, c'est tout simplement passionnant !

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mer

17

jun

2009

Entretien avec Sophie Deniel

Intervenante lors de la rencontre professionnelle " Enseignement, connaissance et TIC: Internet, Multimédia,... une révolution dans l'acquisition du savoir!" ayant lieu le vendredi 3 juillet de 9h30 à 12h00, la créatrice de bookBeo a accepté de nous parler de sa société.

 

Pouvez-vous nous présenter bookBeo?

J'ai créé bookBeo en partant d'une idée toute simple : mettre des films dans les histoires pour enfants ; donner une nouvelle dimension au livre papier et en augmenter la valeur en lui associant des données vidéos toujours actualisables. En partant de cette idée, il a  fallu chercher la solution technique la plus simple permettant :

a) un moyen d'accès à des données virtuelles, soient : des données stockées  sur le web 
b) un écran de diffusion des films adapté à la lecture ou inséré au livre, doc, journal...
Le système bookBeo est devenu aujourd'hui : 
a) un code 2D (datamatrix) qu'on nomme BeoCode. Il correspond au lien vers les données vidéos placées sur notre plateforme de gestion des média (back-office bookBeo)
b) Le développement d'une application de décodage spécifique (lancement direct de la vidéo après le décodage du BeoCode) sur le téléphone mobile (choix de l'iPhone : 1er mobile à nous connecter simplement sur le web via des applications). Voir le site : http://www.macacoco.com/2009/04/bookbeo-et-iphone-portes-ouvertes-sur-le-monde/
C'est l'objet, le plus mobile, le plus usuel et l'écran le mieux adapté aujourd'hui pour lire un contenu vidéo (courte durée : 2 minutes environ) en accompagnement d'un texte écrit.
Cette solution nous offre beaucoup de possibilités de développement de liens entre écrit et virtuel mais aussi entre objets et virtuel (réalité augmentée). N'importe quel produit de consommation courante, bijoux, cds, panneau de signalisation... pourra être ainsi augmenté d'un contenu multimédia.
Notre souci principal étant de donner le maximum de sens à ces nouveaux types de codes-barres.
Il ne sert à rien, par exemple de mettre un lien vers votre CV en ligne dans un code imprimé sur votre cv... Nous lirons sur un écran la même chose que sur la feuille...

Quel sujet pensez-vous traiter pendant les étés TIC?

Le sujet principal pour nous est de voir l'apport d'un tel système dans l'acquisition des connaissances, la pédagogie de l'écrit, la traçabilité ou la culture d'un produit... Mais aussi dans la personnalisation des publications, qu'elles soient écrites ou vidéos.

Est-ce que Youtube détrônera un jour TF1 ? Est-ce qu'un récit de voyage personnel se vendra en librairie ? Est-ce que les étudiants actualiseront les cours de leurs professeurs grâce aux connexions toujours plus avancées de liens en liens...

Qu'attendez-vous de votre participation aux étés TIC?

Les étés TIC sont l'occasion de rencontres et d'échanges qui permettent de réfléchir et de faire avancer le développement du concept et de la société bookBeo...



 
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mar

16

jun

2009

Entretien avec Christian Caoudal

A la direction de la société ooPartners solution, Christian Caoudal interviendra au cours de l'atelier "L'entreprise collective, le travail collaboratif: périmètre et évolutions" qui se tiendra jeudi 2 juillet de 14h00 à 15h30.

 

Pouvez-vous vous présenter?

Je dirige la société ooPartners solutions que j'ai créée sur Rennes Atalante en 2002. Je suis également l'initiateur de la solution Intra'Know, qui permet de mettre en oeuvre une démarche collaborative efficace et pragmatique de capitalisation des connaissances. Ces démarches permettent à nos clients de piloter leur activité, leur organisation, dans une dynamique d'amélioration d'efficacité.

 

Quelles sont les idées que vous pensez aborder lors des étés TIC?

On entend de plus en plus parler depuis quelques temps de travail collaboratif, d'entreprise étendue ou d'organisation collaborative. Mon objectif est ainsi de présenter durant ces sessions, de manière abordable et claire, les enjeux de ces thématiques mais surtout les méthodes, les démarches et les outils qui fonctionnent et qui sont déjà opérationnelles dans certaines organisation.

 

En nous appuyant sur des exemples concrets de réalisation, nous montreront comment les entreprises peuvent accroître leur efficacité, mieux piloter leurs projets ou leur innovation, capitaliser la connaissance et les savoir-faire, pour pouvoir développer de nouveaux avantages concurrentiels. Et ceci qu'on soit une organisation de 10 personnes ou de 500 personnes.

 

Qu'attendez vous de votre participation aux étés TIC?

Avant tout de sensibiliser les dirigeants, les acteurs des PME/PMI à ces thèmes. Développer une démarche collaborative efficace est un enjeux majeur pour une organisation. Ne pas le faire peut lui être fatale, surtout si son métier est dans un domaine ou le facteur humain ou l'intelligence collective est prépondérante.
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lun

15

jun

2009

Entretien avec Thomas Renault

Chargé de mission du développement numérique régional au sein du Conseil régional de Bretagne, Thomas Renault a accepté de nous en dire plus sur les étés TIC.

 

Comment avez-vous eu l'idée des étés TIC? 

La création de cet événement est parti du constat que les différents acteurs des usages des TIC en Bretagne restaient assez cloisonnés. 

Il manquait des temps et lieux d'échanges entre associations, chercheurs, entreprises, collectivités... La Région a donc souhaité faciliter le croisement de ces acteurs (nombreux en Bretagne) en organisant un événement d'ampleur autour des usages d'Internet. 

 

Pouvez-vous nous parler de la précédente édition des étés TIC? 

La précédente et première édition en 2007 a été un succès. Plus de 400 personnes ont pu assister à de nombreuses conférences et ateliers sur le thème du WEB 2.0.

 

Qu'attendez-vous cette année? 

Une ouverture encore plus grande aux utilisateurs des TIC, notamment ceux des secteurs culturels et médias (artistes, bibliothécaires, journalistes...), le programme de cette année étant centré sur la Culture et les connaissances.

 

Selon vous, quel est le point fort de cette année? 

Je pense qu'on a réussi à concilier un programme très riche avec des moments moins formels d'échanges et de partages.

L'unité de lieu, la faculté de Sciences économiques au centre de Rennes, facilitera les relations et la convivialité.

 

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lun

15

jun

2009

A la recherche des étés TIC

 

Parce que nous on pense toujours à tout, on vous a préparé une caméra embarquée, pour que vous ne puissiez pas vous perdre sur la route des TIC… Trois cerveaux, six jambes et en option un caméscope, cela peut donner ce qui suit. On vous propose donc de suivre le guide qui vous aidera à ne pas tomber dans le piège de la mauvaise trame… On vous laisse admirer le travail.

Infos pratiques

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ven

12

jun

2009

J-19

Le jour J approche à grand pas, l'occasion pour nous de vous rappeler de vous inscrire aux Etés TIC, si ce n'est déjà fait.

Pour vous aider à faire votre choix, le nom des intervenants est en ligne, jetez-y un coup d'oeil!

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mar

02

jun

2009

Et pendant ce temps…

…les petites mains se tuent à la tâche pour pouvoir vous dégoter les meilleurs intervenants qui soient. Lors des Etés TIC, vous pourrez donc croiser différents milieux professionnels, du journaliste web aux blogueurs de la région. En attendant n'hésitez pas à suivre les péripéties de l'équipe sur Twitter.

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mer

27

mai

2009

Le programme est arrivé !

Fruit de vos différentes contributions, nous avons le plaisir de vous annoncer que le programme est en ligne. Vous pouvez donc tracer, dès à présent, votre parcours TIC. N'oubliez pas de préciser votre sélection d'ateliers et de rencontres lors de votre inscription!

Programme

 

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ven

20

mar

2009

Appel à contribution !

LES ETES TIC DE BRETAGNE 2009

 

Trois jours de rencontres et d’échanges autour des « Culture (s) et connaissances en réseaux : co-produire, innover, partager », les 1er, 2 et 3 juillet 2009 à Rennes (Faculté de Sciences Economiques, Place Hoche).


Ancré dans la tradition de coopération de la Bretagne, les Etés TIC sont l'occasion de multiples rencontres entre acteurs de la culture, des usages, des entreprises. Pratiques culturelles et sociales, économie, collaborations dans les entreprises, c'est toute la société qui est interpellée par l'irruption de productions massives de contenus numériques.
Musique, vidéos, mémoires, formations, connaissances sont un espace d'innovation que le numérique transforme profondément et que nous vous invitons à découvrir.
Mais qui agrège les données, quel contrôle de nos données, n'y a-t-il pas un espace pour des services autour de la co-production de contenus localisé en Bretagne ?

 

Au programme de ces 3 jours : des conférences sur l’actualité « TIC » du moment, des rencontres et des lieux d’échange autour de pratiques collaboratives, des innovations culturelles, des collectes de mémoires, des canaux de diffusion « citoyens »…

 

Le 1er juillet en soirée aura lieu le 5e Carrefour des Possibles en Bretagne, l’occasion de présenter dix projets innovants d’usage des TIC.

 

Le programme est en cours de construction. Si vous avez des idées, des sujets à proposer, n’hésitez pas à contribuer sur le wiki des Etés TIC : http://lesetestic.wik.is .

 

Le site http://www.lesetestic.com/ est également en ligne.

 

Ces journées sont organisées par la Conseil régional de Bretagne, en partenariat avec Rennes Métropole, la Ville de Rennes, la MEITO, le pôle Images et Réseaux, Mégalis et l’université de Rennes 1 et s’inscrivent dans la lignée du Forum des Usages Coopératifs de Brest et des Rencontres d’Autrans.

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mer

04

fév

2009

A vos agendas !

Les 1er, 2 et 3 juillet 2009 auront lieu à Rennes les étés TIC de Bretagne.

Trois jours de rencontres et d’échanges autour des usages d’Internet.

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